Petition updatePédophilie/Délai de prescription : donnons le temps aux victimes d'obtenir justice !Donnons aux victimes le temps d'obtenir justice !
Séverine MFrance
Mar 15, 2016
Les agresseurs peuvent être n’importe où, n’importe qui. Ils peuvent se cacher derrière un parent, un prêtre, un enseignant, un voisin, un passant… L'actualité le révèle, une fois de plus. Mais les victimes sont toujours : un enfant brisé qui va devoir « vivre avec » un fardeau bien trop lourd. Un jour de Mai 1976 lors d'un camp, Christian, un jeune scout se retrouve seul avec ce prêtre dans sa tente. L’homme le caresse et lui ordonne de le caresser, de prendre son pénis dans sa main jusqu'à ce qu'il atteigne son plaisir ! Cela s'est reproduit souvent... De retour du camp, Christian n'ose pas en parler : « en parler, mais en parler à qui ? Où ? Comment ? Quels mots mettre sur ce qui venait de m'arriver ? Et puis… Qui va me croire ? ». Christian n'en parlera jamais à personne, pas même plus tard à son épouse. Aujourd'hui Christian a 51 ans, avec de nombreuses autres victimes, il souhaite porter plainte contre ce prêtre. Pourtant pour lui comme pour la majorité des autres victimes ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible non plus pour Didier, Axel, Bertrand, Olivier, Alexandre, Philippe, Antoine, Jérôme... Sur 60 victimes. Combien ont pu porter plainte ? Quatre. Ils ne sont que 4 que la loi autorise à porter plainte. En France la prescription est de 20 années après la majorité soit jusqu'à 38 ans ! Les conséquences d'une agression sexuelle sur un enfant perdurent toute une vie. Les atteintes psychologiques enferment les victimes dans un lourd silence dont souvent elles ne sortent qu'une fois le délai de prescription passé, offrant ainsi une quasi-impunité aux agresseurs. Permettre de s'exprimer lorsque les souvenirs réapparaissent c'est permettre à la victime d'être reconnue, à l'agresseur d'être condamné. C'est initier une démarche de prévention. Nous souhaitons rendre imprescriptibles les crimes et délits d'agressions sexuelles et/ ou incestueuses sur mineurs. C’est pourquoi, nous vous demandons de soutenir cette pétition, de la partager, de nous aider à porter haut la parole de ces victimes que la justice choisit d’ignorer. Parce que c'est un premier pas vers des mesures de prévention afin de protéger nos enfants de ces prédateurs. Signataires : Association « La parole libérée ». Séverine Mayer, auteure de « La Parole ». Si en tant qu’association de victimes ou d’aide aux victimes vous souhaitez devenir signataire de cette pétition : contactez-nous !
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