Soutien à Guillaume Meurice - Pour la liberté d'expression, le droit à la satyre et à la c


Soutien à Guillaume Meurice - Pour la liberté d'expression, le droit à la satyre et à la c
The Issue
Le 29 octobre 2023, l’humoriste Guillaume Meurice qui, lors de l’émission de France Inter "Le grand dimanche soir", avait qualifié dans sa chronique le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, de « sorte de nazi mais sans prépuce », a commencé à recevoir de la part d'auditeurs, de citoyens, de politiques de la majorité présidentielle, des députés LR ou encore RN, des attaques, des menaces de mort, des insultes, des pressions.
Des associations juives ont alors porté plainte pour «provocation à la violence et à la haine antisémite» contre l'humoriste, plainte qui a été classée sans suite en avril dernier.
LE dimanche 28 avril 2024, Guillaume Meurice s'est de nouveau, dans sa chronique, appuyé sur cette blague en disant « par exemple, si je dis que Netanyahou est une sorte de nazi mais sans prépuce, c'est bon, le procureur l'a dit cette semaine. Ça, allez-y, vous pouvez, vous en faites des mugs, des T-shirts."
Suite à cela, Guillaume Meurice à communiquer sur le fait que la direction de Radio France souhaitait le convoquer à un entretien préalable pouvant conduire à un licenciement.
L'heure est grave : au moment où la liberté d'expression en France, des humoristes et des politiques est la plus attaquée, au moment où l'Etat de droit transforme cette liberté d'expression, dans le cadre du conflit israélo-palestinien, en délit d'opinion, en jugeant la défense du peuple palestinien comme "apologie du terrorisme", il est de notre devoir de nous questionner, et que nos représentants au parlement se questionnent, sur cette liberté d'expression.
Par essence, dans le cadre des limites de la loi (racisme, antisémitisme...), la liberté d'expression engage chacun à pouvoir exprimer ses idées sans craindre le joug d'un représentant supérieur, de la justice ou de quiconque.
Par essence, la Républiques est une et indivisible, laïque et devrait tolérer voir protéger les opinions des citoyens en leur permettant de débattre sereinement de ce qu'il se passe à Gaza, et notamment, de pouvoir défendre l'argument, reconnu par la CIJ le 26 janvier 2024, qu'il existe un "risque plausible de génocide de la population palestinienne à Gaza".
Nous souhaitons rappeler également que lors des attentats de Charlie Hebdo, tous les citoyens à quelques exceptions près, étaient "Charlie" et donc acceptaient que la liberté d'expression aille parfois titiller, voir piquer certaines religions, ce qui était le cas à l'époque avec les musulmans et l'Islam.
Nous interpellons donc politiques, citoyens, parlementaires, direction de France Inter et le gouvernement, afin de pouvoir permettre à Guillaume Meurice de continuer son activité sans crainte de représailles.
Reprenons nous en main, redevenons la patrie des Droits de l'Homme.

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Le 29 octobre 2023, l’humoriste Guillaume Meurice qui, lors de l’émission de France Inter "Le grand dimanche soir", avait qualifié dans sa chronique le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, de « sorte de nazi mais sans prépuce », a commencé à recevoir de la part d'auditeurs, de citoyens, de politiques de la majorité présidentielle, des députés LR ou encore RN, des attaques, des menaces de mort, des insultes, des pressions.
Des associations juives ont alors porté plainte pour «provocation à la violence et à la haine antisémite» contre l'humoriste, plainte qui a été classée sans suite en avril dernier.
LE dimanche 28 avril 2024, Guillaume Meurice s'est de nouveau, dans sa chronique, appuyé sur cette blague en disant « par exemple, si je dis que Netanyahou est une sorte de nazi mais sans prépuce, c'est bon, le procureur l'a dit cette semaine. Ça, allez-y, vous pouvez, vous en faites des mugs, des T-shirts."
Suite à cela, Guillaume Meurice à communiquer sur le fait que la direction de Radio France souhaitait le convoquer à un entretien préalable pouvant conduire à un licenciement.
L'heure est grave : au moment où la liberté d'expression en France, des humoristes et des politiques est la plus attaquée, au moment où l'Etat de droit transforme cette liberté d'expression, dans le cadre du conflit israélo-palestinien, en délit d'opinion, en jugeant la défense du peuple palestinien comme "apologie du terrorisme", il est de notre devoir de nous questionner, et que nos représentants au parlement se questionnent, sur cette liberté d'expression.
Par essence, dans le cadre des limites de la loi (racisme, antisémitisme...), la liberté d'expression engage chacun à pouvoir exprimer ses idées sans craindre le joug d'un représentant supérieur, de la justice ou de quiconque.
Par essence, la Républiques est une et indivisible, laïque et devrait tolérer voir protéger les opinions des citoyens en leur permettant de débattre sereinement de ce qu'il se passe à Gaza, et notamment, de pouvoir défendre l'argument, reconnu par la CIJ le 26 janvier 2024, qu'il existe un "risque plausible de génocide de la population palestinienne à Gaza".
Nous souhaitons rappeler également que lors des attentats de Charlie Hebdo, tous les citoyens à quelques exceptions près, étaient "Charlie" et donc acceptaient que la liberté d'expression aille parfois titiller, voir piquer certaines religions, ce qui était le cas à l'époque avec les musulmans et l'Islam.
Nous interpellons donc politiques, citoyens, parlementaires, direction de France Inter et le gouvernement, afin de pouvoir permettre à Guillaume Meurice de continuer son activité sans crainte de représailles.
Reprenons nous en main, redevenons la patrie des Droits de l'Homme.

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Petition created on May 3, 2024