UNITÉ POPULAIRE


UNITÉ POPULAIRE
Le problème
Objet : Demande de modification de la loi organique et de l'Accord de Nouméa pour introduire le Référendum d'Initiative Citoyenne en Nouvelle-Calédonie
Monsieur le Président,
C’est avec beaucoup d’humilité que je prends la parole aujourd’hui, à la demande d’un très grand nombre d’habitants du pays, de toutes origines, ainsi que de mamans d’enfants du pays.
Nous avons entendu votre appel au dialogue dans votre lettre datée du 18 juin 2024 et nous souhaitons vous répondre.
Nous sommes devant un constat évident : l'absence de discussion entre les différents camps politiques constitue un obstacle majeur à l’espoir d'une paix durable dans notre pays.
Il n’a pas été possible de construire quelque chose qui nous rassemble en 30 ans, de trouver une sortie de l’accord de Nouméa, ni de trouver un accord global en pleine crise.
Chacun veut imposer son avis aux autres, et dresse les gens les uns contre les autres ; les différents barrages érigés en sont la triste manifestation.
C’est cette même opposition frontale qui avait menée à la période des « évènements ».
Il ne faut pas oublier.
Il ne faut pas oublier que nos vieux ont tracé, par le respect et une poignée de main historique, le chemin vers la paix.
Nous ne voulons pas de la période trouble qui s’ouvre à nous.
Nous ne voulons pas que cette guerre s’enlise durant 4 années comme de 1984 à 1988.
Nous ne voulons plus voir le sang couler.
Nous ne voulons pas détruire, nous voulons construire.
Si nos politiques ne sont pas capables de se serrer la main ou de boire café ensemble, nous, le peuple, nous en sommes capables.
C’est pour cela que nous souhaitons aujourd’hui nous exprimer, tous : kanaks, métisses, wallisiens, indonésiens, javanais, zoreilles, caldoches , tahitiens, futuniens …
Nous nous levons aujourd’hui pour dire que nous souhaitons construire tous ensemble, quelles que soient nos ethnies ou nos appartenances.
Nous appartenons tous à l’histoire de cette terre et souhaitons faire partie de l’histoire de ce pays.
Nous pensons qu'il est impératif de prendre des mesures pour permettre au peuple de la Kanaky- Nouvelle-Calédonie de se prononcer directement sur les questions qui les concernent, sans passer par les pouvoirs politiques en place.
C'est pourquoi je vous demande, Monsieur le Président, de soutenir un changement dans la loi organique et dans l'Accord de Nouméa afin d'introduire le Référendum d'Initiative Citoyenne en Nouvelle-Calédonie.
Le Référendum d'Initiative Citoyenne est un outil démocratique essentiel qui serait fort intéressant dans la construction d’un pays comme le nôtre. Rien n’a été fait en 30 ans de politique locale, laissez-nous essayer durant 30 ans de démocratie citoyenne.
En donnant au peuple de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie la possibilité de s'exprimer de cette manière, celui-ci pourrait poursuivre le travail des accords de Nouméa, notamment sur les questions sensibles qui n’ont jamais trouvé de réponse : les conditions pour que la majorité de la population souhaite l’accession à la pleine souveraineté , par exemple .
Je vous prie donc, Monsieur le Président, de considérer cette demande avec toute l'attention qu'elle mérite.
En favorisant l'émergence d'un tel mécanisme démocratique en Nouvelle-Calédonie, nous pourrions contribuer à apaiser les tensions et construire dans la paix, pour tous.
Je vous remercie par avance de l'attention que vous porterez à cette demande.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.
Joannes Ititiaty
850
Le problème
Objet : Demande de modification de la loi organique et de l'Accord de Nouméa pour introduire le Référendum d'Initiative Citoyenne en Nouvelle-Calédonie
Monsieur le Président,
C’est avec beaucoup d’humilité que je prends la parole aujourd’hui, à la demande d’un très grand nombre d’habitants du pays, de toutes origines, ainsi que de mamans d’enfants du pays.
Nous avons entendu votre appel au dialogue dans votre lettre datée du 18 juin 2024 et nous souhaitons vous répondre.
Nous sommes devant un constat évident : l'absence de discussion entre les différents camps politiques constitue un obstacle majeur à l’espoir d'une paix durable dans notre pays.
Il n’a pas été possible de construire quelque chose qui nous rassemble en 30 ans, de trouver une sortie de l’accord de Nouméa, ni de trouver un accord global en pleine crise.
Chacun veut imposer son avis aux autres, et dresse les gens les uns contre les autres ; les différents barrages érigés en sont la triste manifestation.
C’est cette même opposition frontale qui avait menée à la période des « évènements ».
Il ne faut pas oublier.
Il ne faut pas oublier que nos vieux ont tracé, par le respect et une poignée de main historique, le chemin vers la paix.
Nous ne voulons pas de la période trouble qui s’ouvre à nous.
Nous ne voulons pas que cette guerre s’enlise durant 4 années comme de 1984 à 1988.
Nous ne voulons plus voir le sang couler.
Nous ne voulons pas détruire, nous voulons construire.
Si nos politiques ne sont pas capables de se serrer la main ou de boire café ensemble, nous, le peuple, nous en sommes capables.
C’est pour cela que nous souhaitons aujourd’hui nous exprimer, tous : kanaks, métisses, wallisiens, indonésiens, javanais, zoreilles, caldoches , tahitiens, futuniens …
Nous nous levons aujourd’hui pour dire que nous souhaitons construire tous ensemble, quelles que soient nos ethnies ou nos appartenances.
Nous appartenons tous à l’histoire de cette terre et souhaitons faire partie de l’histoire de ce pays.
Nous pensons qu'il est impératif de prendre des mesures pour permettre au peuple de la Kanaky- Nouvelle-Calédonie de se prononcer directement sur les questions qui les concernent, sans passer par les pouvoirs politiques en place.
C'est pourquoi je vous demande, Monsieur le Président, de soutenir un changement dans la loi organique et dans l'Accord de Nouméa afin d'introduire le Référendum d'Initiative Citoyenne en Nouvelle-Calédonie.
Le Référendum d'Initiative Citoyenne est un outil démocratique essentiel qui serait fort intéressant dans la construction d’un pays comme le nôtre. Rien n’a été fait en 30 ans de politique locale, laissez-nous essayer durant 30 ans de démocratie citoyenne.
En donnant au peuple de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie la possibilité de s'exprimer de cette manière, celui-ci pourrait poursuivre le travail des accords de Nouméa, notamment sur les questions sensibles qui n’ont jamais trouvé de réponse : les conditions pour que la majorité de la population souhaite l’accession à la pleine souveraineté , par exemple .
Je vous prie donc, Monsieur le Président, de considérer cette demande avec toute l'attention qu'elle mérite.
En favorisant l'émergence d'un tel mécanisme démocratique en Nouvelle-Calédonie, nous pourrions contribuer à apaiser les tensions et construire dans la paix, pour tous.
Je vous remercie par avance de l'attention que vous porterez à cette demande.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.
Joannes Ititiaty
850
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 17 juillet 2024