Mise à jour sur la pétitionN'autorisez pas 5 niveaux de béton dans le Stang Alar !5 niveaux de béton au Stang Alar ? Saison 3 !
Association SAVESTANGALARBrest, France
31 oct. 2018

Saison 3 - Épisode 1 : eaux pluviales

Les opposants au projet ont eu à répondre en tout à neuf mémoires d'avocat ! 6 écrits par le promoteur Iroise Promotion et 3 par Brest Métropole... Les avocats des requérants ont envoyé début octobre leurs dernières répliques.

En août, les opposants au projet avaient étudié en détail trois problèmes posés par ce projet d'immeuble : la gestion des eaux pluviales, la protection des espaces boisés classés, et la sécurité des usagers du quartier.

Pour les eaux pluviales, 70% du terrain serait imperméabilisé par les voiries et parkings, ou par les toitures. Le PLU (Plan Local d'Urbanisme), qui a force de loi, impose aux promoteurs de gérer au mieux le ruissellement de ces eaux  ; de plus  les services d'Écologie Urbaine de Brest Métropole avaient ajouté des exigences supplémentaires.

 En simplifiant, les contraintes étaient les suivantes :

  • afin de préserver la quantité et la qualité de la nappe phréatique, les eaux de pluies récupérées sur les toitures devaient être contenues sur le terrain jusqu'à des pluies exceptionnelles d'occurence centennale.
  • afin de préserver la zone humide située en contrebas du projet, dans le Vallon du Stang Alar, les eaux de pluies récupérées sur les voiries et parkings devaient être dirigées vers des ouvrages de décantation et d'infiltration, une surverse étant tolérée vers le chemin de Pen Helen, avec un débit maximum de 3 L./s. par hectare, soit pour ce terrain un peu moins de 1 L./s.

Début août, les opposants au projet ont montré qu'aucun de ces objectifs n'étaient atteints.

Courant septembre, le promoteur Iroise Promotion a fourni — plus de deux ans après la signature du permis ! — une étude hydrologique complémentaire, indiquant la nécessité de construire deux ouvrages d'infiltration supplémentaires de 15.000 L. Cela montre au passage que les ouvrages prévus au départ étaient mal configurés ! Cela aurait dû être relevé par Brest Métropole lors de l'étude du permis.

Mais, malgré les nouvelles installations proposées, les objectifs requis par le PLU ne sont toujours pas atteints ! 

Pourtant, à la lecture du PLU, on ne peut qu'être admiratif ! Brest Métropole y apparaît comme une administration exemplaire pour ce qui concerne la gestion des eaux de ruissellement, la préservation des zones humides et la biodiversité.

Mais quand on voit avec quelle légèreté les prescriptions du PLU et de Brest Métropole sont étudiées par le promoteur, et le peu de rigueur avec laquelle les services municipaux instruisent le permis de construire, on ne peut que demander l'abandon de ce projet pharamineux, qui prévoit de surplomber le Vallon de ses cinq niveaux de béton, sur 70 m. de large.

Le Vallon du Stang Alar, nous sommes 400.000 à le fréquenter chaque année ; il a été inscrit comme l'un des six sites d'intérêt patrimonial de Brest Métropole. Protégeons le !

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