Non au Hold-Up Electoral au Cameroun

Le problème

À QUI DE DROIT
 
Le 06 novembre 2018
 
 
Objet : Crise post-électorale au Cameroun / Appel à la NON-RECONNAISSANCE internationale de Monsieur Paul Biya comme président du Cameroun et à la création d’une COMMISSION INTERNATIONALE DE RECOMPTAGE DE VOTES.
 
 
 
Nous, citoyens camerounais de l’intérieur et de l’extérieur, venons par la présente correspondance porter à votre haute attention l’état de la crise post-électorale dans laquelle se trouve le Cameroun et solliciter la non-reconnaissance des résultats préfabriqués par un Conseil Constitutionnel et la création d’une commission internationale de recomptage des voix.
 
En effet, le monde entier a suivi de près l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 au Cameroun, depuis la phase de campagne électorale jusqu’à la proclamation des résultats en passant par le contentieux électoral. De nos observations (preuves vidéo) et des informations reçues des partis politiques, il ressort que des fraudes multiformes ont émaillé ce scrutin : bourrage des urnes, falsification des listes, violence envers les représentants des partis d’opposition, etc. 

Toutefois, malgré ces irrégularités, d’après les procès-verbaux issus de tous les bureaux de vote, le candidat Maurice KAMTO déclare qu’il est arrivé en tête du scrutin et a remporté l’élection avec 39, 74% de voix (voir lien ci-dessous). 

 https://www.youtube.com/watch?v=wp8fNl4i40s

http://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/NewsArchive/R-lection-de-Paul-Biya-Kamto-contre-attaque-et-publie-ses-chiffres-449210?channel=D1

Dans leurs différentes déclarations, , les candidats de l’opposition ont reconnu la victoire de l’un d’eux , mais seul le conseil constitutionnel, organe gouvernemental chargé de compiler les résultats des procès-verbaux a produit des résultats différents. Ces résultats s’appuient sur 32 procès-verbaux  sans signatures,   issus des bureaux de votes fictifs qui représentent plus d’un million trois cent mille voix à verser sur le compte du candidat Biya.

Afin de se maintenir au pouvoir malgré la victoire réclamée de Maurice KAMTO, Paul BIYA, âgé de 85 ans et au pouvoir depuis 36 ans, attise la confrontation tribale après avoir plongé les deux Régions anglophones du pays dans la guerre civile, sous le regard indifférent des grandes puissances et de la communauté internationale. En deux ans, cette guerre a occasionné le déplacement de plus de 400 000 personnes, 50 000 réfugiés, plus de 90 villages incendiés, plus de 400 civils et militaires tués, des milliers d’autres blessés, près de 100 000 enfants privés de la possibilité d’aller à l’école. Ces chiffres s’accroissent au fil des minutes qui passent. Cette guerre cumule avec la situation d’insécurité qui prévaut dans le grand nord, avec les attaques de la secte Boko Haram.L’une des absurdités des faux résultats du Conseil constitutionnel réside dans le fait qu’il prétend que Paul Biya a été vainqueur à plus de 80 % dans ces deux régions anglophones où le vote n’a pas eu lieu. Un missionnaire Américain, Charles Wesco, y a été d’ailleurs tué le 30 octobre 2018.

Depuis le 20/10/2018, les Camerounais font des marches pacifiques dans plusieurs pays du monde (France, Etats-Unis, Canada, Allemagne, etc.) pour  informer l’opinion internationale  du drame qui se prépare sous leurs yeux. Personne, et surtout pas les pays amis de ce régime ainsi que la communauté internationale ne devra, comme au Rwanda en 1994, prétendre qu'il ignorait ce qui était en préparation. . Des arrestations arbitraires de journalistes et d’avocats s’intensifient et les rues sont militarisées  pour empêcher le peuple de revendiquer ses droits et de faire rétablir la vérité des urnes. Nous craignons que notre pays ne sombre dans un génocide.

En effet, dans les médias publics et les médias privés contrôlés par des promoteurs très introduits dans le sérail et sur les réseaux sociaux, la haine tribale, en particulier la haine du Bamiléké accusé de tous les maux, a atteint son paroxysme avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018, sous le regard indifférent, amusé voire complice du pouvoir. Tous les diplomates en poste au Cameroun ainsi que ceux qui s'intéressent à l'actualité du pays ont été témoins et sont encore témoins de l'ancrage tribal donné à ce scrutin par le régime en place à Yaoundé. 

