Reconnaissance des crimes coloniaux de la Belgique.

0 a signé. Prochain objectif : 15 000 !


Bonjour,
Par la présente, nous vous faisons part de notre souhait d’obtenir la reconnaissance des crimes coloniaux commis par la Belgique. ​Nous demandons donc à ce que l'État belge (par le biais du gouvernement actuel), ainsi que le Palais royal, présentent des excuses officielles aux population des ex-pays colonisés, ainsi qu’aux belges originaires de ces pays, concernant son passé colonial; en ce compris l’intégralité des crimes et atrocités perpétrés durant les heures les plus sombres de l’histoire de la Belgique contemporaine [1885-1962].
Nous demandons également :
● au niveau fédéral : ​que les propos racistes et négrophobes, ainsi que la négation, la minimisation, la justification ou l’approbation des crimes ayant eu cours au sein des ex-colonies belges entre 1885 et 1962 fassent l’objet d’une sanction pénale (comme la loi du 23 mars 1995 le prévoit pour le génocide des juifs d’Europe).
De plus, nous alignant sur la recommandation faite à l’Etat Belge par le groupe d’experts de l’ONU (le 11 février 2019), nous demandons à ce qu'une déclaration officielle du gouvernement belge, reconnaissant ses crimes, soit faite. Se faisant, la Belgique poursuivrait les efforts déjà entamés (par la reconnaissance du traitement indigne infligé aux 20 000 enfants dits “mulâtres” et le processus de décolonisation progressive de l’espace public récemment entrepris) dans le cadre de la reconnaissance et de la rupture avec son passé colonial sous et post Léopold II.
Nous demandons également, comme l’avaient fait des parlementaires avant nous (CF la proposition de résolution du 14 février 2017 “concernant le travail de mémoire à mener en vue de l’établissement des faits afin de permettre la reconnaissance de l’implication des diverses institutions belges dans la colonisation du Congo, du Rwanda et du Burundi” restée lettre morte), à ce que toute la lumière soit faite concernant l’implication et les agissements des institutions Belges de l’époque (partis politiques, Eglise,...), sur le territoires des actuels République Démocratique du Congo, Rwanda et Burundi, ainsi que l’impact (culturel, psychologique, économique,...) de la colonisation sur les populations de ces trois pays. Travail d’envergure qui s’inspirait de la méthode employée pour rédiger le rapport de 2007 (intitulé “La Belgique docile”) sur la collaboration de l’Etat belge lors de la seconde guerre mondiale; rapport demandé par le Sénat et adoptée à l’unanimité le 13 février 2003.
Partant du fait que la colonisation (c’est-à-dire l’exploitation économique, l’occupation du territoire ainsi que la domination politique des pays africains) a été légitimée par la prétendue infériorité de la “race noire”, il est primordial de compléter l’art 4 de la loi du 30 juillet 1981 contre le racisme et la xénophobie, d’une définition claire du racisme (compris comme idéologie pseudo-scientifiques du XIX ème siècle fondant l’infériorité des “races” non blanches), inspirée par celle établie par l’UNESCO dans sa déclaration sur la race et les préjudices raciaux du 27 novembre 1978 (art 2 §1): “​Toute théorie faisant état de la supériorité ou de l'infériorité intrinsèque de groupes raciaux ou ethniques qui donnerait aux uns le

