Soutien à la Famille M

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Le problème

Cette pétition vise à demander la régularisation d'une famille angolaise en danger. 

En 2024, cette famille, M et Mme M, leurs 3 enfants et leurs 2 neveux, a dû fuir l'Angola et solliciter la protection de l'état français. 

Monsieur et Mme M menaient dans leur pays une vie ordinaire. Il était professeur des écoles, et elle était conseillère bancaire.

En 2023, Monsieur M. a eu le courage de devenir lanceur d'alerte et de s'élever contre la corruption découverte dans un syndicat dont il était membre. Le 5 juin 2023, il a participé à une contestation pacifique avec des travailleurs modestes de la région de Huambo, mais la manifestation a été réprimée dans le sang, la police tirant sur la foule. 

Monsieur M a perdu deux amis et collègues, abattus sous ses yeux. Alors qu'il tentait de leur porter secours, la police l'a interpelé avec une grande brutalité. Il a été incarcéré pendant 8 mois et torturé. 

Persécuté par le régime autoritaire, menacé de mort par les familles des deux manifestants tués qui le tenaient pour responsable du drame, Monsieur M. n'a eu d'autre choix que fuir l'Angola. Quand sa femme a été arrêtée à son tour et interrogée brutalement, quand ses enfants et ses neveux ont été empêchés d'aller à l'école, la famille a pris la lourde de décision de tout quitter, pour se mettre à l'abri.

Ils sont arrivés en France comme demandeurs d'asile. Ils ne savaient pas notre langue et l'ont apprise, seuls d'abord, puis en suivant des cours dans une association. Ils ont poussé leurs enfants à bien travailler à l'école ; leurs enfants sont devenus d'excellents élèves. Ils se sont investis dans leur voisinage, dans leur église, dans leur maison de quartier où ils ont fait du bénévolat. Ils ont participé, comme parents, à des projets menés par les écoles de leurs enfants. Ils ont cherché et trouvé un emploi dans un hôtel. Monsieur M est en CDI depuis un an. 

Tout s'est effondré en août 2026, quand la famille a appris que sa demande d'asile était rejetée. Malgré les cicatrices, les témoignages, le mandat de libération et les documents judiciaires présentés, la cour nationale du droit d'asile (CNDA) a rejeté leur recours. Ils ont été sommés de quitter leur logement. Ils ne bénéficient plus de l'aide versée aux demandeurs d'asile.

Sans papiers, Monsieur M. doit renoncer à son emploi. Son employeuse se désole de devoir se séparer d'un salarié irréprochable alors même qu'elle peine à recruter. Elle a accepté de prolonger le contrat de travail dans l'espoir que la situation soit régularisée, et a formulé une promesse d'embauche en CDI pour Monsieur M. et en CDD avec un CDI par la suite pour Mme M.

Cette famille mérite d'être enfin écoutée sur ses raisons d'avoir sollicité la protection de notre pays !

Cette famille mérite que les gages de parfaite intégration qu'elle a donnés soient enfin pris en considération! 

Cette cheffe d'entreprise mérite de garder des salariés qui donnent entière satisfaction et contribuent à l'économie de notre pays !

Nous voulons dire ici, en tant que citoyens français, notre honte du rejet formulé par l'administration de notre pays, notre honte de cette porte qui se ferme sur des gens qui ont coché toutes les cases pour mériter d'être aidés, accueillis et considérés !

Nous voulons, ici, tendre la main à cette famille et la prémunir d'un danger certain, en demandant aux autorités compétentes, au vu de toutes les raisons invoquées précédemment, une régularisation de sa situation administrative qui honorerait la République Française.

 

 

Le comité de soutien à la famille M: des personnels, élèves et parents d'élèves des établissements scolaires Collège Jean Moulin, Collège Jules Verne, Ecole Pablo Neruda, Lycée Kyoto, Lycée Aliénor d'Aquitaine, Lycée LP2I, Lycée du Dolmen, des élus, les associations 100 pour 1 Vienne et RESF 86,  Maison de Sève, les syndicats SNES et Sud Education...

 

 

 

 

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