Sauvons la Nature: elle meurt des pesticides.


Sauvons la Nature: elle meurt des pesticides.
Le problème
Je suis scandalisé de voir que le ministre de l’agriculture Didier Guillaume avec le soutien du Gouvernement, souhaite légiférer sur l’épandage des pesticides près des zones d’habitations, en se basant principalement sur les avis de l’ANSES.
Ces avis sont tirés d’évaluations fournies par les industriels de l’agrochimie ! Comment peut-on légiférer à partir d’évaluations venant des industriels juges et parties? Car l'agriculture qui domine aujourd'hui n' est pas durable. A qui profite-t-elle? Aux grandes multinationales ( Monsanto-Bayer, Synganta ...) qui défendent leurs intérêts financiers colossaux sans considération pour l'Intérêt général !
C’est d’autant plus scandaleux que ces évaluations sont datées (1980) et ont été faites selon "une méthodologie" tout à fait contestable et dépassée.
D’ailleurs, ce qui se passe au niveau de l’évaluation du Roundup (le glyphosate étant le principe actif ajouté aux autres produits hautement toxiques mais jamais testés...un autre scandale largement mis au jour par le biologiste de renom Gilles-Eric Séralini !), est du même acabit.
1) Des évaluations en toxicologie des pesticides non fiables :
Rappelons que l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié le 14 juin 2019 un texte où elle reconnait elle-même des problèmes de méthodologie :
« L’évaluation de l’exposition des personnes présentes et des résidents repose sur des données limitées issues d’études effectuées dans les années 1980 », apprend-on à la lecture de l’avis.
Cette méthodologie « permet une estimation de l’exposition (…) uniquement à des distances de 2, 3, 5 et 10 m », poursuit-il quelques pages plus loin.
C’est donc par défaut, parce que la méthodologie n’a pas permis d’évaluer les risques pour d’autres distances, que l’Anses recommande ces distances de 5 et 10 mètres !
Et l’Agence conclut elle-même que les distances de sécurité « devraient être au moins égales aux distances introduites dans l’évaluation des risques (…) ou supérieures, par mesure de précaution en particulier pour les produits classés cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction ».
Comme l’écrit Stéphen Kerckhove, de l’association Agir pour l’environnement," c’est une expertise frelatée".
Ajoutons que depuis les années 1980, il y a eu l’arrivée des néonicotinoïdes et de plein d’autres nouveaux produits qui se répandent différemment dans l’environnement. Les SDHI qui se répandent dans l’environnement ne font bizarrement l’objet que de très peu de communication ! Or, ils sont également hautement toxiques !
Il n’est pas acceptable que le gouvernement s’appuie sur des données vieilles de 40 ans pour justifier son futur décret !
Affirmer qu’un épandage puisse se faire à 3, 5 ou 10 mètres des habitations est une hérésie qui ne tient pas compte de la réalité.
Tous les experts indépendants vous dirons que dans le meilleur des cas (peu ou pas de vent, taux d’humidité dans l’air...), les insecticides atteignent la zone cible qu’à hauteur de 50 %. Dans la plus part des cas c’est moins de 1% des produits phytopharmaceutiques qui atteint la zone cible !
Une quantité phénoménal de pesticides se propage donc dans l’air et s’imprègne à long terme dans le sol. Ajoutons à cela que cet épandage se fait sur des décennies. A t-on calculé les effets à long terme? Non ! Aucunes études ! Encore un scandale ! Et les "effets cocktails" de produits chimiques inspirés par de nombreux enfants et adultes,est-ce qu’on en parle? Non...toujours pas ! Le gouvernement se garde bien de communiquer sur ces sujets brûlants !
Ou est le contrat social de confiance entre le Président Emmanuel Macron, les membres du gouvernement et les citoyens?
Au regard de ces constats, comment faire confiance à note gouvernement qui organise cette consultation publique mais se plie pour une grande part aux injonctions de la FNSEA pro-pesticides !
La FNSEA est une fédération agricole dominante en France. Elle défend les intérêts des agriculteurs qui cotisent pour elle. Mais, ce fonctionnement syndical est plus que paradoxale quand on sait que la FNSEA soutient en même temps l’emploi massif des pesticides : ce sont les agriculteurs les premières victimes de l’épandage de pesticides (cancers, maladies neurodégénératives - Parkinson -, infertilités, problèmes endocriniens, etc).