droit de dominer ou d'éliminer les autres, inférieurs présumés, ou fondant des jugements de valeur sur une différence raciale [...].”​. Par ailleurs, nous nous interrogeons sur la postérité de l’engagement pris par la Belgique, il y a 19 ans (lors de la Conférence mondiale contre le racisme organisée par l’UNESCO en 2001), visant à l'élaboration d’un “plan interfédéral contre le racisme”, qui semble ne pas encore avoir vu le jour malgré que cet engagement ait été rappelé il y a deux ans déjà par la ​CSC, le MRAX, la Ligue des Droits de l’Homme ou encore le Collectif contre l’islamophobie en Belgique​.
● Au niveau communautaire : que des cours plus complets, historiquement rigoureux et objectifs sur la colonisation soient prodigués sur le territoire des trois communautés, afin de couper définitivement court à cette image romancée de “mission civilisatrice bienfaitrice”, encore bien trop présente dans l’inconscient collectif belge.
Ainsi qu’une requalification de la colonisation conformément au statut de la CPI du 17 juillet 1998 sur les crimes contre l’humanité dans les manuels scolaires. En effet, dans la lignée de la déclaration du président Emmanuel Macron (alors candidat à la présidence) le 15 février 2017 à Alger, ainsi que la condamnation de la colonisation par l’Assemblée générale de l’ONU à l’occasion de la résolution 2270 XXII (§4) concernant la colonisation Portugaise, nous affirmons que la colonisation était un crime contre l’humanité (tant en tant que tel que par ses conséquences). Il nous apparaît comme fondamental, que les crimes coloniaux soient présentés pour ce qu’ils sont : des crimes contre l’humanité (telle que conceptualisé la première fois en 145 dans le Statut du Tribunal militaire Nuremberg) avec le soucis d’exclure toute formules relativisant ces faits graves.
Nous voulons également que soit enseigné la participation ainsi que le traitement spécifique réservé aux “soldats indigènes” lors de la première et la seconde guerre mondiale, afin d’intégrer et reconnecter le contexte coloniale dans l’histoire belge, d’une part, et d’autre part, les réhabiliter (à titre posthume) dans leur honneur.
Pourquoi nous adressons-nous à la communauté internationale via cette pétition ? Car nous estimons que la question de la reconnaissance de la colonisation en tant que crime contre l’humanité n’est pas confinée à la seule réconciliation d’une nation et un pan entier de sa population faisant parti des diasporas d’anciens pays colonisés. En effet, le devoir de mémoire inhérent à la reconnaissance et la condamnation de la colonisation, touche l’humanité toute entière, en ce que bon nombres des crimes visés par l’art 7 du Statut de Rome (dont un seul suffit pour qu’il soit question de crime contre l’humanité), ont été perpétrés dans les colonies belges (notamment) : extermination; réduction en esclavage; persécution, violence sexuelle d’une grande gravité; autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale; et bien d’autres crimes listés à l’article 7 du statut de Rome. Par ailleurs, nous nous attristons du fait que le paragraphe 4 b) du projet d'article 14 présenté par le Rapporteur spécial dans son septième rapport (1989), qui entendait incriminer “l’implantation des colons sur un territoire occupé”, n’ait pas donné lieu à une extension de la notion de crime contre l’humanité.

A l'heure où le monde entier affirme que la vie des personnes noires compte et regarde en face la façon dont sont traitées les minorités sur leur territoire, nous aimerions que la communauté internationale fasse montre de son influence, afin de pousser l’Etat Belge à s’aligner sur la recommandation faite par 4 experts de l’ONU le 11 février 2019 et poser des actes forts dans le cadre de la lutte contre le racisme, ainsi que le négationnisme et le révisionnisme consubstantiel à l’histoire coloniale.
Notre démarche est, comme l’a si bien exprimé la députée Nicole Nketo Bomele (à propos de la décolonisation de l’espace public), motivée par “le besoin de reconnaissance, de justice et de mémoire”, car, tout comme elle, nous aspirons à “une société plus apaisée et fraternelle”.
Comprenez que cette lettre, bien qu’elle s’attarde sur le cas particulier de la Belgique, vise l’ensemble des passés coloniaux, dont nous estimons qu’il est temps qu’ils soient à la fois reconnus et condamnés officiellement.
Bien cordialement,

—————————————————————

[nederlands]

Hallo

Hierbij informeren wij u over onze wens erkenning te krijgen van de door België gepleegde koloniale misdaden. Daarom verzoeken wij de Belgische Staat (via de huidige regering), evenals het Koninklijk Paleis, zich officieel te verontschuldigen bij de bevolking van de voormalige gekoloniseerde landen, evenals bij de Belgen die oorspronkelijk uit die landen komen, voor zijn koloniale verleden; inclusief alle misdaden en wreedheden begaan tijdens de donkerste uren van de hedendaagse Belgische geschiedenis [1885-1962].

