Soutien à Lorena et ses 4 enfants ! Nous exigeons le retour de la famille à Oyonnax !

Soutien à Lorena et ses 4 enfants ! Nous exigeons le retour de la famille à Oyonnax !

Le problème

Adalberto NAVEGA LUZAMBA SENA collégien de 12 ans à Louis Lumière (Oyonnax) depuis son entrée en 6ème, en provenance d'Angola, ses trois frères et sœurs, Sandra 11 ans, Daniel 8 ans et Esdras 2 ans et leur maman ont été sommés de quitter l’hébergement Alfa3A dans lequel ils vivaient depuis 3ans, le lundi 06/02/23 à 7 heures du matin. Leur destination temporaire est l'unité d'accueil et de transit Alfa3A à Cormaranche en Bugey où il n'y a aucun commerce, aucun transport, pas de collège.
Elle fait partie de la minorité Cabinda d'Angola. Son mari, opposant au régime angolais, se cache depuis 2020.

Elle a fui son pays après avoir subi des pressions de plus en plus violentes des milices pro-gouvernement. La dernière violente pression qu'elle a subie en Angola: en 2019, son fils Daniel âgé de 4 ans a été aspergé d'essence et un milicien a allumé un briquet devant l'enfant qui a souffert de graves brûlures, constatées par un médecin de l'hôpital sur place (elle a le certificat qui le prouve) et par un médecin à Saint-Claude l'an dernier. Sa demande d'asile a été déboutée ainsi que le recours. 

Les équipes du collège et des écoles maternelles et primaires (professeurs, instituteurs, CPE, assistant social...), ses camarades, des associations ("Vivre Ensemble", "100 pour un toit"), des parents d'élèves ainsi que des amis de la famille se mobilisent depuis trois ans pour soutenir cette famille.

Adalberto souffrait de graves troubles du langage à son arrivée. Son engagement dans les ateliers de musique, dans la classe à horaires aménagés d'athlétisme, dans les activités de l'Ecole ouverte (hors temps scolaire) l'ont aidé à apaiser la grande souffrance dans laquelle il était.
Sa mère a déployé d'importants efforts d'intégration (cours de français, participation aux ateliers des parents allophones pour suivre la scolarisation de ses enfants) et elle a même une promesse d'embauche d'un opticien d'Oyonnax.

Madame Luzemba Sena a résisté depuis Noël où cette décision lui a déjà été présentée. Elle a expliqué maintes fois la nécessité d'une stabilité scolaire de ses enfants autant que le maintien de son ancrage sur Oyonnax (réseau d'entraide, promesse d'embauche, repères médicaux, etc.).

Aujourd'hui elle n'est plus entendue et ne sait plus faire face à la pression quotidienne mise par les institutions et elle a été obligé de partir...
Face au vertige d'un nouveau déracinement, l'association est pragmatique: "c'est comme ça, ils n'ont plus le choix, c'est la préfecture qui décide et qui paye, la force publique sera demandée si elle refuse".

Ces décisions de déplacement des familles ne sont pas nouvelles. Le plus souvent réalisées pendant les vacances scolaires à force d'isolement et d'intimidation. Elle nous éclaire un peu plus sur les usages, les méthodes, "les process" en matière de droits humains, gestion de l'hébergement et régulation de la misère. Nous n'avions cependant pas eu ces dernières années en pleine trêve hivernale des passages à l'acte de cet ordre pour nos élèves et leur famille.

Adalberto était mutique à son arrivée et il a désormais trouvé et construit des repères solides et il se sent plus à l'aise. Un nouveau déracinement entraîne un délitement de ces repères et vient détruire la stabilité.

Il en va de même pour Sandra, Daniel et Esdras ! En cette rentrée de février, leurs camarades ont découvert des chaises vides dans leur classe. 

Deux objectifs :  faire revenir la famille à Oyonnax et permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité / effectuer les démarches nécessaires jusqu'à obtention des papiers.

S'il vous plaît; signez et partagez largement cette pétition qui apportera un fort soutien à Lorena et ses enfants !

 

Le comité de soutien.

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Le problème

Adalberto NAVEGA LUZAMBA SENA collégien de 12 ans à Louis Lumière (Oyonnax) depuis son entrée en 6ème, en provenance d'Angola, ses trois frères et sœurs, Sandra 11 ans, Daniel 8 ans et Esdras 2 ans et leur maman ont été sommés de quitter l’hébergement Alfa3A dans lequel ils vivaient depuis 3ans, le lundi 06/02/23 à 7 heures du matin. Leur destination temporaire est l'unité d'accueil et de transit Alfa3A à Cormaranche en Bugey où il n'y a aucun commerce, aucun transport, pas de collège.
Elle fait partie de la minorité Cabinda d'Angola. Son mari, opposant au régime angolais, se cache depuis 2020.

Elle a fui son pays après avoir subi des pressions de plus en plus violentes des milices pro-gouvernement. La dernière violente pression qu'elle a subie en Angola: en 2019, son fils Daniel âgé de 4 ans a été aspergé d'essence et un milicien a allumé un briquet devant l'enfant qui a souffert de graves brûlures, constatées par un médecin de l'hôpital sur place (elle a le certificat qui le prouve) et par un médecin à Saint-Claude l'an dernier. Sa demande d'asile a été déboutée ainsi que le recours. 

Les équipes du collège et des écoles maternelles et primaires (professeurs, instituteurs, CPE, assistant social...), ses camarades, des associations ("Vivre Ensemble", "100 pour un toit"), des parents d'élèves ainsi que des amis de la famille se mobilisent depuis trois ans pour soutenir cette famille.

Adalberto souffrait de graves troubles du langage à son arrivée. Son engagement dans les ateliers de musique, dans la classe à horaires aménagés d'athlétisme, dans les activités de l'Ecole ouverte (hors temps scolaire) l'ont aidé à apaiser la grande souffrance dans laquelle il était.
Sa mère a déployé d'importants efforts d'intégration (cours de français, participation aux ateliers des parents allophones pour suivre la scolarisation de ses enfants) et elle a même une promesse d'embauche d'un opticien d'Oyonnax.

Madame Luzemba Sena a résisté depuis Noël où cette décision lui a déjà été présentée. Elle a expliqué maintes fois la nécessité d'une stabilité scolaire de ses enfants autant que le maintien de son ancrage sur Oyonnax (réseau d'entraide, promesse d'embauche, repères médicaux, etc.).

Aujourd'hui elle n'est plus entendue et ne sait plus faire face à la pression quotidienne mise par les institutions et elle a été obligé de partir...
Face au vertige d'un nouveau déracinement, l'association est pragmatique: "c'est comme ça, ils n'ont plus le choix, c'est la préfecture qui décide et qui paye, la force publique sera demandée si elle refuse".

Ces décisions de déplacement des familles ne sont pas nouvelles. Le plus souvent réalisées pendant les vacances scolaires à force d'isolement et d'intimidation. Elle nous éclaire un peu plus sur les usages, les méthodes, "les process" en matière de droits humains, gestion de l'hébergement et régulation de la misère. Nous n'avions cependant pas eu ces dernières années en pleine trêve hivernale des passages à l'acte de cet ordre pour nos élèves et leur famille.

Adalberto était mutique à son arrivée et il a désormais trouvé et construit des repères solides et il se sent plus à l'aise. Un nouveau déracinement entraîne un délitement de ces repères et vient détruire la stabilité.

Il en va de même pour Sandra, Daniel et Esdras ! En cette rentrée de février, leurs camarades ont découvert des chaises vides dans leur classe. 

Deux objectifs :  faire revenir la famille à Oyonnax et permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité / effectuer les démarches nécessaires jusqu'à obtention des papiers.

S'il vous plaît; signez et partagez largement cette pétition qui apportera un fort soutien à Lorena et ses enfants !

 

Le comité de soutien.

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