

Le chemin de Pen Helen, ainsi que le terrain du projet immobilier, comportent chacun un espace boisé classé (EBC) : un bouquet d'arbres sur le chemin de Pen Helen, et un châtaignier sur les parcelles du projet. Selon le code de l'environnement, cela interdit « tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.
Le permis initial, accordé en mai 2016, ne mentionnait pas l'existence de ces EBC. Le permis modificatif de mai 2017 prévoit une nouvelle voie de sortie vers la rue Antoine Laurent de Jussieu, formant une rampe à 17% qui passerait à proximité immédiate de l'EBC.
En août 2018, les opposants au projet font remarquer que le permis prévoit l'acquisition d'une parcelle longeant le chemin de Pen Helen, "pour élargir ce chemin sur l'emprise de cette parcelle", afin d'améliorer la desserte automobile du projet. Et la zone d'élargissement est prévue sous les arbres protégés par l'EBC !
En septembre ils notent que le coin SW des bâtiments prévus est sous l'emprise de l'EBC protégeant le châtaignier. À cet endroit, compte tenu des logements en entresol, il faudra creuser le terrain à plus de 3m. de profondeur, ce qui suppose des travaux très importants de terrassement sous l'emprise de l'EBC, mettant en danger les racines du châtaignier, en particulier ses racines d'ancrage.
Enfin, ils constatent que Brest Métropole a défini une zone de protection de seulement deux mètres autour du tronc du châtaignier, ce qui autorise donc les engins de chantier à effectuer des terrassements et des compactages du sol sous l'emprise de la couronne de l'arbre, et dans l'EBC. Le système racinaire serait fortement endommagé.
Fin septembre — plus de deux ans après la signature du permis — le promoteur Iroise Promotion s'aperçoit que l'élargissement du chemin de PenHelen n'est finalement pas nécessaire !
À la lecture du PLU, on ne peut qu'être admiratif ! Brest Métropole y met en valeur la protection des EBC, ainsi que celle des "espaces d'intérêt paysager", comme les arbres le long du chemin du vallon bordant le projet.
On y décrit la trame verte et bleue, « outil d'aménagement durable, qui doit favoriser la biodiversité, contribuer au fonctionnement de corridors écologiques ». Et le Vallon qui est une pièce essentielle de cette trame verte, y est décrit comme un « cœur de biodiversité ».
Mais quand on voit avec quelle légèreté les prescriptions du PLU sont étudiées par le promoteur, et le peu de rigueur avec laquelle les services municipaux instruisent le permis de construire, on ne peut que demander l'abandon de ce projet pharamineux, qui prévoit de surplomber le Vallon de ses cinq niveaux de béton, sur 70 m. de large.
Le Vallon du Stang Alar, nous sommes 400.000 à le fréquenter chaque année ; il a été inscrit comme l'un des six sites d'intérêt patrimonial de Brest Métropole. Protégeons le !