Soutien à la JC Loire suite au 1er mai 2024

Le problème

Cette année, la traditionnelle manifestation du 1er mai de Saint-Etienne s’est transformée en objet médiatique, après que Raphaël Glucksmann, candidat aux élections européennes, se soit fait sortir du cortège.


Face à la pluie de prise de positions publiques de différents responsables politiques ou figures militantes pour condamner ce qui s’est passé, il nous a paru nécessaire en tant que fédération du MJCF de revenir sur les raisons qui nous ont poussés, nous et de nombreux camarades avec ou sans étiquette politique, à nous réjouir du départ de M. Glucksmann de
cette manifestation pour fuir des slogans hostiles à son égard, une réalité bien éloignée du déferlement de violence décrié par les médias.


Nous débuterons donc son CV en 2006, année où, adhérant d’Alternative libérale, il doit un temps être candidat aux élections législatives de 2007 et soutient, à la présidentielle de 2007, le futur président Nicolas Sarkozy.
En 2009, il devient le conseiller officiel du dictateur Mikheill Saakachvili, président géorgien de l’époque. Il le restera jusqu’au départ de ce dernier en 2013. Durant cette période, Saakachvili supprime le salaire minimum, licencie des dizaines de milliers de fonctionnaires et abaisse fortement les impôts pour les entreprises et les actionnaires. Ces mesures contre
les travailleurs et travailleuses s’accompagnent d’une féroce répression des manifestations, des cas de tortures sur des prisonniers sont également avérés.
En 2019, Raphaël Gluksmann se repeint en homme de gauche et devient la tête de liste Parti-Socialiste(PS) / Place-Publique aux élections européennes. Le Parti Socialiste, au pouvoir de 2012 à 2017, sort alors de cinq années de politique libérale où il a orchestré la casse du code du travail avec la Loi Travail, mis en place le CICE, la loi macron, renforcé l’impunité de la police et agité le débat public de propositions de mesures islamophobes et racistes.
Élue eurodéputé, R. Glucksmann vote en 2019 une loi européenne mettant sur le même plan l’URSS et le Troisième Reich, apposant un signe égal entre nazisme et communisme. Il participe ainsi à une insupportable réécriture de l’histoire qui touche au quotidien notre mouvement en décrédibilisant notre militantisme à partir d’absurdités... Dès lors comment
considérer ce personnage comme un camarade ?
C’est sous ce même mandat qu’il prendra de nombreuses positions anti-palestiniennes.
Enfin, il y a seulement quelques jours, il justifiait l’envoi de la police pour débloquer les campus occupés en solidarité avec la Palestine, faisant fi de la franchise universitaire. À Saint-Étienne, c’est la veille de ce 1er mai que l’antenne locale de l’IEP de Lyon, bloquée par ses étudiants en solidarité à Gaza depuis le 28 avril, fait les frais d’une répression démesurée selon des modalités qu’il avait défendues.
Aujourd’hui, il est de nouveau candidat aux élections européennes, persistant à se présenter comme un homme de gauche, malgré un parcours tendant à discréditer cette version. Figure politique montante dans les médias, il nous apparaît comme le parfait remplaçant d’Emmanuel Macron comme candidat d’une bourgeoisie se déclarant « humaniste », mais
nous n’avons besoin ni d’un deuxième Hollande ni d’un deuxième Macron.

Partout dans le monde, l’histoire a fait du 1er mai une date de mobilisation pour le droit des travailleurs et des travailleuses, ainsi que de démonstrations de leur solidarité internationale.
Or, de la justification de la répression de nos camarades à la casse des droits des travailleurs Géorgien en passant par son opposition à la cause palestinienne, les valeurs que porte cette date sont tristement absentes du parcours politique de M. Glucksmann.

Alors n’en déplaise aux dirigeants politiques ou aux personnalités médiatiques qui condamnent depuis Paris, Saint-Etienne est une ville cosmopolite et prolétaire, riche d’un milieu militant et associatif fier de ses valeurs internationalistes et où l’on ne pardonne ni les trahisons de 2012 ni les politiques contre les travailleurs et travailleuses qu’ils ou elles vivent en France, en Géorgie ou en Palestine.
Ainsi, nous ne regrettons pas d'avoir pris part, aux côtés de nos camarades issus de différents horizons politiques, à cette initiative de sortir cet énième candidat libéral de la manifestation. Ceux qui nous accusent aujourd’hui d'être à l’origine des divisions politiques dans “notre camp” feraient mieux de se rappeler que ce sont eux qui ont fait le choix de démultiplier les listes partisanes en vue du scrutin à venir. Qu’ils sachent maintenant que le défilé du 1er mai de Saint-Étienne est un espace de revendications et de solidarité, pas une scène médiatique où l’on se pavane pour servir son jeu électoraliste ...
Dans l’emballement médiatique que nous connaissons, nous tenions à remercier toutes celles et ceux qui, en privé ou publiquement, nous apportent leur soutien depuis hier, merci également aux différentes fédérations du MJCF qui tiennent bon à nos côtés. Qu’importent
les proportions que prend ce micro-événement, nous repartons au combat politique plus motivés que jamais. Nous invitons toutes celles et ceux, ayant à cœur d’arracher de nouveaux droits et de porter des valeurs internationalistes et solidaires à nous rejoindre.

Qui sommes-nous :
La Jeunesse Communistes de la Loire est la première organisation politique de jeunesse du département. Nous sommes membres du MJCF depuis notre refondation en 2006 et indépendante de tous partis politiques.