Je restitue ici l’avis de Fabrice Nicolino, sur le site "ReporTerre.net", qui met le doigt sur le fond du problème :
" Reporterre — Que pensez-vous de la consultation ouverte hier par le gouvernement sur l’épandage de pesticides ?
Fabrice Nicolino — Pourquoi ne pas calculer les distances en nanomètres ? La mise en place d’une distance de 5 ou 10 mètres ne changera pas grand-chose. C’est tellement grotesque que cela n’a plus aucun sens ! Les pesticides sont absolument partout. Le registre officiel d’enregistrement des utilisations de nanoparticules montre qu’en 2018, près des deux tiers des déclarations concernaient des pesticides.
Or, les nanoparticules passent facilement la paroi des cellules et pénètrent jusqu’au plus profond du cerveau et des poumons. Elles passent les costumes de protection des paysans qui épandent des pesticides, pénètrent leur peau.
Cette question de la limitation des surfaces d’épandage des pesticides est en fait un faut problème.
Car, chaque année en France ,75 000 tonnes de pesticides sont produites en moyenne et 65 000 sont utilisées. Cela représente un tiers des tonnages consommés en Europe).
Ce qu’il faut, c’est changer de modèle agricole.
Le changement des pratiques agricoles n’est pas tant un problème de moyens financiers (même s’il faut un budget alloué aux nouvelles pratiques culturales) qu’un problème de volonté politique. Si les politiques ne mettent pas en place un véritable Plan sur 10 ou 20 ans pour développer les pratiques de l’Agroécologie, les agriculteurs (sauf ceux déjà passés au bio ou en phase de conversion) ne changerons pas leurs pratiques conventionnelles.
Le marché des pesticides va s’amplifier sous la pression croissante des mastodontes de l’agrochimie : Mosanto-Bayer, Syngenta, DuPont, Dow, etc.
Il faut engager un Grand Plan pour une Agriculture Durable à haute valeur ajouté ! Et pas un Plan au service des grands groupes semenciers et de l’agrochimie ! Nous n’avons plus le choix autant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue environnemental et sociétal !
Cette nouvelle politique agricole doit notamment partir de l’expertise des recherches agronomiques en agroécologie (voir par exemple Marc Dufumier, Konrad Schreiber, les recherches sur 30 ans de l’Institut Rondale). Ces pratiques ont en plus l’avantage de réduire les gaz à effet de serre responsables au moins en partie du réchauffement climatique.
Cette révolution agricole est nécessaire. Car vous le savez comme moi mesdames et messieurs, "un agriculteur qui ne veut pas changer ses pratiques, rien ne l’y oblige."
Pression scandaleuse des industriels:
Ceux-ci font pression à Bruxelles auprès des députés et des agences de sécurité alimentaire (ANSE, AESA, etc), pour commercialiser absolument leurs produits !
Comment donc le ministre de l’agriculture français peut se fonder sur les avis de l’ANSES sachant que sa directrice de communication et des relations institutionnelles (depuis juillet 2019), Sophie Le Quellec a travaillé de 2002 à 2016 pour une agence de communication et de lobbying appelée i§e ( intégrée depuis 2012 dans la transnationale du lobbying Burson-Marsteller) défendant les intérêts de Bayer et Monsanto ?
Madame Le Quellec a elle-même participé à des campagnes pro OGM après le fameux démontage du McDo de millau en 1999.
N’y a-t-il pas là un grave conflit d’intérêt?
On se souvient d’un autre conflit d’intérêt au sein de l’AESA :
Diana Banati, présidente du conseil d’administration de l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA ou EFSA en anglais) depuis 2008, a du démissionner en 2010 ! Pourquoi? Parce qu’elle était présente en même temps qu’à la AESA, au conseil d’administration de l’Ilsi, une organisation rassemblant des industriels de la pharmacie, de la chimie, de la cosmétique et de l’agroalimentaire dont Monsanto, Basf, Bayer…
Rappelons que l’AESA est chargée d’évaluer les risques liés aux OGM. Cet affaire fut un scandale largement dénoncé par le député vert José Bové.
Faut-il que d’autres affaires de ce type éclatent au grand jour?
L’Etat français doit prendre ses responsabilités ! C’est à dire qu’il ne doit plus s’en remettre aux instances européennes qui ont force de légitimité mais ne sont plus crédibles pour le grand publique !
J’espère vivement que mon avis et les avis de milliers de citoyens seront entendus et poterons leurs fruits pour un avenir agricole durable : des aliments sains, des ressources hydriques non polluées, une juste rémunération pour les agriculteurs et un système qui ne profite pas aux seuls intérêts des industriels.

