Mar 26, 2016
Bonjour, Vous êtes plus de 20 000 à avoir signé cette pétition. Certains d’entre vous ont laissé des commentaires, et on dit « moi aussi, j’ai subi ». Certains d’entre vous… Beaucoup. Vous êtes si nombreux. Car ce sont les faits : NOUS sommes si nombreux à avoir subi en silence, et à avoir gardé ce silence sous la contrainte, la honte et la douleur. Nous sommes des milliers. L’auteure de cette pétition est la victime d’un homme qu’elle appelait « papa ». Il ne l’était pas, il était le compagnon puis le mari de sa maman. 4 ans, c’est à cet âge que tout a commencé. Durant 14 années, le quotidien n’a été que douleur, honte, colère, culpabilité… Les années qui ont suivi ? Aussi douloureuses. 44 ans aujourd’hui. Le quotidien ? Toujours de la douleur, des séquelles physiques, psychologiques, sociales… Une famille fracassée. Vous êtes cette enfant, ou vous la connaissez, vous l’avez croisée. Parce que chaque jour, un enfant près de chez vous, peut-être même au sein de votre famille, se tait. Il a peur. Il ne sait pas que ce qu’on lui fait subir est anormal, qu’il a le droit de dire « non » et d’appeler au secours. Plus tard, il aura besoin de temps pour réussir à poser des mots sur des actes douloureux, des souvenirs cruels. Il aura besoin d’encore plus de temps pour être assez fort afin de porter sa parole devant un juge. Un temps que personne ne peut définir à l’avance. Nous sommes des milliers. Ils sont des milliers en ce moment à pleurer quelque-part en silence. Les agresseurs ? Ils sont partout. La plupart du temps, un proche, un père, un oncle… Souvent, un voisin, un enseignant, parfois un prêtre. Souvent donc, des adultes qui exercent une autorité sur l’enfant. Parfois c’est un inconnu. Un individu qui passait par là, libre, peut-être récidiviste. Ce serait trop facile de dénoncer l’Église, l’Éducation Nationale ou une quelconque institution. Les agresseurs sont simplement des hommes, parfois même des femmes, qui peuvent être n’importe qui, insoupçonnables. Il s’agit de responsabilités individuelles que ces criminels doivent assumer. Ce sont des criminels. Peu importe leur costume. Notre objectif est donc de lutter contre le délai de prescription qui leur permettrait de vivre en paix quand ils ont assassiné une vie. Respirer ne signifie pas toujours « être en vie »… 20 000 signatures. Une goutte d’eau si l’on considère que nous sommes des milliers… Merci à vous tous. Merci de soutenir encore la pétition en la partageant, par mail ou sur les réseaux sociaux, utilisez le hashtag : #StopPrescription et ce lien : http://www.change.org/StopPrescription Séverine Mayer, auteure de « La Parole » et l’association « La Parole libérée ».
Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X