CONTRE L'ENLAIDISSEMENT DU CONSERVATOIRE ROYAL DE BRUXELLES

Le problème

Bruxelloises, Bruxellois,

Chaque nuit nous craignons de tomber endormis car, au matin, Bruxelles compte une balafre de plus.

Le Conservatoire Royal de Bruxelles, magnifique et robuste hôtel néo-classique construit en 1876 dans la Rue de la Régence, va être défiguré par une intervention architecturale contemporaine. L’édifice de l’architecte hollandais Jean-Pierre Cluysenaar est en mauvais état: il convient de le restaurer. La tâche est confiée aux bons soins du bureau A2RC spécialisé, pour notre plus grand malheur, dans la construction d’extensions aussi disgracieuses qu’inadaptées.

De fait, le bureau A2RC – en collaboration avec les bureaux Origin et FVWW – s’apprête à construire une annexe au Conservatoire Royal. Celle-ci ressemble à un amoncellement anarchique de cubes blancs percés de larges ouvertures horizontales, endommageant gravement un paysage urbain déjà meurtri par la bruxellisation.

Cette annexe à l’architecture résolument moderniste-mondialisée a été conçue sans égard pour l’œuvre de Cluysenaar. Soyons clairs : entretenir le patrimoine est essentiel. Par contre, profiter de cette occasion pour construire des extensions sans utilité, sans goût et sans respect du lieu où elles s’imposent, nous paraît fautif.

Plus gravement encore, le projet prévoit en l'état de démolir des écuries classées, propriété du Conservatoire royal, situées au cœur de l’îlot. Ces écuries sont à l’abandon depuis plusieurs décennies et n’ont fait l’objet d’aucune rénovation d’envergure. Le propriétaire – le Conservatoire royal de Bruxelles sous la houlette de la Fédération Wallonie-Bruxelles – s’est donc rendu coupable de négligence, laissant délibérément pourrir un bien classé dont il était légalement tenu d’assurer l’entretien (défaut d’entretien d’un bien a été reconnu comme une infraction à l’environnement). Si le projet aboutit, il se rendra coupable d’une seconde infraction : la destruction d’un bien classé. Rappelons que conformément à l’article 232 du COBAT, il est interdit de « démolir en tout ou en partie un bien relevant du patrimoine immobilier ».

Enfin, nous dénonçons l’opacité qui entoure ce projet. En dépit de l’article 32 de notre Constitution sur la transparence administrative, la région Bruxelles-Capitale ne communique aucun document sur l’état du projet et des discussions au sein du comité de suivi.

En conséquence, nous demandons :

  1. Des garanties que les écuries classées ne seront pas démolies et dignement restaurées, conformément à la loi,
  2. La publication des procès-verbaux concernant toutes les phases du projet jusqu’ici réalisées, conformément à la loi,
  3. Restaurer le Conservatoire Royal de Bruxelles sans défigurer son architecture par une extension contemporaine,
  4. Les élèves du Conservatoire Royal sont déjà répartis dans plusieurs bâtiments du centre-ville. Si le Conservatoire Royal devait absolument s’agrandir, privilégier les innombrables sites patrimoniaux inoccupés en leur donnant ainsi une seconde vie,
  5. Si pour un motif impérieux une extension du Conservatoire Royal s’avérait nécessaire, faire en sorte que son architecture ne diffère pas de l’édifice d’origine.
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LA TABLE RONDE DE L'ARCHITECTURE ASBLLanceur de pétitionLa Table Ronde de l’Architecture (T.R.A.) est une association sans but lucratif (asbl) bruxelloise dédiée à la défense et à l’enseignement de l’architecture traditionnelle et des métiers d’art qui lui sont associés.
Cette pétition avait 1 137 signataires

Le problème

Bruxelloises, Bruxellois,

Chaque nuit nous craignons de tomber endormis car, au matin, Bruxelles compte une balafre de plus.