Le problème
Je suis scandalisé de voir que le ministre de l’agriculture Didier Guillaume avec le soutien du Gouvernement, souhaite légiférer sur l’épandage des pesticides près des zones d’habitations, en se basant principalement sur les avis de l’ANSES.
Ces avis sont tirés d’évaluations fournies par les industriels de l’agrochimie ! Comment peut-on légiférer à partir d’évaluations venant des industriels juges et parties? Car l'agriculture qui domine aujourd'hui n' est pas durable. A qui profite-t-elle? Aux grandes multinationales ( Monsanto-Bayer, Synganta ...) qui défendent leurs intérêts financiers colossaux sans considération pour l'Intérêt général !
C’est d’autant plus scandaleux que ces évaluations sont datées (1980) et ont été faites selon "une méthodologie" tout à fait contestable et dépassée.
D’ailleurs, ce qui se passe au niveau de l’évaluation du Roundup (le glyphosate étant le principe actif ajouté aux autres produits hautement toxiques mais jamais testés...un autre scandale largement mis au jour par le biologiste de renom Gilles-Eric Séralini !), est du même acabit.
1) Des évaluations en toxicologie des pesticides non fiables :
Rappelons que l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié le 14 juin 2019 un texte où elle reconnait elle-même des problèmes de méthodologie :
« L’évaluation de l’exposition des personnes présentes et des résidents repose sur des données limitées issues d’études effectuées dans les années 1980 », apprend-on à la lecture de l’avis.
Cette méthodologie « permet une estimation de l’exposition (…) uniquement à des distances de 2, 3, 5 et 10 m », poursuit-il quelques pages plus loin.
C’est donc par défaut, parce que la méthodologie n’a pas permis d’évaluer les risques pour d’autres distances, que l’Anses recommande ces distances de 5 et 10 mètres !
Et l’Agence conclut elle-même que les distances de sécurité « devraient être au moins égales aux distances introduites dans l’évaluation des risques (…) ou supérieures, par mesure de précaution en particulier pour les produits classés cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction ».
Comme l’écrit Stéphen Kerckhove, de l’association Agir pour l’environnement," c’est une expertise frelatée".
Ajoutons que depuis les années 1980, il y a eu l’arrivée des néonicotinoïdes et de plein d’autres nouveaux produits qui se répandent différemment dans l’environnement. Les SDHI qui se répandent dans l’environnement ne font bizarrement l’objet que de très peu de communication ! Or, ils sont également hautement toxiques !
Il n’est pas acceptable que le gouvernement s’appuie sur des données vieilles de 40 ans pour justifier son futur décret !
Affirmer qu’un épandage puisse se faire à 3, 5 ou 10 mètres des habitations est une hérésie qui ne tient pas compte de la réalité.
Tous les experts indépendants vous dirons que dans le meilleur des cas (peu ou pas de vent, taux d’humidité dans l’air...), les insecticides atteignent la zone cible qu’à hauteur de 50 %. Dans la plus part des cas c’est moins de 1% des produits phytopharmaceutiques qui atteint la zone cible !
Une quantité phénoménal de pesticides se propage donc dans l’air et s’imprègne à long terme dans le sol. Ajoutons à cela que cet épandage se fait sur des décennies. A t-on calculé les effets à long terme? Non ! Aucunes études ! Encore un scandale ! Et les "effets cocktails" de produits chimiques inspirés par de nombreux enfants et adultes,est-ce qu’on en parle? Non...toujours pas ! Le gouvernement se garde bien de communiquer sur ces sujets brûlants !
Ou est le contrat social de confiance entre le Président Emmanuel Macron, les membres du gouvernement et les citoyens?
Au regard de ces constats, comment faire confiance à note gouvernement qui organise cette consultation publique mais se plie pour une grande part aux injonctions de la FNSEA pro-pesticides !
La FNSEA est une fédération agricole dominante en France. Elle défend les intérêts des agriculteurs qui cotisent pour elle. Mais, ce fonctionnement syndical est plus que paradoxale quand on sait que la FNSEA soutient en même temps l’emploi massif des pesticides : ce sont les agriculteurs les premières victimes de l’épandage de pesticides (cancers, maladies neurodégénératives - Parkinson -, infertilités, problèmes endocriniens, etc).
Je restitue ici l’avis de Fabrice Nicolino, sur le site "ReporTerre.net", qui met le doigt sur le fond du problème :
" Reporterre — Que pensez-vous de la consultation ouverte hier par le gouvernement sur l’épandage de pesticides ?
