Sauvons les communes rurales

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                     SAUVONS LES COMMUNES RURALES !

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Pour l’intercommunalité choisie ; contre l’intercommunalité imposée par l’État ; non à la disparition des communes rurales.

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Oui, les communes rurales sont une composante essentielle de nos territoires. Oui, leur existence est un facteur fondamental d’équilibre politique et social de la France contemporaine. Non, la libre administration des communes rurales n’est pas source d’inefficacité. Nous devons nous mobiliser contre leur élimination voulue et programmée par des politiques étatiques inconséquentes.

            Un processus irréversible et sournois est engagé par les lois de 2010 et de 2014, votées par les diverses majorités qui se sont succédées, lois qui prétendent réformer les collectivités locales et l’organisation territoriale.

            Sous couvert d’améliorer la gestion de nos communes et de développer des solidarités, ces lois forcent nos communes à se dissoudre dans des intercommunalités imposées ; elles les privent insidieusement de leurs compétences essentielles. Ces lois préparent méthodiquement la fin des communes rurales et l’avènement en leur lieu et place de communautés de communes désincarnées, sans nom, sans visages, sans âmes, sans passé, sans autre légitimité que technocratique.

            Bien sûr, nous souhaitons des coopérations intenses, des mutualisations fortes, des économies et plus de simplicité. Cela passe par des intercommunalités choisies et volontaires, gage de succès d’une coopération efficace entre parties prenantes.

           

   La France contemporaine a plus que jamais  besoin de ses communes rurales !

 

         Nous affirmons que nos communes sont les lieux qui conservent et protègent nos traditions, notre histoire, nos identités, nos mémoires collectives ; les lieux où se tissent les solidarités vraies, le sentiment d’appartenance, la conscience de nos racines ; les lieux qui préservent nos liens avec la Nature ; les lieux où se vivent le bénévolat, les rapports et les échanges humains qui corrigent et compensent les excès d’une mondialisation accaparante.

             Nous nous opposons à la mise sous tutelle de nos communes par des structures administratives intercommunales imposées, qui biffent le fait communal hérité de l’histoire, conquête de générations de paysans et de ruraux, réalité sociologique sensible.

         Nous dénonçons vigoureusement la démarche oblique de l’État, qui dépouille les communes rurales de leurs compétences pour les vider de leur capacité d’agir et de servir. Aujourd’hui privées de leurs compétences économiques, les communes rurales le seront demain pour l’eau, l’assainissement, l’urbanisme, l’électrification et, après demain, n’en doutons pas, pour leurs équipements publics, la jeunesse, l’enfance et d’autres encore.

            Nous prétendons que nos communes sont gérées avec tout le sérieux et toute la rigueur propre à la tradition rurale. Proches des habitants et allergiques aux gaspillages, les élus ruraux sont économes, parcimonieux, soucieux d’épargner pour assurer l’avenir et investir. Nous n’en sommes que plus irrités quand nous subissons les dépenses inutiles générées par les communautés de communes.

            Nous contestons formellement les soi-disant progrès de gestion systématiquement apportés par l’intercommunalité. La théorie technocratique veut qu’une communauté de communes apporte systématiquement des économies d’échelle et améliore la productivité des services rendus à nos concitoyens. La réalité, dans le monde rural, est malheureusement trop souvent le contraire. L’intercommunalité forcée contraint les communes à des négociations et des arrangements coûteux. Des rapports parlementaires et la Cour des Comptes dénoncent régulièrement le coût de l’intercommunalité qui additionne les dépenses et jamais n’en retranche, qui alourdit les impôts et jamais ne les allège.

            Nous déplorons l’inconséquence d’un État qui ne fait qu’alourdir le mille-feuille des administrations de nos territoires tout en affirmant sa soi-disante détermination à simplifier nos structures administratives. Pourquoi ne soutient-il pas davantage les fusions de communes lorsqu’elles sont volontaires et choisies ? Mais il poursuit obstinément sa croisade intercommunaliste, il multiple les strates administratives qui diluent les responsabilités, obscurcissent les décisions et égarent nos concitoyens.

            Nous regrettons l’inconséquence d’un État qui proclame sa volonté de réduire le nombre des postes d’élus et les effectifs de fonctionnaires locaux, et qui, par l’intercommunalité, ne cesse d’en créer par milliers.

           

Nous exigeons que la lumière soit enfin faite sur cette politique et que des bilans objectifs et chiffrés soient établis et publiés ; nous demandons que le Parlement établisse un rapport annuel sur l’intercommunalité, suivi d’un débat et d’un vote.

 Le rouleau compresseur de l’intercommunalité imposée avance toujours, au mépris de ses erreurs et de ses échecs. Nous souhaitons des coopérations choisies et volontaires, sources de vraies mutualisations et d’un service meilleur.

 Nous appelons les maires et les conseillers municipaux des communes rurales, ainsi que tous leurs habitants, à exiger le retour aux intercommunalités choisies et volontaires.

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Pétition lancée à Sainte-Jalle, Drôme, le samedi 8 avril 2017 par la coordination « Sauvons les communes rurales »



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