SAUVONS LE LOUP DE CERDAGNE (66)

Signataires récents:
Jean POMMIER et 12 autres ont signé récemment.

Le problème

Demandons l'annulation de l'arrêté de tirs contre le loup, pour le maintien de la cohabitation avec le pastoralisme. 

Le 23 septembre 2025, le préfet des Pyrénées-Orientales a signé un arrêté autorisant des tirs de défense contre le loup sur la commune de Dorres, à la demande du groupement pastoral. Huit lieutenants de louveterie ont été mobilisés pour intervenir directement auprès des troupeaux. Cette décision, lourde de conséquences, intervient alors que la présence du loup est extrêmement réduite dans notre département et que la cohabitation était jusqu’ici un modèle.

Depuis plus de 25 ans, le loup est présent dans les Pyrénées-Orientales. Sa population est infime : seulement 4 loups recensés officiellement par l’OFB sur tout le département, dont 1 seul confirmé en Cerdagne. Et malgré cette présence discrète, la cohabitation avec les habitants, éleveurs compris, a toujours été possible. Notre département fait même figure d’exemple : depuis ces 25 années, les groupements pastoraux ont su travailler avec l’acceptation du loup. Jamais un seul tir n’avait été demandé, preuve qu’un équilibre apaisé entre le monde pastoral et la présence du prédateur était possible.

La récente décision du préfet d’autoriser les tirs de défense à Dorres détruit cet équilibre fragile. Elle repose sur des données floues et contestables : rien ne prouve avec certitude que le loup soit à l’origine de toutes les prédations évoquées. De plus, l'individu présent en Cerdagne est un mâle solitaire, qui ne se reproduira donc pas. Son abattage ne représente donc aucun « gain » en matière de régulation, mais constitue une perte brutale pour une espèce déjà fragile.

Dans ce cas précis, une jeune bergère — première année d’expérience, seule pour gérer 900 brebis en estive — avait demandé depuis juillet une aide financière et humaine. Ces aides lui ont été refusées. Comment gérer un tel troupeau, malgré les chiens de protection et les enclos, sans soutien ? Les attaques ont eu lieu sur des brebis isolées, hors du parc sécurisé — ce qu’un prédateur opportuniste, comme un loup ou comme des chiens errants qui ont d'ailleurs été identifiés sur le secteur, peuvent exploiter.

Au lieu d’écouter ces demandes légitimes, le groupement pastoral et la mairie ont préféré solliciter des tirs de défense. C’est une hypocrisie : si l’État voulait réellement aider nos agriculteurs, il financerait des solutions durables plutôt que d’armer. Le loup visé par cet arrêté est celui de la zone Cerdagne, définie par l’OFB, une zone suivie depuis des années et où aucun conflit n’avait été constaté jusqu’à présent.

Cette décision locale s’ajoute à un contexte national alarmant : à partir de janvier 2026, le gouvernement sous Macron veut permettre aux éleveurs de tuer les loups sans autorisation préalables. Un pas de plus vers l’éradication, alors que d’autres pays comme par exemple l’Italie prouvent qu’il est possible de vivre avec les grands prédateurs grâce à une vraie politique de cohabitation.

Nous refusons une France qui choisit toujours la facilité de l’abattage au lieu du courage de la cohabitation. Il est temps d'écouter les associations qui militent pour notre biodiversité et de favoriser notre cohabitation avec le vivant. 

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Diane LAURENTLanceur de pétition

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Demandons l'annulation de l'arrêté de tirs contre le loup, pour le maintien de la cohabitation avec le pastoralisme. 

Le 23 septembre 2025, le préfet des Pyrénées-Orientales a signé un arrêté autorisant des tirs de défense contre le loup sur la commune de Dorres, à la demande du groupement pastoral. Huit lieutenants de louveterie ont été mobilisés pour intervenir directement auprès des troupeaux. Cette décision, lourde de conséquences, intervient alors que la présence du loup est extrêmement réduite dans notre département et que la cohabitation était jusqu’ici un modèle.

Depuis plus de 25 ans, le loup est présent dans les Pyrénées-Orientales. Sa population est infime : seulement 4 loups recensés officiellement par l’OFB sur tout le département, dont 1 seul confirmé en Cerdagne. Et malgré cette présence discrète, la cohabitation avec les habitants, éleveurs compris, a toujours été possible. Notre département fait même figure d’exemple : depuis ces 25 années, les groupements pastoraux ont su travailler avec l’acceptation du loup. Jamais un seul tir n’avait été demandé, preuve qu’un équilibre apaisé entre le monde pastoral et la présence du prédateur était possible.

La récente décision du préfet d’autoriser les tirs de défense à Dorres détruit cet équilibre fragile. Elle repose sur des données floues et contestables : rien ne prouve avec certitude que le loup soit à l’origine de toutes les prédations évoquées. De plus, l'individu présent en Cerdagne est un mâle solitaire, qui ne se reproduira donc pas. Son abattage ne représente donc aucun « gain » en matière de régulation, mais constitue une perte brutale pour une espèce déjà fragile.

Dans ce cas précis, une jeune bergère — première année d’expérience, seule pour gérer 900 brebis en estive — avait demandé depuis juillet une aide financière et humaine. Ces aides lui ont été refusées. Comment gérer un tel troupeau, malgré les chiens de protection et les enclos, sans soutien ? Les attaques ont eu lieu sur des brebis isolées, hors du parc sécurisé — ce qu’un prédateur opportuniste, comme un loup ou comme des chiens errants qui ont d'ailleurs été identifiés sur le secteur, peuvent exploiter.

Au lieu d’écouter ces demandes légitimes, le groupement pastoral et la mairie ont préféré solliciter des tirs de défense. C’est une hypocrisie : si l’État voulait réellement aider nos agriculteurs, il financerait des solutions durables plutôt que d’armer. Le loup visé par cet arrêté est celui de la zone Cerdagne, définie par l’OFB, une zone suivie depuis des années et où aucun conflit n’avait été constaté jusqu’à présent.

Cette décision locale s’ajoute à un contexte national alarmant : à partir de janvier 2026, le gouvernement sous Macron veut permettre aux éleveurs de tuer les loups sans autorisation préalables. Un pas de plus vers l’éradication, alors que d’autres pays comme par exemple l’Italie prouvent qu’il est possible de vivre avec les grands prédateurs grâce à une vraie politique de cohabitation.

Nous refusons une France qui choisit toujours la facilité de l’abattage au lieu du courage de la cohabitation. Il est temps d'écouter les associations qui militent pour notre biodiversité et de favoriser notre cohabitation avec le vivant. 

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