Fabrice Nicolino — Pourquoi ne pas calculer les distances en nanomètres ? La mise en place d’une distance de 5 ou 10 mètres ne changera pas grand-chose. C’est tellement grotesque que cela n’a plus aucun sens ! Les pesticides sont absolument partout. Le registre officiel d’enregistrement des utilisations de nanoparticules montre qu’en 2018, près des deux tiers des déclarations concernaient des pesticides.
Or, les nanoparticules passent facilement la paroi des cellules et pénètrent jusqu’au plus profond du cerveau et des poumons. Elles passent les costumes de protection des paysans qui épandent des pesticides, pénètrent leur peau.
Cette question de la limitation des surfaces d’épandage des pesticides est en fait un faut problème.
Car, chaque année en France ,75 000 tonnes de pesticides sont produites en moyenne et 65 000 sont utilisées. Cela représente un tiers des tonnages consommés en Europe).
Ce qu’il faut, c’est changer de modèle agricole.
Le changement des pratiques agricoles n’est pas tant un problème de moyens financiers (même s’il faut un budget alloué aux nouvelles pratiques culturales) qu’un problème de volonté politique. Si les politiques ne mettent pas en place un véritable Plan sur 10 ou 20 ans pour développer les pratiques de l’Agroécologie, les agriculteurs (sauf ceux déjà passés au bio ou en phase de conversion) ne changerons pas leurs pratiques conventionnelles.
Le marché des pesticides va s’amplifier sous la pression croissante des mastodontes de l’agrochimie : Mosanto-Bayer, Syngenta, DuPont, Dow, etc.
Il faut engager un Grand Plan pour une Agriculture Durable à haute valeur ajouté ! Et pas un Plan au service des grands groupes semenciers et de l’agrochimie ! Nous n’avons plus le choix autant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue environnemental et sociétal !
Cette nouvelle politique agricole doit notamment partir de l’expertise des recherches agronomiques en agroécologie (voir par exemple Marc Dufumier, Konrad Schreiber, les recherches sur 30 ans de l’Institut Rondale). Ces pratiques ont en plus l’avantage de réduire les gaz à effet de serre responsables au moins en partie du réchauffement climatique.
Cette révolution agricole est nécessaire. Car vous le savez comme moi mesdames et messieurs, "un agriculteur qui ne veut pas changer ses pratiques, rien ne l’y oblige."
Pression scandaleuse des industriels:
Ceux-ci font pression à Bruxelles auprès des députés et des agences de sécurité alimentaire (ANSE, AESA, etc), pour commercialiser absolument leurs produits !
Comment donc le ministre de l’agriculture français peut se fonder sur les avis de l’ANSES sachant que sa directrice de communication et des relations institutionnelles (depuis juillet 2019), Sophie Le Quellec a travaillé de 2002 à 2016 pour une agence de communication et de lobbying appelée i§e ( intégrée depuis 2012 dans la transnationale du lobbying Burson-Marsteller) défendant les intérêts de Bayer et Monsanto ?
Madame Le Quellec a elle-même participé à des campagnes pro OGM après le fameux démontage du McDo de millau en 1999.
N’y a-t-il pas là un grave conflit d’intérêt?
On se souvient d’un autre conflit d’intérêt au sein de l’AESA :
Diana Banati, présidente du conseil d’administration de l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA ou EFSA en anglais) depuis 2008, a du démissionner en 2010 ! Pourquoi? Parce qu’elle était présente en même temps qu’à la AESA, au conseil d’administration de l’Ilsi, une organisation rassemblant des industriels de la pharmacie, de la chimie, de la cosmétique et de l’agroalimentaire dont Monsanto, Basf, Bayer…
Rappelons que l’AESA est chargée d’évaluer les risques liés aux OGM. Cet affaire fut un scandale largement dénoncé par le député vert José Bové.
Faut-il que d’autres affaires de ce type éclatent au grand jour?
L’Etat français doit prendre ses responsabilités ! C’est à dire qu’il ne doit plus s’en remettre aux instances européennes qui ont force de légitimité mais ne sont plus crédibles pour le grand publique !
J’espère vivement que mon avis et les avis de milliers de citoyens seront entendus et poterons leurs fruits pour un avenir agricole durable : des aliments sains, des ressources hydriques non polluées, une juste rémunération pour les agriculteurs et un système qui ne profite pas aux seuls intérêts des industriels.

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Pétition lancée le 18 septembre 2019