Prévention d'agression sexuelle dans les écoles du NB

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https://www.youtube.com/watch?v=RCPBUd81f0s

Nous avons toutes les deux gradué du secondaire l’année dernière. Nous avons toutes les deux été victimes d’agressions sexuelles aux mains d’un autre élève. Et nous pensons que ça aurait pu être évité.

D’après un sondage de CBC de l’année dernière*, 1 fille sur 7 et un garçon sur 11 sera victime d’une agression sexuelle d’un autre étudiant entre la maternelle et la 12e année. Sur une école de 1000 élèves, cela fait plus de 100 élèves. Impossible de dire que ça ne touche pas les jeunes, c’est juste faux.

Il faut protéger nos jeunes, et diminuer les chiffres. C’est là qu’il faut se tourner vers les écoles secondaires.

On propose 3 gros changements dans les écoles du NB.

Prévenir.

Ce n’est pas un secret que les cours de santé sexuelle actuels sont insuffisants. Encore plus que d’être traumatisés par les ITS, nos jeunes ont besoin d'un segment de prévention d’agression sexuelle.

·         Il faut que tout le monde sache que l’agression sexuelle ne ressemble presque jamais à ce qu’on voit à la télévision. 8 fois sur 10, la victime connaît l’agresseur. 1 fois sur 3, il s’agit même d’un partenaire**. Comment reconnaître cette situation si l’on pense être la seule personne à la vivre?

·         Il faut que tout le monde connaisse l’impact qu’un tel évènement a sur une victime. Comprendre pourquoi l’agression sexuelle est un crime si grave. 94% des femmes ayant vécu une agression sexuelle souffrirons du syndrome de stress post-traumatique (PTSD) dans les 2 semaines suivant l’agression***.

·         La bonne façon de s’assurer du consentement. L’importance de vraiment POSER la question, et de CONTINUER à s’assurer que tout est consensuel tout le long de l’interaction.  

·         Il faut éduquer sur les ressources sur lesquelles une victime potentielle peut s’appuyer, au niveau scolaire, judiciaire et psychologique. Comment obtenir de l’aide si on ne sait même pas qu’elle existe?

Préparer.

Parlant de ressources, il en faut plus.

Il faudrait que dans chaque école, il y ait 2 membres du personnel désignés, un homme et une femme, pour toutes questions portant sur les agressions sexuelles. Ceux-ci auraient reçu une formation du SVNB ou un organisme semblable, et seraient capable de :

·         Déterminer s’il s’agit potentiellement d’une situation d’agression sexuelle

·         Orienter la victime vers des ressources scolaires, judicaires et/ou psychologiques.

Pour êtres connus de tous les étudiants, ils effectuent des présentations dans les classes au début de l’année. Ils ont des temps disponibles données où on peut les consulter.

On demande aussi davantage d’affiches promouvant les ressources disponibles pour la victime, ainsi que d’autres affiches promouvant une culture de consentement, et dénonçant la manipulation sexuelle, visées envers les élèves qui ne reconnaissent pas encore être dans une situation d’abus.  

Protéger.

Il est grand temps que nos écoles développent une politique claire sur les conséquences scolaires d’un agresseur sexuel. Cette politique doit contenir ces 3 étapes :

1.       Dépôt de la plainte à une personne désignée ayant reçu une formation de la SVNB ou un organisme similaire. La victime exprime le résultat désiré de la plainte.

2.       Investigation en toute confidentialité.

3.       Conclusion et conséquences de la plainte

Les conséquences que l’on propose :

·         Suspension

·         Formation SVNB

·         Ordonnance de non-communication avec la victime à l’école

·         Limite d’accès à certains endroits/activités scolaires où la victime peut se sentir en sécurité

·         Expulsion

 

Voilà. Ce sont les 3 choses que l’on demande. C’est le moindre que l’on puisse faire, on le doit à nos jeunes.

Nous sommes en communication avec l’École Mathieu-Martin et le District scolaire Francophone-sud pour tenter d’implémenter ses solutions. Montrez-nous votre support.

En espérant que pour les générations à venir, tout le monde pourra profiter à plein de leurs années scolaires au Nouveau-Brunswick.

Sophie Boudreau & Alexia Héroux,

Classe de 2019

 

Ressources statistiques :

* https://www.cbc.ca/news/canada/marketplace-school-violence-sexual-violence-1.5329520

** https://www.rainn.org/statistics/perpetrators-sexual-violence

*** https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2323517/