Le Cameroun est indépendant depuis 1960 et n'a jusqu'ici connu que deux présidents de la République. Paul BIYA, arrivé au pouvoir en novembre 1982 à la suite de la démission subite d'Ahmadou AHIDJO, dirige paresseusement le Cameroun, pays de plus de 25 millions d'habitants, richement doté par la nature, occupant une position stratégique au cœur de l'Afrique Centrale, mais qu'il a plongé dans la régression économique, sociale et morale. C’est un pays qui caracole aux premières places dans le classement pas élogieux des pays les plus corrompus au monde depuis plusieurs décennies. Il est 163ème pays dans le Doing Business 2018, et tous les différents rapports d’International Crisis Group de ces derniers mois sont alarmants sur sa situation sécuritaire. En clair, le Cameroun, qui est aujourd’hui transformé en une usine à gaz, aurait pu être un pays où il est agréable et paisible de vivre s’il avait été bien gouverné. Mais plus grave, il est devenu une terre où le régime qui gouverne a laissé se mettre en place, tous les ingrédients d’une confrontation tribale avec pour seule finalité la conservation du pouvoir. Unvent mauvais souffle sur le Cameroun. 

. Nous interpellons particulièrement  lesÉtats amis du Cameroun, afin qu’ils mettent tout en œuvre pour désamorcer  ce qui se prépare et d’éviter des tragédies inutiles à ce pays.  Ceci est l’alerte des citoyens qui aspirent à la PAIX et à l’UNITE et qui voient le ciel s'assombrir sur leur peuple, dans une indifférence que seuls les calculs géostratégiques des puissances et du monde peuvent expliquer. C'est une alerte qui indique qu’un vent mauvais souffle sur un pays jadis prospère dans l'indifférence d'une communauté internationale qui pourtant sait tout; tout de la situation économique, sociale, sécuritaire du pays, et surtout du scrutin du 7 octobre 2018. 

Tous les gouvernements sont informés de la demande de recomptage des votes exprimée par Maurice KAMTO. Toutes les organisations internationales aussi, comme la CEEAC (l'organisation qui regroupe les États de l'Afrique centrale), l'Union Africaine, l'Union Européenne et l'ONU ont été saisies dans ce sens. Bien plus, ces gouvernements et ces organisations ont une idée claire des mécanismes internationaux nécessaires à un comptage impartial des votes exprimés lors du scrutin du 7 octobre 2018 au Cameroun. Il suffirait , comme cela a été le cas dans certains pays, que la communauté internationale demande un comptage et surtout un rapprochement des Procès-Verbaux des bureaux de votes avec les listes d’émargements pour que la vérité s’impose à tous sur l’identité du véritable vainqueur de ce scrutin. 

Au regard de ce qui précède, les citoyens camerounais sollicitent auprès de votre Haute institution :
- La non reconnaissance de Monsieur Paul Biya comme président du Cameroun.
- L’exigence d’une commission internationale de recomptage des voix, bureau de vote par bureau de vote.
- La restitution de la vérité des urnes et la reconnaissance officielle et internationale du vrai président élu.
Seules, ces trois conditions pourront éviter au Cameroun encore plus de bain de sang et ramener la paix.
 
Les Camerounais du monde entier vous interpellent afin que vous pesiez de tout votre poids dans le processus de restitution de cette vérité. Votre fermeté, vos pressions et vos appels au respect absolu de la vérité et du verdict des urnes feront reculer le candidat Biya.

Ne laissez pas un homme, un seul homme, utiliser l’armée pour anéantir indéfiniment la vie et le destin de 25 millions d’autres. 36 ans de dictature, c’est trop. Un autre mandat de sept ans pour 42 ans de règne, obtenu de surcroit par le hold-up électoral, causera un traumatisme historique à ce pays. Nous nous tenons à votre disposition pour vous fournir les informations dont vous aurez besoin. Aidez le peuple camerounais à réaliser l’alternance démocratique et à sortir de la tyrannie.

 

Avec la très haute considération des citoyens camerounais.

 

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Changement CAMEROUN 237Lanceur de pétitionNon Au Hold-Up Electoral Cameroun
Cette pétition avait 308 signataires

Le problème

À QUI DE DROIT
 
Le 06 novembre 2018
 
 
Objet : Crise post-électorale au Cameroun / Appel à la NON-RECONNAISSANCE internationale de Monsieur Paul Biya comme président du Cameroun et à la création d’une COMMISSION INTERNATIONALE DE RECOMPTAGE DE VOTES.
 