Wij eisen ook:

• Op federaal niveau: dat racistische en negrofobischeuitspraken, evenals het ontkennen, minimaliseren, rechtvaardigen of goedkeuren van misdaden die tussen 1885 en 1962 in de voormalige Belgische koloniën hebben plaatsgevonden, strafbaar zijn (in overeenstemming met de wet van 23 maart 1995 voor de genocide van Europese Joden).
Bovendien eisen we, conform de aanbeveling die door het VN-panel van deskundigen (11 februari 2019) aan de Belgische staat is gedaan, een officiële verklaring van de Belgische regering, waarin haar misdaden worden erkend. Daarbij zet België de reeds aangevangen inspanningen voort (door erkenning van de onterende behandeling van de 20 000 zogenaamde “mulat” kinderen en het proces van geleidelijke dekolonisatie van de openbare ruimte die recentelijk is ondernomen) in het kader van de erkenning en de breuk met haar koloniale verleden onder en na Leopold II.

Wij verzoeken ook, zoals sommige parlementariërs voor ons hebben gedaan (cf. het voorstel voor een resolutie van 14 februari 2017 “betreffende de herinnering aan de feiten, om de betrokkenheid van de verscheidene Belgische instellingen bij de kolonisatie van Congo, Rwanda en Burundi te erkennen”, dat niet is aangenomen), dat alles in het werk gesteld moet worden om de betrokkenheid en acties van de Belgische instellingen op dat moment (politieke partijen, de kerk, enz.) op het grondgebied van de huidige Democratische Republiek Congo, Rwanda en Burundi te verduidelijken, evenals de impact (cultureel, psychologisch, economisch,…) van de kolonisatie op de bevolking van deze drie landen. Er is veel werk verricht om het rapport van 2007 (getiteld “La BelgiqueDocile”) over de medewerking van de Belgische staat tijdens de Tweede Wereldoorlog op te stellen; het rapport was een verzoek van de Senaat en werd op 13 februari 2003 met unaniem goedgekeurd.

Aangezien kolonisatie (d.w.z. de economische uitbuiting, bezetting van grondgebied en politieke overheersing van Afrikaanse landen) werd gelegitimeerd door de vermeende minderwaardigheid van het “zwarte ras”, is het essentieel om artikel 4 van de wet van 30 juli 1981 tegen racisme en vreemdelingenhaat te voltooien, met een duidelijke definitie van racisme (opgevat als een pseudowetenschappelijke ideologie van de negentiende eeuw, gebaseerd op de minderwaardigheid van niet-witte “rassen”), geïnspireerd op de definitie die door UNESCO is opgesteld in haar “Declaration on Race and Racial Prejudice” (Verklaring over ras en raciale vooroordelen) van 27 november 1978 (art. 2 §1): “Elke theorie van intrinsieke superioriteit of inferioriteit van raciale of etnische groepen die de ene groep het recht geeft de andere, verondersteld inferieur, groep te domineren of te elimineren, of die waardeoordelen baseert op raciaal verschil [...]". ..].”.

Wij vragen ons alsook af wat de toekomst is van de toezegging die België 19 jaar geleden heeft gedaan (op de Wereldconferentie tegen racisme georganiseerd door UNESCO in 2001) om een “interfederaal plan tegen racisme” te ontwikkelen, dat nog niet lijkt te bestaan ondanks het feit dat deze verbintenis twee jaar geleden opnieuw werd bevestigd door de CSC, MRAX, de Liga voor de Rechten van de Mens en het Collectief tegen Islamofobie in België.

