Enseignant.e.s engagé.e.s pour sauver les services publics

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Nous sommes des enseignant.e.s ayant fait grève à plusieurs reprises pour dénoncer la destruction progressive de l’éducation publique.

Nous assistons depuis plusieurs années à des injustices grandissantes dans la manière dont les élèves et les personnels de l’éducation sont traité.e.s. Les réformes prévues pour l’éducation accentuent fortement ces injustices, en attaquant des libertés fondamentales, comme la liberté d’expression (Article 1 de la « loi pour une école de la confiance »), en ne garantissant plus l’égalité de traitement de tou.te.s les élèves, et en renforçant les inégalités sociales et territoriales.

La manière dont le ministre Jean-Michel Blanquer a traité les élèves et les enseignant.e.s lors du baccalauréat 2019 témoigne d’une posture autoritaire et anti-démocratique. Au lieu de respecter le droit de grève et d’ouvrir un réel dialogue, ce qui aurait permis au baccalauréat de se tenir correctement, le ministre a choisi d’attaquer le droit de grève par des menaces de sanctions et d’aller contre le respect de l’égalité des candidat.e.s à l’examen du baccalauréat, en ordonnant de prendre en compte d’autres notes que celles obtenues lors des épreuves (anonymes et communes à tou.te.s) du baccalauréat. En faisant cela, le ministre n’a pas respecté les lois et est entré dans l’illégalité, tout cela dans le but d’imposer des réformes sans réelle concertation, réformes qui renforcent les injustices.

Nous constatons que cette situation ne concerne pas seulement l’éducation, mais que les services publics, au lieu d’être un droit pour tou.te.s, sont en passe de devenir un privilège réservé à certain.e.s, accentuant le poids des inégalités sociales et territoriales.

Nous sommes des personnes attachées à l’accès pour tou.te.s aux services publics, qu’il s’agisse de soins, de justice, d’éducation ou encore de mobilité et d’information.

NOUS APPELONS l’ensemble des personnes ayant participé aux jurys de délibération du baccalauréat qui ont été révoltées par les irrégularités qui y ont été constatées, à s’unir contre les ordres illégaux imposés par le ministre ;

NOUS APPELONS l’ensemble des personnels de l’Éducation Nationale à demander que soient ouvertes de vraies consultations pour améliorer les conditions de formation des élèves et de travail des personnels ;

NOUS APPELONS l’ensemble des personnes travaillant dans les services publics ou en bénéficiant à s’unir pour ne pas laisser se poursuivre leur destruction : les services publics sont les seuls garants d’un accès pour tou.te.s aux soins, à la justice ou à l’éducation ;

NOUS APPELONS toutes celles et ceux, enseignant.e.s ou non, qui refusent de subir la violence et les intimidations et qui réclament une vraie démocratie, à signer la présente pétition.

MONTRONS QUE NOUS SOMMES NOMBREUX ET NOMBREUSES À REFUSER LA DESTRUCTION DES SERVICES PUBLICS : POUR QUE L’INJUSTICE NE SOIT PLUS UNE FATALITÉ !


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