

Quand EDF ne respecte pas le tribunal des Prud’hommes de Paris !
Lorsque j’ai été licencié de manière lâche par l"adjoint RH de M. DUTHEIL, Directeur de la DPN, ces derniers, sous la pression du Directeur de la DPNT, se sont empressés de me licencier sur des fondements plus que malsains et nauséabonds, comme on semble malheureusement l’apprendre chez EDF. Dans mon dossier relatif au harcèlement moral, nous avons réussi à faire condamner EDF pour "harcèlement moral" et "manquement à la sécurité". Ces personnes, nommément citées, sont donc reconnues responsables, de par leurs fonctions, d’avoir participé à ce harcèlement. La justice a parlé ! Mais malgré cela, ils ont procédé à mon licenciement sur la base de mensonges et de faux témoignages ! Lorsqu’on ment à ce point, n’est-il pas légitime de s’interroger sur leur sincérité en matière de sûreté nucléaire ?
Venons-en au Conseil de Prud’hommes (CPH) de Paris. Après mon licenciement, nous avons engagé une procédure contre EDF pour licenciement abusif. Dès la première étape – le bureau de conciliation – EDF ne s’est même pas présenté, faisant fi des conseillers prud’homaux et de leur rôle essentiel dans la justice sociale. Ce n’est pourtant pas une petite PME à qui on pourrait pardonner ce genre de comportement !
Ensuite est venu le calendrier de procédure, que chaque partie est censée respecter pour garantir le principe du contradictoire. Là encore, EDF a failli. En juin, ils ont rendu leurs conclusions avec presque un mois de retard, alors que leur avocat, relu par le service juridique d’EDF, travaille aux frais du contribuable ! En nous livrant leurs conclusions tardivement, EDF nous a privé d’un mois de préparation pour notre propre réponse. Malgré cela, nous avons rendu nos conclusions dans les délais.
EDF disposait alors d’un mois pour répondre à nos conclusions. Aujourd’hui, ils accusent plus de 15 jours de retard, nous laissant moins de 15 jours pour répondre, au lieu d’un mois. Cela prouve une chose : EDF ne respecte pas les institutions et se moque ouvertement du calendrier judiciaire.
Le Directeur de la DPNT, ose appeler ses collaborateurs "mes troupes", comme il l’écrivait à un journaliste en 2022 à mon sujet. Une façon bien méprisante et autoritaire de parler de salariés civils, comme s’il était encore au cabinet de M. Le Drian ou sur un champ de bataille ! Honteux ! Pourtant ses troupes ont du mal à respecter des délais ... comme l'EPR d'ailleurs !
EDF, une entreprise publique, piétine la justice et les valeurs de la République. À cela s’ajoute une gestion interne déplorable : le nouveau PDG a évincé sa DRH, venue de Naval Group, qui végète désormais à Wagram, grassement rémunérée avec l’argent du contribuable, pour on ne sait quelle mission – puisqu’il n’y a aucun poste au-dessus du DRH groupe !
EDF, en ne se présentant pas à la conciliation et en bafouant le calendrier du CPH, révèle une chose : s’ils vont jusqu’en cassation, cela démontrera leur profond mépris des règles et de la justice.