• Op gemeenschapsniveau: dat op het grondgebied van de drie gemeenschappen completere, historisch nauwkeurige en objectieve lessen over kolonisatie worden gegeven, om definitief een einde te maken aan de geromantiseerde beeld van ‘welwillende beschavingsmissies’, die nog te aanwezig is in het Belgische collectieve onderbewustzijn.
Evenals een herindeling van kolonisatie in overeenstemming met het ICC-statuut van 17 juli 1998 over misdaden tegen de menselijkheid in schoolboeken. De presentatie van koloniale misdaden als misdaden tegen de menselijkheid (statuut van de Neurenbergse militaire tribunaal) met een cruciaal belang voor het uitsluiten van formuleringen die deze feiten relativeren.

We willen daarnaast dat de deelname van “inheemse soldaten” aan de Eerste en Tweede Wereldoorlog wordt onderwezen, om de koloniale context in de Belgische geschiedenis te integreren en opnieuw te verbinden, enerzijds, en anderzijds om ze te herstellen (postuum) ter ere van hen.

Waarom spreken we met deze petitie de internationale gemeenschap aan? Omdat we van mening zijn dat, om een natie en een heel deel van de bevolking die deel uitmaken van de diaspora ’s van voormalige gekoloniseerde landen met elkaar te verzoenen, het onze plicht is om het gruwelijke verleden dat de mensheid treft te herdenken, aangezien veel van de misdaden als bedoeld in artikel 7 van het Statuut van Rome werden gepleegd in de Belgische koloniën: vernietiging; slavernij; seksueel geweld van ernstige aard; andere onmenselijke handelingen van soortgelijke aard die opzettelijk veel leed of ernstig lichamelijk letsel veroorzaakten of de lichamelijke en geestelijke gezondheid schaadden; en andere misdaden die volgens artikel 7 van het Statuut van Rome kunnen worden waargenomen.

In een tijd waarin de hele wereld verklaart dat het leven van zwarte mensen telt en kijkt naar de manier waarop minderheden op hun grondgebied worden behandeld, willen we graag dat de internationale gemeenschap haar invloed laat zien, om België ertoe te dwingen de aanbevelingen op te volgen van 11 februari 2019 en krachtig op te treden in strijd tegen racisme.

Onze aanpak is, zoals Nicole Nketo Bomele, parlementslid, het zo goed uitdrukt (over de dekolonisatie van de openbare ruimte), ingegeven door “de behoefte aan erkenning, gerechtigheid en herinnering”, want net als haar wensen wij “een meer vreedzame en broederlijke samenleving”.

Begrijp dat deze brief, ook al richt hij zich op een specifiek geval, bedoeld is om het koloniale verleden aan te pakken, dat officieel moet worden erkend en aan de kaak gesteld.

 

Hoogachtend  

——————————————————————

[english]

Hello

We hereby inform you of our wish to obtain recognition of the colonial crimes committed by Belgium. We therefore request that the Belgian State (through the current government), as well as the Royal Palace, officially apologize to the people of the former colonized countries, as well as to Belgians originally from those countries, for its colonial past; including all crimes and atrocities committed during the darkest hours of contemporary Belgian history [1885-1962]. 

We also demand:

• on federal level: that racist and negrophobic statements, as well as the denial, minimisation, justification or approval of crimes that took place in the former Belgian colonies between 1885 and 1962 are criminally punishable (in accordance with the law of 23 March 1995 for the genocide against European Jews).
Furthermore, in line with the recommendation made to the Belgian State by the UN panel of experts (11 February 2019), we demand an official declaration by the Belgian government, acknowledging its crimes. In doing so, Belgium would continue the efforts already begun (through the recognition of the degrading treatment of the 20,000 so-called "mulatto" children and the process of progressive decolonization of the public space recently undertaken) in the context of the recognition and the break with its colonial past under and after Leopold II.