Le Conservatoire Royal de Bruxelles, magnifique et robuste hôtel néo-classique construit en 1876 dans la Rue de la Régence, va être défiguré par une intervention architecturale contemporaine. L’édifice de l’architecte hollandais Jean-Pierre Cluysenaar est en mauvais état: il convient de le restaurer. La tâche est confiée aux bons soins du bureau A2RC spécialisé, pour notre plus grand malheur, dans la construction d’extensions aussi disgracieuses qu’inadaptées.

De fait, le bureau A2RC – en collaboration avec les bureaux Origin et FVWW – s’apprête à construire une annexe au Conservatoire Royal. Celle-ci ressemble à un amoncellement anarchique de cubes blancs percés de larges ouvertures horizontales, endommageant gravement un paysage urbain déjà meurtri par la bruxellisation.

Cette annexe à l’architecture résolument moderniste-mondialisée a été conçue sans égard pour l’œuvre de Cluysenaar. Soyons clairs : entretenir le patrimoine est essentiel. Par contre, profiter de cette occasion pour construire des extensions sans utilité, sans goût et sans respect du lieu où elles s’imposent, nous paraît fautif.

Plus gravement encore, le projet prévoit en l'état de démolir des écuries classées, propriété du Conservatoire royal, situées au cœur de l’îlot. Ces écuries sont à l’abandon depuis plusieurs décennies et n’ont fait l’objet d’aucune rénovation d’envergure. Le propriétaire – le Conservatoire royal de Bruxelles sous la houlette de la Fédération Wallonie-Bruxelles – s’est donc rendu coupable de négligence, laissant délibérément pourrir un bien classé dont il était légalement tenu d’assurer l’entretien (défaut d’entretien d’un bien a été reconnu comme une infraction à l’environnement). Si le projet aboutit, il se rendra coupable d’une seconde infraction : la destruction d’un bien classé. Rappelons que conformément à l’article 232 du COBAT, il est interdit de « démolir en tout ou en partie un bien relevant du patrimoine immobilier ».

Enfin, nous dénonçons l’opacité qui entoure ce projet. En dépit de l’article 32 de notre Constitution sur la transparence administrative, la région Bruxelles-Capitale ne communique aucun document sur l’état du projet et des discussions au sein du comité de suivi.

En conséquence, nous demandons :

  1. Des garanties que les écuries classées ne seront pas démolies et dignement restaurées, conformément à la loi,
  2. La publication des procès-verbaux concernant toutes les phases du projet jusqu’ici réalisées, conformément à la loi,
  3. Restaurer le Conservatoire Royal de Bruxelles sans défigurer son architecture par une extension contemporaine,
  4. Les élèves du Conservatoire Royal sont déjà répartis dans plusieurs bâtiments du centre-ville. Si le Conservatoire Royal devait absolument s’agrandir, privilégier les innombrables sites patrimoniaux inoccupés en leur donnant ainsi une seconde vie,
  5. Si pour un motif impérieux une extension du Conservatoire Royal s’avérait nécessaire, faire en sorte que son architecture ne diffère pas de l’édifice d’origine.
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LA TABLE RONDE DE L'ARCHITECTURE ASBLLanceur de pétitionLa Table Ronde de l’Architecture (T.R.A.) est une association sans but lucratif (asbl) bruxelloise dédiée à la défense et à l’enseignement de l’architecture traditionnelle et des métiers d’art qui lui sont associés.

Les décisionnaires

Philippe Close
Philippe Close
bourgmestre de Bruxelles
Ans Persoons
Ans Persoons
Echevine de l'urbanisme
Pascal Smet
Pascal Smet
Secrétaire d'Etat à la Région de Bruxelles-Capitale
Rudi Vervoort
Rudi Vervoort
Ministre-Président du Gouvernement de la Région Bruxelles-Capitale

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Pétition lancée le 30 avril 2021