 
 
Nous, citoyens camerounais de l’intérieur et de l’extérieur, venons par la présente correspondance porter à votre haute attention l’état de la crise post-électorale dans laquelle se trouve le Cameroun et solliciter la non-reconnaissance des résultats préfabriqués par un Conseil Constitutionnel et la création d’une commission internationale de recomptage des voix.
 
En effet, le monde entier a suivi de près l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 au Cameroun, depuis la phase de campagne électorale jusqu’à la proclamation des résultats en passant par le contentieux électoral. De nos observations (preuves vidéo) et des informations reçues des partis politiques, il ressort que des fraudes multiformes ont émaillé ce scrutin : bourrage des urnes, falsification des listes, violence envers les représentants des partis d’opposition, etc. 

Toutefois, malgré ces irrégularités, d’après les procès-verbaux issus de tous les bureaux de vote, le candidat Maurice KAMTO déclare qu’il est arrivé en tête du scrutin et a remporté l’élection avec 39, 74% de voix (voir lien ci-dessous). 

 https://www.youtube.com/watch?v=wp8fNl4i40s

http://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/NewsArchive/R-lection-de-Paul-Biya-Kamto-contre-attaque-et-publie-ses-chiffres-449210?channel=D1

Dans leurs différentes déclarations, , les candidats de l’opposition ont reconnu la victoire de l’un d’eux , mais seul le conseil constitutionnel, organe gouvernemental chargé de compiler les résultats des procès-verbaux a produit des résultats différents. Ces résultats s’appuient sur 32 procès-verbaux  sans signatures,   issus des bureaux de votes fictifs qui représentent plus d’un million trois cent mille voix à verser sur le compte du candidat Biya.

Afin de se maintenir au pouvoir malgré la victoire réclamée de Maurice KAMTO, Paul BIYA, âgé de 85 ans et au pouvoir depuis 36 ans, attise la confrontation tribale après avoir plongé les deux Régions anglophones du pays dans la guerre civile, sous le regard indifférent des grandes puissances et de la communauté internationale. En deux ans, cette guerre a occasionné le déplacement de plus de 400 000 personnes, 50 000 réfugiés, plus de 90 villages incendiés, plus de 400 civils et militaires tués, des milliers d’autres blessés, près de 100 000 enfants privés de la possibilité d’aller à l’école. Ces chiffres s’accroissent au fil des minutes qui passent. Cette guerre cumule avec la situation d’insécurité qui prévaut dans le grand nord, avec les attaques de la secte Boko Haram.L’une des absurdités des faux résultats du Conseil constitutionnel réside dans le fait qu’il prétend que Paul Biya a été vainqueur à plus de 80 % dans ces deux régions anglophones où le vote n’a pas eu lieu. Un missionnaire Américain, Charles Wesco, y a été d’ailleurs tué le 30 octobre 2018.

Depuis le 20/10/2018, les Camerounais font des marches pacifiques dans plusieurs pays du monde (France, Etats-Unis, Canada, Allemagne, etc.) pour  informer l’opinion internationale  du drame qui se prépare sous leurs yeux. Personne, et surtout pas les pays amis de ce régime ainsi que la communauté internationale ne devra, comme au Rwanda en 1994, prétendre qu'il ignorait ce qui était en préparation. . Des arrestations arbitraires de journalistes et d’avocats s’intensifient et les rues sont militarisées  pour empêcher le peuple de revendiquer ses droits et de faire rétablir la vérité des urnes. Nous craignons que notre pays ne sombre dans un génocide.

En effet, dans les médias publics et les médias privés contrôlés par des promoteurs très introduits dans le sérail et sur les réseaux sociaux, la haine tribale, en particulier la haine du Bamiléké accusé de tous les maux, a atteint son paroxysme avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018, sous le regard indifférent, amusé voire complice du pouvoir. Tous les diplomates en poste au Cameroun ainsi que ceux qui s'intéressent à l'actualité du pays ont été témoins et sont encore témoins de l'ancrage tribal donné à ce scrutin par le régime en place à Yaoundé. 

