

Pour que le chantier RATP RER B d'Arcueil (94110) ne mette pas en danger les riverains
Le problème
Depuis le printemps 2021, la RATP transforme son parc technique d'Arcueil (94110) afin d'y installer une base logistique pour conduire des travaux sur toute la ligne RER B Sud.
De nouveaux équipements sont construits, notamment des bassins de décantation d'eau usées, ainsi que deux fosses à ballast destinée à accueillir des centaines de tonnes de cailloux neufs et usagers, acheminés par convois ferroviaires ou routiers.
Cette nouvelle activité va générer des nuisances permanentes -de jour comme de nuit- pendant plusieurs années. Outre le bruit, la poussière, les émanations de diesel et le stockage à ciel ouvert de déchets non identifiés... les riverains alertent depuis plus d'un an sur le risque avéré de glissement de terrain consécutifs à la présence de nombreuses carrières souterraines autour du part technique, dont beaucoup ne sont pas encore répertoriées.
Avant même le démarrage de l'activité récurrente sur cette parcelle, les travaux d'aménagement conduits depuis le printemps 2021 sur cette dernière, révèlent un avant-goût de ce qui nous attend pour les prochaines années... Au grès des travaux qui progressent, nos maisons vibrent, le bruit permanent ou intense devient insupportable, l'air devient parfois irrespirable, la circulation de poids lourds a été décuplée dans notre petite rue. Bref, ce quartier résidentiel paisible se transforme sous nos yeux en une zone industrielle !
Après plus d'un an d'échanges et de discussion, nous demandons aux pouvoirs publics d'assurer notre sécurité physique et psychique, en exigeant de la RATP qu'elle garantisse la maîtrise de son chantier et fiabilise ses travaux. Il s'agit pour elle d'intégrer pleinement son environnement immédiat comme composante majeure -et à part entière- de son projet.
Nous demandons aux pouvoirs publics de garantir notre sécurité, en veillant notamment à ce que la RATP, en tant que maître d'ouvrage et établissement public agissant pour le compte de l'Etat :
- Maîtrise le risque de mouvement de terrain qu'elle fait peser sur domaine public et aux bâtis privés à proximité du chantier, du fait des nombreuses carrières souterraines, notamment sous la rue du 8 mai 1945 ainsi qu'à l'intérieur de la colline jouxtant le parc technique et soutenant la rue Paul Bert.
Préalablement à la mise en service de l'activité récurrente (base logistique), nous exigeons qu'un audit carrière soit réalisé pour connaître l'état réel du quartier et évaluer le risque induits par les vibrations inédites que l'activité va produire. A l'issue de ce dernier -et préalablement à la poursuite de l'activité- des travaux de sécurisation seraient, le cas échéant, conduits par la RATP pour contenir le risque de glissement de terrain aux alentours du parc. A ce jour, nous ne pouvons pas exclure l'éventualité d'une rupture de canalisation (eau, gaz, etc.) suite à un mouvement de terrain induit par la propagation des vibrations dans les carrières à proximité du chantier.
Nos maisons ont violemment tremblés les 14 et 15 novembre dernier, des vérandas construites sur des sols ayant fait l’objet de consolidation et de comblement conformes aux prescriptions des carrières de France ont dangereusement tremblé, des objets sont tombés des étagères. Les secousses ont été particulièrement alarmantes et ont fortement angoissé l’ensemble des riverains. - Maîtrise la pollution atmosphérique engendrée par son activité (poussière de ballast, particules fines, émanation de diesel issues des machines industrielles).
- Maîtrise les nuisances sonores qu'elle provoque sans interruption, notamment la nuit au détriment de notre sommeil et notre santé.
- Maîtrise les flux de poids lourds acheminant les matériaux sur le parc technique en traversant la "petite" rue Paul Bert, au détriment de la sécurité et de la tranquillité et riverains
- S'engage à une gestion responsable des déchets qu'elle stockera sur le parc (à ciel ouvert ?). Il s'agit des déchets qu'elle acheminera depuis les zones de chantier établies le long de la ligne B du RER mais aussi de ceux produits sur place (eaux usées, matières diverses, etc.). Nous craignons notamment que des matériaux dangereux et non identifiés soient stockés à ciel ouvert ou brûlés sans contrôle... sous nos fenêtre, comme cela fut parfois observé par le passé (2010-13).
Finalement, nous demandons aux pouvoirs publics d'auditer l'activité qui s'installe durablement suite à la transformation en cours du parc technique RATP. Sans aucune concertation, nous glissons, en effet, d'un simple site hébergeant des voies de garages pour les trains à une zone d'activité industrielle intense. N'avons-nous pas affaire à une "installation classée" (ICPE) installée au cœur d'un quartier résidentiel et sans aucun contrôle préalable ? https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations
En condition opérationnelle, l'exploitation des deux fosses à ballasts signifie le bennage et dé-bennage quotidien de milliers de tonnes de cailloux dans des citernes ouvertes, avec bruit, vibrations, poussière, grues et moteurs diésel.
Mesdames, Messieurs, notre santé et notre sécurité est en jeu... Le Grand Paris ne saurait se construire avec des pratiques du Far West, hors de tout contrôle et sans considération pour les riverains. Nous attirons votre attention sur la probable inadéquation du site d'Arcueil à l'hébergement d'une telle activité industrielle, du fait de son contexte local : importante densité de carrières, proximité immédiate des habitations, quartier purement résidentiel.
Quelle administration a donné son aval pour ce chantier ? L'Inspection Générale des Carrières s’est-elle engagée pour ces travaux, conduits sans étude préalable ? BruitParif est-il dans la boucle des décisions ?
A l'évidence, la RATP semble dépassée par l'impact de son chantier sur le voisinage et ne semble pas maîtriser les contraintes qu'elle fait subir à son environnement direct.
Inquiets du risque d’effondrement et échaudés par l’accumulation des problèmes et nuisances que nous rencontrons depuis plusieurs mois, nous exigeons l’arrêt IMMÉDIAT de ce chantier RATP afin d'écarter tout danger lié à la conduite défaillante de ce dernier et pour qu'un audit et des propositions concrètes soient établis dès que possible.
N'attendons pas qu'un accident se produise et que notre santé se dégrade pour prendre les décisions qui s'imposent. Les pouvoirs publics ont le devoir de protéger les citoyens face à un chantier "hors sol" déconnecté des problématiques et contraintes de terrain. Les riverains ne sont pas des cobayes ou des variables d'ajustement des budgets et calendriers de la RATP. Nous faisons partie du contexte et de la solution.
Comme nous le soulignons depuis plus d'un an, le choix du site d'Arcueil pour accueillir une activité industrielle intense est vraisemblablement inapproprié au regard de la configuration du quartier et du terrain. A l'évidence, cette zone de chantier devrait être migrée vers un site éloigné des habitations et exempt de carrières, comme la base travaux RATP de Massy. Tous ces points ont déjà été largement débattus par les élus, la RATP et les riverains, notamment lors du précédent chantier de 2010-13. Il est désormais temps d'agir !
Les habitants des rues du 8 mai 1945 et Paul Bert à Arcueil (94110), sis à quelques mètres à peine de cette nouvelle zone industrielle improvisée.
Pétition fermée
Le problème
Depuis le printemps 2021, la RATP transforme son parc technique d'Arcueil (94110) afin d'y installer une base logistique pour conduire des travaux sur toute la ligne RER B Sud.
De nouveaux équipements sont construits, notamment des bassins de décantation d'eau usées, ainsi que deux fosses à ballast destinée à accueillir des centaines de tonnes de cailloux neufs et usagers, acheminés par convois ferroviaires ou routiers.
Cette nouvelle activité va générer des nuisances permanentes -de jour comme de nuit- pendant plusieurs années. Outre le bruit, la poussière, les émanations de diesel et le stockage à ciel ouvert de déchets non identifiés... les riverains alertent depuis plus d'un an sur le risque avéré de glissement de terrain consécutifs à la présence de nombreuses carrières souterraines autour du part technique, dont beaucoup ne sont pas encore répertoriées.
Avant même le démarrage de l'activité récurrente sur cette parcelle, les travaux d'aménagement conduits depuis le printemps 2021 sur cette dernière, révèlent un avant-goût de ce qui nous attend pour les prochaines années... Au grès des travaux qui progressent, nos maisons vibrent, le bruit permanent ou intense devient insupportable, l'air devient parfois irrespirable, la circulation de poids lourds a été décuplée dans notre petite rue. Bref, ce quartier résidentiel paisible se transforme sous nos yeux en une zone industrielle !
Après plus d'un an d'échanges et de discussion, nous demandons aux pouvoirs publics d'assurer notre sécurité physique et psychique, en exigeant de la RATP qu'elle garantisse la maîtrise de son chantier et fiabilise ses travaux. Il s'agit pour elle d'intégrer pleinement son environnement immédiat comme composante majeure -et à part entière- de son projet.
Nous demandons aux pouvoirs publics de garantir notre sécurité, en veillant notamment à ce que la RATP, en tant que maître d'ouvrage et établissement public agissant pour le compte de l'Etat :
- Maîtrise le risque de mouvement de terrain qu'elle fait peser sur domaine public et aux bâtis privés à proximité du chantier, du fait des nombreuses carrières souterraines, notamment sous la rue du 8 mai 1945 ainsi qu'à l'intérieur de la colline jouxtant le parc technique et soutenant la rue Paul Bert.
Préalablement à la mise en service de l'activité récurrente (base logistique), nous exigeons qu'un audit carrière soit réalisé pour connaître l'état réel du quartier et évaluer le risque induits par les vibrations inédites que l'activité va produire. A l'issue de ce dernier -et préalablement à la poursuite de l'activité- des travaux de sécurisation seraient, le cas échéant, conduits par la RATP pour contenir le risque de glissement de terrain aux alentours du parc. A ce jour, nous ne pouvons pas exclure l'éventualité d'une rupture de canalisation (eau, gaz, etc.) suite à un mouvement de terrain induit par la propagation des vibrations dans les carrières à proximité du chantier.
Nos maisons ont violemment tremblés les 14 et 15 novembre dernier, des vérandas construites sur des sols ayant fait l’objet de consolidation et de comblement conformes aux prescriptions des carrières de France ont dangereusement tremblé, des objets sont tombés des étagères. Les secousses ont été particulièrement alarmantes et ont fortement angoissé l’ensemble des riverains. - Maîtrise la pollution atmosphérique engendrée par son activité (poussière de ballast, particules fines, émanation de diesel issues des machines industrielles).
- Maîtrise les nuisances sonores qu'elle provoque sans interruption, notamment la nuit au détriment de notre sommeil et notre santé.
- Maîtrise les flux de poids lourds acheminant les matériaux sur le parc technique en traversant la "petite" rue Paul Bert, au détriment de la sécurité et de la tranquillité et riverains
- S'engage à une gestion responsable des déchets qu'elle stockera sur le parc (à ciel ouvert ?). Il s'agit des déchets qu'elle acheminera depuis les zones de chantier établies le long de la ligne B du RER mais aussi de ceux produits sur place (eaux usées, matières diverses, etc.). Nous craignons notamment que des matériaux dangereux et non identifiés soient stockés à ciel ouvert ou brûlés sans contrôle... sous nos fenêtre, comme cela fut parfois observé par le passé (2010-13).
Finalement, nous demandons aux pouvoirs publics d'auditer l'activité qui s'installe durablement suite à la transformation en cours du parc technique RATP. Sans aucune concertation, nous glissons, en effet, d'un simple site hébergeant des voies de garages pour les trains à une zone d'activité industrielle intense. N'avons-nous pas affaire à une "installation classée" (ICPE) installée au cœur d'un quartier résidentiel et sans aucun contrôle préalable ? https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations
En condition opérationnelle, l'exploitation des deux fosses à ballasts signifie le bennage et dé-bennage quotidien de milliers de tonnes de cailloux dans des citernes ouvertes, avec bruit, vibrations, poussière, grues et moteurs diésel.
Mesdames, Messieurs, notre santé et notre sécurité est en jeu... Le Grand Paris ne saurait se construire avec des pratiques du Far West, hors de tout contrôle et sans considération pour les riverains. Nous attirons votre attention sur la probable inadéquation du site d'Arcueil à l'hébergement d'une telle activité industrielle, du fait de son contexte local : importante densité de carrières, proximité immédiate des habitations, quartier purement résidentiel.
Quelle administration a donné son aval pour ce chantier ? L'Inspection Générale des Carrières s’est-elle engagée pour ces travaux, conduits sans étude préalable ? BruitParif est-il dans la boucle des décisions ?
A l'évidence, la RATP semble dépassée par l'impact de son chantier sur le voisinage et ne semble pas maîtriser les contraintes qu'elle fait subir à son environnement direct.
Inquiets du risque d’effondrement et échaudés par l’accumulation des problèmes et nuisances que nous rencontrons depuis plusieurs mois, nous exigeons l’arrêt IMMÉDIAT de ce chantier RATP afin d'écarter tout danger lié à la conduite défaillante de ce dernier et pour qu'un audit et des propositions concrètes soient établis dès que possible.
N'attendons pas qu'un accident se produise et que notre santé se dégrade pour prendre les décisions qui s'imposent. Les pouvoirs publics ont le devoir de protéger les citoyens face à un chantier "hors sol" déconnecté des problématiques et contraintes de terrain. Les riverains ne sont pas des cobayes ou des variables d'ajustement des budgets et calendriers de la RATP. Nous faisons partie du contexte et de la solution.
Comme nous le soulignons depuis plus d'un an, le choix du site d'Arcueil pour accueillir une activité industrielle intense est vraisemblablement inapproprié au regard de la configuration du quartier et du terrain. A l'évidence, cette zone de chantier devrait être migrée vers un site éloigné des habitations et exempt de carrières, comme la base travaux RATP de Massy. Tous ces points ont déjà été largement débattus par les élus, la RATP et les riverains, notamment lors du précédent chantier de 2010-13. Il est désormais temps d'agir !
Les habitants des rues du 8 mai 1945 et Paul Bert à Arcueil (94110), sis à quelques mètres à peine de cette nouvelle zone industrielle improvisée.
Les décisionnaires
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Pétition lancée le 12 décembre 2021