PISCINE DE GRANDPUITS, c'est fini. Le vote de la honte.


🏊♂️ PISCINE DE GRANDPUITS : LE VOTE DE LA HONTE, LA FERMETURE VOTÉE, LE SURSAUT REFUSÉ. MON INDIGNATION ET MA TRISTESSE SONT TOTALES.
C’est avec une immense déception et un sentiment de gâchis absolu que je vous informe des décisions prises hier soir lors du comité syndical du SMIVOM.
À la quasi-unanimité des délégués présents, le syndicat a voté la fermeture provisoire de notre piscine de Grandpuits au 1er septembre 2026.
Ne nous voilons pas la face : sous couvert d'une fermeture dite « provisoire », c'est la mort définitive de cet équipement qui vient d'être actée. Sans la réintégration des communes partenaires et sans aucune volonté de réformer la structure, la réouverture ne sera financièrement jamais possible.
❌ Seuls contre l'abandon : Quiers a dit NON.
Face à cette décision fatale, les deux élus de Quiers ont voté CONTRE, aux côtés d'un élu de Grandpuits et d'un élu de Clos-Fontaine. Nous avons été les seuls à refuser de baisser les bras.
Depuis des mois, des conditions de bon sens avaient pourtant été posées sur la table pour moderniser notre syndicat et convaincre Mormant et les autres communes de réadhérer. Ces demandes étaient à mon sens totalement justifiées :
Une représentativité démocratique et juste : On ne peut pas être le plus gros contributeur financier de la structure, compter 5 300 habitants, et disposer du même nombre de représentants qu’une commune de 250 habitants.
Une clé de répartition financière cohérente : Continuer à calculer les participations financières en se basant uniquement sur un compte administratif est un non-sens économique. Il fallait réinventer la méthode de calcul.
Un audit financier et technique à 10 ans : En tant que premier financeur, il est légitime de réclamer une vision claire et transparente des investissements à prévoir sur les dix prochaines années.
L'élargissement du périmètre du syndicat : Un syndicat doit évoluer et s'agrandir pour survivre. Refuser de chercher de nouveaux adhérents depuis des années est la cause directe du désastre d'aujourd’hui.
Le plus scandaleux ? Ces propositions n'ont même pas été débattues. Pire encore, elles n'ont même pas été évoquées en séance, comme s'il ne fallait surtout pas tenter de trouver une solution pour sauver la piscine.
🛑 Une gouvernance déconnectée de notre quotidien
Face à ces propositions de bon sens, quelle a été la réaction de la gouvernance syndicale ? Aucune contre-proposition. Rien depuis la mise en demeure du Préfet en avril dernier. Simplement un refus de négocier et un vote d'abandon.
On peut légitimement s'interroger : est-ce si facile de voter la fermeture d'un service public quand on n'en subit pas les conséquences au quotidien ? Pour le Président du SMIVOM, M. Hubert, et les élus de communes comme Champeaux, la piscine de Grandpuits n'est peut-être qu'une ligne budgétaire. Mais pour nous, Quierçois et habitants du secteur proche, cette piscine est au cœur de la vie de nos enfants et de nos familles.
💔 Un drame pour nos enfants, nos clubs et notre territoire
Derrière cette décision, les conséquences humaines et sociales sont lourdes :
Le savoir-nager sacrifié : Comment accepter de priver nos enfants d'un lieu d'apprentissage de la natation, alors que la prévention des noyades est une priorité sanitaire absolue ?
400 licenciés et des clubs abandonnés : Que va-t-il advenir du club de natation et des associations partenaires ?
Les agents et salariés impactés : J'adresse toute ma solidarité au personnel de la piscine, victime du manque de vision de la gouvernance syndicale.
Un coup dur de plus pour notre secteur : Après les difficultés industrielles subies par notre territoire (comme Boréalis ou Total), nous assistons au démontage d'un équipement de proximité essentiel.
On ne baisse pas les bras quand il s'agit de la jeunesse, de la sécurité et de la qualité de vie de nos habitants. Je tenais à vous dire la vérité en face, avec la colère d'un Maire qui refuse la résignation.
Aujourd'hui, les mots manquent face à un tel gâchis. Le constat est bien celui que je fais depuis des années : quand les postures de pouvoir, les blocages d'égos et les petites ententes politiciennes prennent le dessus sur l'intérêt général, ce sont les habitants qui en payent le prix fort. Ces manœuvres n'ont rien à faire dans la gestion d'un syndicat intercommunal.
Tristement votre.