Le Cameroun est indépendant depuis 1960 et n'a jusqu'ici connu que deux présidents de la République. Paul BIYA, arrivé au pouvoir en novembre 1982 à la suite de la démission subite d'Ahmadou AHIDJO, dirige paresseusement le Cameroun, pays de plus de 25 millions d'habitants, richement doté par la nature, occupant une position stratégique au cœur de l'Afrique Centrale, mais qu'il a plongé dans la régression économique, sociale et morale. C’est un pays qui caracole aux premières places dans le classement pas élogieux des pays les plus corrompus au monde depuis plusieurs décennies. Il est 163ème pays dans le Doing Business 2018, et tous les différents rapports d’International Crisis Group de ces derniers mois sont alarmants sur sa situation sécuritaire. En clair, le Cameroun, qui est aujourd’hui transformé en une usine à gaz, aurait pu être un pays où il est agréable et paisible de vivre s’il avait été bien gouverné. Mais plus grave, il est devenu une terre où le régime qui gouverne a laissé se mettre en place, tous les ingrédients d’une confrontation tribale avec pour seule finalité la conservation du pouvoir. Unvent mauvais souffle sur le Cameroun. 

. Nous interpellons particulièrement  lesÉtats amis du Cameroun, afin qu’ils mettent tout en œuvre pour désamorcer  ce qui se prépare et d’éviter des tragédies inutiles à ce pays.  Ceci est l’alerte des citoyens qui aspirent à la PAIX et à l’UNITE et qui voient le ciel s'assombrir sur leur peuple, dans une indifférence que seuls les calculs géostratégiques des puissances et du monde peuvent expliquer. C'est une alerte qui indique qu’un vent mauvais souffle sur un pays jadis prospère dans l'indifférence d'une communauté internationale qui pourtant sait tout; tout de la situation économique, sociale, sécuritaire du pays, et surtout du scrutin du 7 octobre 2018. 

Tous les gouvernements sont informés de la demande de recomptage des votes exprimée par Maurice KAMTO. Toutes les organisations internationales aussi, comme la CEEAC (l'organisation qui regroupe les États de l'Afrique centrale), l'Union Africaine, l'Union Européenne et l'ONU ont été saisies dans ce sens. Bien plus, ces gouvernements et ces organisations ont une idée claire des mécanismes internationaux nécessaires à un comptage impartial des votes exprimés lors du scrutin du 7 octobre 2018 au Cameroun. Il suffirait , comme cela a été le cas dans certains pays, que la communauté internationale demande un comptage et surtout un rapprochement des Procès-Verbaux des bureaux de votes avec les listes d’émargements pour que la vérité s’impose à tous sur l’identité du véritable vainqueur de ce scrutin. 

Au regard de ce qui précède, les citoyens camerounais sollicitent auprès de votre Haute institution :
- La non reconnaissance de Monsieur Paul Biya comme président du Cameroun.
- L’exigence d’une commission internationale de recomptage des voix, bureau de vote par bureau de vote.
- La restitution de la vérité des urnes et la reconnaissance officielle et internationale du vrai président élu.
Seules, ces trois conditions pourront éviter au Cameroun encore plus de bain de sang et ramener la paix.
 
Les Camerounais du monde entier vous interpellent afin que vous pesiez de tout votre poids dans le processus de restitution de cette vérité. Votre fermeté, vos pressions et vos appels au respect absolu de la vérité et du verdict des urnes feront reculer le candidat Biya.

Ne laissez pas un homme, un seul homme, utiliser l’armée pour anéantir indéfiniment la vie et le destin de 25 millions d’autres. 36 ans de dictature, c’est trop. Un autre mandat de sept ans pour 42 ans de règne, obtenu de surcroit par le hold-up électoral, causera un traumatisme historique à ce pays. Nous nous tenons à votre disposition pour vous fournir les informations dont vous aurez besoin. Aidez le peuple camerounais à réaliser l’alternance démocratique et à sortir de la tyrannie.

 

Avec la très haute considération des citoyens camerounais.

 

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Changement CAMEROUN 237Lanceur de pétitionNon Au Hold-Up Electoral Cameroun

Les décisionnaires

Angela Merkel (CDU)
Ehemalige Bundeskanzlerin
Justin Trudeau
Prime Minister of Canada/Premier ministre du Canada
Theresa May MP
Prime Minister of the United Kingdom and Leader of the Conservative Party

Mises à jour sur la pétition

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Pétition lancée le 25 novembre 2018