Petition updatePédophilie/Délai de prescription : donnons le temps aux victimes d'obtenir justice !Texte de la Honte : pour nous c'est NON !
Séverine MFrance

May 14, 2018
Bonjour,
Le combat continue, et de nombreuses personnes et associations réagissent pour que le projet de loi ne soit pas voté tel qu’il est aujourd’hui. Le texte sera examiné demain à l’Assemblée Nationale, et nous avons encore la possibilité de faire réagir nos député(e)s. Tous les député(e)s.
Il ne s’agit plus seulement du délai de prescription que ce texte porte à 30 ans au lieu de 20 ans pour que nous ayons le sentiment que quelque-chose a été fait… L’argument des preuves qui n’existeraient plus après ce délai, ou le fait de respecter la constitution de notre pays : existe-t-il réellement des preuves d’un viol sur un enfant 1 an, 10 ans, 20 ans, ou 50 ans après les faits ? Non. Et en général, il n’y a pas de témoin mis à part des complices. La constitution de notre pays devrait accepter que des actes de torture et de barbarie commis sur des enfants soient prescrits ? Au nom de quoi ?
On se moque de nous ! C’est au Droit de s’adapter à la réalité, pas l’inverse !
Il s’agit de toutes les atrocités commises sur des enfants qui pourraient désormais devenir de simple délits, et d’un déni insupportable de toutes les conséquences, CONNUES et désormais démontrables, de ces actes sur la vie entière des victimes survivantes.
AIVI, l’Association Internationale des Victimes de l’Inceste sera demain devant l’Assemblée Nationale pour exiger du gouvernement un plan inceste. En effet, aucune disposition n’est prise dans ce texte de loi pour que ce crime particulièrement odieux et destructeur soit enfin reconnu, jugé et condamné comme il se doit. Pourtant, dans la classe de votre enfant il y a environ 5 victimes de violences sexuelles (1 enfant sur 5 d'après le Conseil de l'Europe). La majorité des violences sexuelles sur mineurs sont incestueuses. Il est temps de sortir du déni et de se doter de lois et d'institutions adaptés pour traiter ce fléau de santé publique. L’inceste doit être qualifié de CRIME.
53% des victimes d’inceste ont tenté au moins une fois de se suicider, combien y sont parvenues ?
L’une des spécificités de l’inceste est la répétition des viols pendant plusieurs années dans la plupart des cas. La durée et la répétition créent un traumatisme lourd dont les traces dans le cerveau sont encore visibles avec un IRM 30 ou 40 ans après les faits. Il est maintenant démontré que des modifications épigénétiques existent chez les enfants survivants de la pédocriminalité. Un(e) survivant(e) de l’inceste sur deux commet une tentative de suicide (étude IPSOS/AIVI 2010), c’est pourquoi le mot « survivant » n’est pas usurpé.
Nous ne pouvons pas ignorer ces FAITS ! Le gouvernement ne peut pas ignorer les survivant(e)s et mépriser à la fois l’horreur que l’on nous a imposée, le traumatisme et ses conséquences. Ces faits ne doivent pas être prescrits !
Les effets de la mémoire traumatique peuvent apparaître plus de 30, 40 ans après les faits…
Mais ce n’est pas tout, nous demandons également le retrait de l’Article 2 de ce texte : parce que le gouvernement crée un nouveau délit, « l’atteinte sexuelle avec pénétration ». Une atteinte sexuelle avec pénétration, dans les FAITS, c’est un VIOL et donc un CRIME. Le gouvernement en fait un délit ! Comment lutter contre le viol quand le gouvernement estime que c’est un acte que l’on peut qualifier de délit ? C’est minimiser ce qu’est le VIOL.
Et si le gouvernement minimise le VIOL, et qu’en plus il permet de considérer qu’un enfant peut être consentant, alors il offre aux pédocriminels de pouvoir passer à l’acte et prétendre ensuite que leur victime était consentante…
Pour une "atteinte sexuelle avec pénétration".
Il est absolument indispensable que l’aspect sexuel ne soit retenu que pour l’agresseur : pour un enfant il n’y a pas de sexe, il y a une agression, un acte violent et barbare, un traumatisme à perpétuité, un CRIME.
Nous ne pouvons plus tolérer que les enfants soient des proies pour des prédateurs récidivistes et pervers. Un pédocriminel fait quasiment toujours plusieurs victimes, parfois au sein de la même famille, et sur plusieurs générations.
Alors, parce que nous refusons que les pédocriminels restent impunis, parce que nous refusons que nos enfants puissent être des victimes de barbarie sous le regard complice d’un gouvernement qui n’a pas su prendre l’ampleur des dégâts, Nous projetons de manifester tous ensemble à Paris le 17 juin, pour une marche rouge de colère, en disant NON au TEXTE DE LA HONTE !
Je vous invite à diffuser ce message largement, à mobiliser le plus de monde possible, même si vous ne pouvez venir à cette marche, encouragez les personnes qui le peuvent à être présentes !
Je vous invite également à soutenir les députés qui ont proposé des amendements que Mesdames Schiappa et Louis ont rejetés concernant l’imprescriptibilité, le non consentement irréfragable jusqu’à 15 ans et 18 ans en cas d’inceste, et la qualification de viol et donc de crime plutôt que "d’atteinte sexuelle avec pénétration"…
Si vous utilisez les réseaux sociaux, interpellez vos députés et le gouvernement sur Twitter et Facebook avec les #TexteDeLaHonte #NON #Article2 #StopPrescription
Rendez-vous ici : https://www.facebook.com/events/2129031657375322/
(AIVI est coorganisateur de la manifestation, et j'espère que d'autres associations se joindront à nous !)
TOUS ENSEMBLE, réagissons et faisons enfin entendre nos voix.
Séverine
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