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#SNCF : Sanctionnez les auteurs d'actes de racisme et de discrimination #GDN

Des faits graves de discrimination au sein de la SNCF viennent d'être révélés à la suite de la visite du président Shimon Peres en Gare du Nord à Paris : des employés d'ITIREMIA (sous-traitant de la SNCF) auraient été écartés de leur poste de travail, au motif qu'ils étaient "Noirs ou Arabes", car il ne fallait "pas de salariés musulmans pour porter les bagages du Chef d'Etat israélien" *. Des cheminots et un contrôleur d'origine maghrebine ont été interdits d'accès à la voiture où était Monsieur Peres. Ce n'est pas la première fois que nous sommes témoins d'actes de discrimination et de racisme au sein de la SNCF. Elle doit aujourd'hui prendre des sanctions concernant ces actes commis par ses salariés et ses sous-traitants.

Fatigués de passer en vain par la hiérarchie, des salariés comme nous ont déjà saisi la justice, l'inspection du travail, le Défenseur des Droits, le MRAP... ces instances ont souvent condamné ces agissements, mais rien n'y fait. La SNCF ne sanctionne pas en interne et a même parfois promu les auteurs de ces actes racistes, alors que les victimes subissent des représailles de la part de leur hiérarchie.

La SNCF, ainsi que ITIREMIA sont signataires de la "Charte de la diversité" et se sont engagés à promouvoir l'égalité des chances auprès de leurs salariés. Mais ce label n'est que communication : de nombreux cas de racisme rapportés au plus haut niveau de la hiérarchie de la SNCF sont restés lettre morte.

Quand des cadres placardent des affiches politiques d'extrême-droite, quand on maintient en poste des agents de la police ferroviaire qui disent à de jeunes maghrébins "le Coran, on chie dessus" ou qui caressent la tête de jeunes noirs en leurs disant "on dirait de la peau de singe", c'est la SNCF qui est responsable ! Les insultes ne sont pas sanctionnées et les e-mails clairement racistes circulent par l'intermédiaire des messageries professionnelles sans que l'on n'y trouve rien à redire.

Ces faits ne sont pas spécifiques à une région ou à un métier, des témoignages affluent de partout et de tous les corps de métier à la SNCF. C'est en partageant nos expériences que nous avons pu constater qu'il y a aujourd'hui un vrai problème de racisme à la SNCF, et un manque de volonté de lutter contre ce phénomène.

Notre collectif "Droit à la différence", formé de nombreux salariés de la SNCF, déçus du manque de réponse de l'entreprise face aux délits racistes, aide les agents SNCF qui subissent ces atteintes à la dignité et qui souffrent de ces situations qui les brisent. 

Aujourd'hui, à travers cette pétition, nous demandons :

- que tous les dossiers liés à des cas de discrimination soient étudiés et que des sanctions soient prises à l'encontre des salariés ou prestataires à l'origine de ces actes;

- que la SNCF condamne publiquement les discriminations commises par ses salariés ou ses sous-traitants;

- que la SNCF s'excuse publiquement si sa responsabilité ou celle de son prestataire est avérée dans le cas de la visite de Shimon Peres en Gare du Nord.

Il est important qu'une entreprise publique comme la SNCF donne l'exemple en respectant TOUS ses salariés et en reflétant les valeurs républicaines de la France. Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit!

Merci de signer la pétition et de la partager autour de vous.

* Pour lire le communiqué de presse de Sud Rail à ce sujet http://www.sudrail.fr/index.php?page=actualite&id_article=1228&date=2013-04

Letter to
Président de la SNCF PEPY Guillaume
DRH national HISLAIRE Loïc
Des faits graves de discrimination au sein de la SNCF viennent d’être révélés à la suite de la visite du président Shimon Peres en Gare du Nord à Paris : des employés d’ITIREMIA (sous-traitant de la SNCF) auraient été écartés de leur poste de travail, au motif qu’ils étaient “Noirs ou Arabes”, car il ne fallait “pas de salariés musulmans pour porter les bagages du Chef d’Etat israélien”*. Des cheminots et un contrôleur d’origine maghrebine ont été interdits d’accès à la voiture où était Monsieur Peres. Ce n’est pas la première fois que nous sommes témoins d’actes de discrimination et de racisme au sein de la SNCF. Ce n’est pas la première fois que nous sommes témoins de discrimination et de racisme au sein de la SNCF.

Nous avons maintes fois signalé ces actes mais aucune sanction n’a été prise au sein de notre entreprise. Fatigués de passer en vain par la hiérarchie, des salariés comme nous ont déjà saisi la justice, l’inspection du travail, le Défenseur des Droits, le MRAP... ces instances ont souvent condamné ces agissements, mais rien n’y fait. La SNCF ne sanctionne pas en interne et a même parfois promu les auteurs de ces actes.

Ces faits ne sont pas spécifiques à une région ou à un métier, des témoignages affluent de partout et de tous les corps de métier à la SNCF. C’est en partageant nos expériences que nous avons pu constater qu’il y a aujourd’hui un vrai problème de racisme à la SNCF, et un manque de volonté de lutter contre ce phénomène.

Notre collectif “Droit à la différence”, formé de nombreux salariés de la SNCF, déçus du manque de réponse de l’entreprise face aux délits racistes, aide les agents SNCF subissant ces atteintes à la dignité et qui souffrent de ces situations qui les brisent.

Aujourd’hui, à travers cette pétition, nous demandons :
- que tous les dossiers liés à ces cas de discrimination soient étudiés et que des sanctions soient prises à l’encontre des salariés ou prestataires à l’origine de ces actes
- que la SNCF condamne publiquement les discriminations commise par ses salariés ou ses sous-traitants
- que la SNCF s’excuse si sa responsabilité ou celle de son prestataire est avérée dans le cas de la visite de Shimon Peres en Gare du Nord

En tant qu’entreprise publique, vous devez donner l'exemple en respectant TOUS vos salariés et en reflétant les valeurs républicaines de la France. Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit!

Nous espérons que vous entendrez et répondrez à notre appel pour mettre fin à cette situation grave et qui n’a que trop duré.