CONTRE L'ENLAIDISSEMENT DU CONSERVATOIRE ROYAL DE BRUXELLES

CONTRE L'ENLAIDISSEMENT DU CONSERVATOIRE ROYAL DE BRUXELLES

0 a signé. Prochain objectif : 1 500 !
Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !

LA TABLE RONDE DE L'ARCHITECTURE ASBL a lancé cette pétition adressée à Philippe Close (bourgmestre de Bruxelles) et à

Bruxelloises, Bruxellois,

Chaque nuit nous craignons de tomber endormis car, au matin, Bruxelles compte une balafre de plus.

Le Conservatoire Royal de Bruxelles, magnifique et robuste hôtel néo-classique construit en 1876 dans la Rue de la Régence, va être défiguré par une intervention architecturale contemporaine. L’édifice de l’architecte hollandais Jean-Pierre Cluysenaar est en mauvais état: il convient de le restaurer. La tâche est confiée aux bons soins du bureau A2RC spécialisé, pour notre plus grand malheur, dans la construction d’extensions aussi disgracieuses qu’inadaptées.

De fait, le bureau A2RC – en collaboration avec les bureaux Origin et FVWW – s’apprête à construire une annexe au Conservatoire Royal. Celle-ci ressemble à un amoncellement anarchique de cubes blancs percés de larges ouvertures horizontales, endommageant gravement un paysage urbain déjà meurtri par la bruxellisation.

Cette annexe à l’architecture résolument moderniste-mondialisée a été conçue sans égard pour l’œuvre de Cluysenaar. Soyons clairs : entretenir le patrimoine est essentiel. Par contre, profiter de cette occasion pour construire des extensions sans utilité, sans goût et sans respect du lieu où elles s’imposent, nous paraît fautif.

Plus gravement encore, le projet prévoit en l'état de démolir des écuries classées, propriété du Conservatoire royal, situées au cœur de l’îlot. Ces écuries sont à l’abandon depuis plusieurs décennies et n’ont fait l’objet d’aucune rénovation d’envergure. Le propriétaire – le Conservatoire royal de Bruxelles sous la houlette de la Fédération Wallonie-Bruxelles – s’est donc rendu coupable de négligence, laissant délibérément pourrir un bien classé dont il était légalement tenu d’assurer l’entretien (défaut d’entretien d’un bien a été reconnu comme une infraction à l’environnement). Si le projet aboutit, il se rendra coupable d’une seconde infraction : la destruction d’un bien classé. Rappelons que conformément à l’article 232 du COBAT, il est interdit de « démolir en tout ou en partie un bien relevant du patrimoine immobilier ».

Enfin, nous dénonçons l’opacité qui entoure ce projet. En dépit de l’article 32 de notre Constitution sur la transparence administrative, la région Bruxelles-Capitale ne communique aucun document sur l’état du projet et des discussions au sein du comité de suivi.

En conséquence, nous demandons :

  1. Des garanties que les écuries classées ne seront pas démolies et dignement restaurées, conformément à la loi,
  2. La publication des procès-verbaux concernant toutes les phases du projet jusqu’ici réalisées, conformément à la loi,
  3. Restaurer le Conservatoire Royal de Bruxelles sans défigurer son architecture par une extension contemporaine,
  4. Les élèves du Conservatoire Royal sont déjà répartis dans plusieurs bâtiments du centre-ville. Si le Conservatoire Royal devait absolument s’agrandir, privilégier les innombrables sites patrimoniaux inoccupés en leur donnant ainsi une seconde vie,
  5. Si pour un motif impérieux une extension du Conservatoire Royal s’avérait nécessaire, faire en sorte que son architecture ne diffère pas de l’édifice d’origine.
0 a signé. Prochain objectif : 1 500 !
Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !