

Le projet immobilier serait desservi par le chemin de PenHelen, et éventuellement avec une sortie par la rue Antoine Laurent de Jussieu selon le permis modificatif.
Pour mémoire les cinq niveaux de béton face au Vallon du Stang Alar offriraient 27 logements, pour 28 places de parking, dont 3 PMR.
Le stationnement prévu est très insuffisant ; beaucoup de résidents du quartier utilisent deux véhicules, en particulier les jeunes couples qui travaillent et ont des enfants. Les occupants du projet immobilier seraient donc contraints d'aller stationner en permanence dans les deux lotissements voisins. Le Clos du Stang Alar est déjà saturé : il dispose de seulement huit places de stationnement "visiteurs", et l'absence de trottoirs oblige les résidents ayant plusieurs voitures à stationner sur la chaussée.
En se basant sur des évaluations de Brest Métropole pour d'autres projets, on peut prévoir un flux de 54 à 108 véhicules par jour, alors qu'actuellement le chemin de Pen Helen dessert UNE habitation qui utilise DEUX véhicules. Or le chemin de Pen Helen est une voie d'accès piétonne au Vallon, étroite et dépourvue de trottoirs, utilisée quotidiennement par les promeneurs, les sportifs, les enfants des écoles ou des centres aérés, les nourrices et leurs enfants en poussette… Comment protéger ces usagers fragiles de la circulation ?
Il faut observer que ces considérations ne sont pas prises en compte dans le permis de construire, dont l'étude se limite au périmètre du terrain à bâtir : il n'y a pas eu étude préalable des flux de circulation piétonne dans le chemin de Pen Helen, ni des flux de circulation automobile dans le lotissement Clos du Stang Alar, ni des possibilités de stationnement dans les deux quartiers voisins du projet.
Un courrier a été adressé le 26 mai 2017 à M. le Président de Brest Métropole, M. François Cuillandre, qui disait ceci : « Il n'est guère possible d'apprécier la pertinence de ce permis et ses conséquences sur la circulation des véhicules, des piétons et la sécurité des déplacements sans savoir quels aménagements ce permis entraînerait pour les voies desservies ou servantes : vos services n'ont pas manqué d'étudier ces questions, mais leurs conclusions ne figurent pas au permis de construire, qui se limite strictement au périmètre des parcelles cadastrales concernées.»
La réponse de M. Thierry Fayret, à l'époque Vice-Président à l'Urbanisme, est arrivée le 9 juin suivant : concernant les voiries extérieures au projet « il n'y a pas d'étude communicable ». Donc soit il n'y a pas eu d'étude (Brest Métropole verra quoi faire une fois que le projet sera construit), soit il y a eu une étude, mais Brest Métropole ne juge pas nécessaire d'en donner la teneur aux habitants du quartier. C'est pourtant ce même Thierry Fayret qui se vantait dans un numéro de la revue Sillages de pratiquer « une concertation de plus en plus fine » avec les habitants.
Les requérants contre ce projet ont mentionné dans leurs recours ces graves dangers menaçant la sécurité des usagers piétons, et les menaces sur la sécurité de la circulation des véhicules, ainsi que les inconvénients dus au stationnement insuffisant.
Dans leurs mémoires en réponse, par l'intermédiaire de leurs avocats, Brest Métropole et Iroise Promotion n'ont donné aucun élément probant, se contentant d'affirmations lénifiantes. Le fait que le chemin de Pen Helen accueille déjà des véhicules (deux !) sans qu'il n'y ait jamais eu d'incident semble suffisamment prouver aux yeux d'Iroise Promotion qu'il en sera de même à l'avenir !
En conclusion dans ce projet, la sécurité des piétons accédant au Vallon du Stang Alar ou se déplaçant dans les deux lotissements voisins n'est pas prise en compte. Le difficultés de circulation et de stationnement automobiles non plus. Le projet est démesuré par rapport au quartier où il est situé !