Cette pétition avait 478 signataires

Le problème

Cette année, la traditionnelle manifestation du 1er mai de Saint-Etienne s’est transformée en objet médiatique, après que Raphaël Glucksmann, candidat aux élections européennes, se soit fait sortir du cortège.


Face à la pluie de prise de positions publiques de différents responsables politiques ou figures militantes pour condamner ce qui s’est passé, il nous a paru nécessaire en tant que fédération du MJCF de revenir sur les raisons qui nous ont poussés, nous et de nombreux camarades avec ou sans étiquette politique, à nous réjouir du départ de M. Glucksmann de
cette manifestation pour fuir des slogans hostiles à son égard, une réalité bien éloignée du déferlement de violence décrié par les médias.


Nous débuterons donc son CV en 2006, année où, adhérant d’Alternative libérale, il doit un temps être candidat aux élections législatives de 2007 et soutient, à la présidentielle de 2007, le futur président Nicolas Sarkozy.
En 2009, il devient le conseiller officiel du dictateur Mikheill Saakachvili, président géorgien de l’époque. Il le restera jusqu’au départ de ce dernier en 2013. Durant cette période, Saakachvili supprime le salaire minimum, licencie des dizaines de milliers de fonctionnaires et abaisse fortement les impôts pour les entreprises et les actionnaires. Ces mesures contre
les travailleurs et travailleuses s’accompagnent d’une féroce répression des manifestations, des cas de tortures sur des prisonniers sont également avérés.
En 2019, Raphaël Gluksmann se repeint en homme de gauche et devient la tête de liste Parti-Socialiste(PS) / Place-Publique aux élections européennes. Le Parti Socialiste, au pouvoir de 2012 à 2017, sort alors de cinq années de politique libérale où il a orchestré la casse du code du travail avec la Loi Travail, mis en place le CICE, la loi macron, renforcé l’impunité de la police et agité le débat public de propositions de mesures islamophobes et racistes.
Élue eurodéputé, R. Glucksmann vote en 2019 une loi européenne mettant sur le même plan l’URSS et le Troisième Reich, apposant un signe égal entre nazisme et communisme. Il participe ainsi à une insupportable réécriture de l’histoire qui touche au quotidien notre mouvement en décrédibilisant notre militantisme à partir d’absurdités... Dès lors comment
considérer ce personnage comme un camarade ?
C’est sous ce même mandat qu’il prendra de nombreuses positions anti-palestiniennes.
Enfin, il y a seulement quelques jours, il justifiait l’envoi de la police pour débloquer les campus occupés en solidarité avec la Palestine, faisant fi de la franchise universitaire. À Saint-Étienne, c’est la veille de ce 1er mai que l’antenne locale de l’IEP de Lyon, bloquée par ses étudiants en solidarité à Gaza depuis le 28 avril, fait les frais d’une répression démesurée selon des modalités qu’il avait défendues.
Aujourd’hui, il est de nouveau candidat aux élections européennes, persistant à se présenter comme un homme de gauche, malgré un parcours tendant à discréditer cette version. Figure politique montante dans les médias, il nous apparaît comme le parfait remplaçant d’Emmanuel Macron comme candidat d’une bourgeoisie se déclarant « humaniste », mais
nous n’avons besoin ni d’un deuxième Hollande ni d’un deuxième Macron.

Partout dans le monde, l’histoire a fait du 1er mai une date de mobilisation pour le droit des travailleurs et des travailleuses, ainsi que de démonstrations de leur solidarité internationale.
Or, de la justification de la répression de nos camarades à la casse des droits des travailleurs Géorgien en passant par son opposition à la cause palestinienne, les valeurs que porte cette date sont tristement absentes du parcours politique de M. Glucksmann.

Alors n’en déplaise aux dirigeants politiques ou aux personnalités médiatiques qui condamnent depuis Paris, Saint-Etienne est une ville cosmopolite et prolétaire, riche d’un milieu militant et associatif fier de ses valeurs internationalistes et où l’on ne pardonne ni les trahisons de 2012 ni les politiques contre les travailleurs et travailleuses qu’ils ou elles vivent en France, en Géorgie ou en Palestine.
Ainsi, nous ne regrettons pas d'avoir pris part, aux côtés de nos camarades issus de différents horizons politiques, à cette initiative de sortir cet énième candidat libéral de la manifestation. Ceux qui nous accusent aujourd’hui d'être à l’origine des divisions politiques dans “notre camp” feraient mieux de se rappeler que ce sont eux qui ont fait le choix de démultiplier les listes partisanes en vue du scrutin à venir. Qu’ils sachent maintenant que le défilé du 1er mai de Saint-Étienne est un espace de revendications et de solidarité, pas une scène médiatique où l’on se pavane pour servir son jeu électoraliste ...
Dans l’emballement médiatique que nous connaissons, nous tenions à remercier toutes celles et ceux qui, en privé ou publiquement, nous apportent leur soutien depuis hier, merci également aux différentes fédérations du MJCF qui tiennent bon à nos côtés. Qu’importent
les proportions que prend ce micro-événement, nous repartons au combat politique plus motivés que jamais. Nous invitons toutes celles et ceux, ayant à cœur d’arracher de nouveaux droits et de porter des valeurs internationalistes et solidaires à nous rejoindre.

Qui sommes-nous :
La Jeunesse Communistes de la Loire est la première organisation politique de jeunesse du département. Nous sommes membres du MJCF depuis notre refondation en 2006 et indépendante de tous partis politiques.

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