Tarification étudiante repas CHRU Brest
Tarification étudiante repas CHRU Brest
Le problème
À ce jour, aucune tarification préférentielle pour les étudiantes et étudiants n’est mise en place sur le site de la Caval Blanche. Alors même que 55% des étudiants en médecine ne mangent pas à leur faim et que 42% ont déjà pensé à arrêter leurs études pour des problématiques financières, l'hôpital se borne à nous utiliser à la fois comme main d'œuvre plus qu'abordable et à la fois comme clients de leur infrastructure.
Nous tenions à rappeler qu’en tant qu’externe, nous sommes payé.es :
273,14 euros brut / mois en DFASM1
336,17 euros brut / mois en DFASM2
409,70 euros brut / mois en DFASM3
Le repas sur le site de la Cavale Blanche, lui, est d’environ 6 euros si nous souhaitons manger un repas complet et équilibré. Il paraît donc complètement aberrant, au vu de notre salaire, que nous soyons amené.es à dépenser 6 euros tous les midis dans le cadre de chacun de nos stages hospitaliers sur le site. Nous rappelons également que les internes payent l'internat moitié moins que ce que nous devrions payer ne mangeant tous les midi, alors que leurs salaires peuvent être 10x plus importants que les nôtres.
Comment pourrions nous payer alors que nous sommes déjà confrontés à d'autre frais importants, à des études plus que chronophage, réputées pour leur dureté, pour les problèmes de santé mentale qu'elles engendrent ? Pourquoi devrions-nous payer autant alors que notre présence, indispensable dans certains services, est déjà rémunérée au lance-pierre, sans aucune reconnaissance ? Devrions-nous vraiment choisir entre se nourrir et aller en stage ?
Il apparaît paradoxal et très contradictoire qu’au sein même d’un établissement de santé et de formation universitaire, des étudiantes et étudiants participant pleinement au fonctionnement hospitalier ne bénéficient d’aucune mesure de soutien en matière d’alimentation, alors que celle-ci constitue un déterminant fondamental de la santé globale.
Nous souhaitons donc savoir si des évolutions sont envisagées afin de garantir un accès équitable et abordable à la restauration hospitalière pour les externes, besoin basique de tout être humain.
Sans aucune discussion de la part de l’hôpital pour nous aider à remplir une fonction si simple, nous lancerons avec le reste des étudiantes et étudiants un mouvement de grève visant à avoir accès à des repas dont le prix est proportionnel à notre salaire. Nous pensons qu’un hôpital dénué d’externes, surtout dans certains service où nous occupons un vrai rôle, se rendra peut-être compte de l’importance de cette problématique.
Nathan CARIOU, Maxime TANGUY, Clément JOLY, Nicolas MILIEN, Walid OUNES étudiant en DFASM1
L'équipe des élus UFR 2024 - 2026 (du DFASM1 au DFASM3)
675
Le problème
À ce jour, aucune tarification préférentielle pour les étudiantes et étudiants n’est mise en place sur le site de la Caval Blanche. Alors même que 55% des étudiants en médecine ne mangent pas à leur faim et que 42% ont déjà pensé à arrêter leurs études pour des problématiques financières, l'hôpital se borne à nous utiliser à la fois comme main d'œuvre plus qu'abordable et à la fois comme clients de leur infrastructure.
Nous tenions à rappeler qu’en tant qu’externe, nous sommes payé.es :
273,14 euros brut / mois en DFASM1
336,17 euros brut / mois en DFASM2
409,70 euros brut / mois en DFASM3
Le repas sur le site de la Cavale Blanche, lui, est d’environ 6 euros si nous souhaitons manger un repas complet et équilibré. Il paraît donc complètement aberrant, au vu de notre salaire, que nous soyons amené.es à dépenser 6 euros tous les midis dans le cadre de chacun de nos stages hospitaliers sur le site. Nous rappelons également que les internes payent l'internat moitié moins que ce que nous devrions payer ne mangeant tous les midi, alors que leurs salaires peuvent être 10x plus importants que les nôtres.
Comment pourrions nous payer alors que nous sommes déjà confrontés à d'autre frais importants, à des études plus que chronophage, réputées pour leur dureté, pour les problèmes de santé mentale qu'elles engendrent ? Pourquoi devrions-nous payer autant alors que notre présence, indispensable dans certains services, est déjà rémunérée au lance-pierre, sans aucune reconnaissance ? Devrions-nous vraiment choisir entre se nourrir et aller en stage ?
Il apparaît paradoxal et très contradictoire qu’au sein même d’un établissement de santé et de formation universitaire, des étudiantes et étudiants participant pleinement au fonctionnement hospitalier ne bénéficient d’aucune mesure de soutien en matière d’alimentation, alors que celle-ci constitue un déterminant fondamental de la santé globale.
Nous souhaitons donc savoir si des évolutions sont envisagées afin de garantir un accès équitable et abordable à la restauration hospitalière pour les externes, besoin basique de tout être humain.
Sans aucune discussion de la part de l’hôpital pour nous aider à remplir une fonction si simple, nous lancerons avec le reste des étudiantes et étudiants un mouvement de grève visant à avoir accès à des repas dont le prix est proportionnel à notre salaire. Nous pensons qu’un hôpital dénué d’externes, surtout dans certains service où nous occupons un vrai rôle, se rendra peut-être compte de l’importance de cette problématique.
Nathan CARIOU, Maxime TANGUY, Clément JOLY, Nicolas MILIEN, Walid OUNES étudiant en DFASM1
L'équipe des élus UFR 2024 - 2026 (du DFASM1 au DFASM3)
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Pétition lancée le 20 janvier 2026