We also request, as some parliamentarians have done before us (cf. the proposal for a resolution of 14 February 2017 "concerning the remembrance of the facts in order to recognise the involvement of the various Belgian institutions in the colonisation of Congo, Rwanda and Burundi", which has not been adopted), that every effort be made to clarify the involvement and actions of the Belgian institutions at the time (political parties, the Church, etc.)., on the territories of the present Democratic Republic of Congo, Rwanda and Burundi, as well as the impact (cultural, psychological, economic, ...) of the colonisation on the populations of these three countries. A substantial piece of work was conducted to draft the 2007 report (entitled "La Belgique docile") on the collaboration of the Belgian State during the Second World War; the report was requested by the Senate and unanimously adopted on 13 February 2003.

Since colonization (i.e. the economic exploitation, occupation of territory and political domination of African countries) was legitimized by the alleged inferiority of the "black race", it is essential to complete article 4 of the Act of 30 July 1981 against racism and xenophobia, with a clear definition of racism (understood as a pseudo-scientific ideology of the nineteenth century, based on the inferiority of non-white "races"), inspired by the definition established by UNESCO in its Declaration on Race and Racial Prejudice of 27 November 1978 (art. 2 §1): "Any theory of the intrinsic superiority or inferiority of racial or ethnic groups which gives one group the right to dominate or eliminate the other, presumed inferior, or which bases judgements of value on racial difference [...]". ..].”.

Furthermore, we wonder about the posterity of the commitment made by Belgium 19 years ago (at the World Conference against Racism organized by UNESCO in 2001) to develop an " inter-federal plan against racism ", which does not seem to be in place yet, despite the fact that this commitment was reaffirmed two years ago by the CSC, MRAX, the League of Human Rights and the Collective against Islamophobia in Belgium.

• On community level: that more complete, historically accurate and objective courses on colonisation be given on the territory of the three communities, in order to make a definitive end to this romanticized image of "benevolent civilising missions", which is still too present in the Belgian collective unconscious.
As well as a reclassification of colonization in accordance with the ICC Statute of 17 July 1998 on crimes against humanity in school textbooks. The presentation of colonial crimes as crimes against humanity (Nuremberg Military Tribunal statute) with a crucial importance for the exclusion of formulations relativizing these facts.

We also want the participation of "indigenous soldiers" in the First and Second World Wars to be taught, in order to integrate and reconnect the colonial context in Belgian history, on the one hand, and on the other hand, to restore them (posthumously) in their honour. 

Why are we addressing the international community with this petition? Because we believe that, in order to reconcile a nation and a whole section of its population who are part of the diasporas of former colonised countries, it is our duty to remember the gruesome past that affects all of humanity, given that many of the crimes referred to in Article 7 of the Rome Statute were perpetrated in the Belgian colonies: extermination; enslavement; sexual violence of a grave nature; other inhuman acts of a similar nature intentionally causing great suffering or serious injury to body or to physical or mental health; and any other crime observable under article 7 of the Rome Statute. 

At a time when the whole world is declaring that the lives of black people count and is looking at the way minorities are treated on their territory, we would like the international community to show its influence, in order to push Belgium to comply with the recommendations of 11 February 2019 and to take strong action in the fight against racism.

 

Our approach is, as Nicole Nketo Bomele, Member of Parliament, put it so well (on the decolonization of public space), motivated by "the need for recognition, justice and memory", because, like her, we wish for "a more peaceful and fraternal society".  

 

Please understand that this letter, even if it focuses on a particular case, intends to address the entire colonial past which must be officially recognized and denounced.

 

Yours sincerely

Kitenge Jean, Kwete Minga Hembi Bryan (Umoja Gent), Lushiku Noel-Samuel (Kilimandjaro Saint-Louis), Musabyimana Kelly Ituze, Marie Laure Mulayi (Umoja Gent), Christopher Matuvanga (AYO), Bigué Ka (ASCOM),Sonia Mutaganzwa (Karibu), Chantelle Juanita Motsi(ASCOM), Hello Marie Assumpta Niyotwizeye (Cercle des étudiants Africains et Amis de l’ULiège CEAA), Felicia Mukendi-Kalonji (KARIBU) et pleins d’autres étudiants de la diaspora africaine.