Sauvons le financement du secteur médico-social !

Le problème

Le 25 juin 2025, le gouvernement a annoncé un plan d’économies de 1,7 milliard d’euros sur les dépenses de santé et de solidarité. Parmi ces mesures, une décision passe inaperçue du grand public, mais provoque un choc profond pour tout un secteur : la mobilisation inédite de 1,1 milliard d’euros, dont 241 millions d’euros pourtant votés par le Parlement pour les établissements et services médico-sociaux.

Ces 241 millions d’euros n’étaient pas une ligne de crédit théorique. Ils avaient été inscrits dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, débattus, amendés, validés par les élus de la République. Ils devaient permettre à des milliers d’établissements — EHPAD, maisons d’accueil spécialisées, foyers de vie, services d’aide à domicile — de faire face à l’inflation, à la pénurie de professionnels, à l’augmentation des besoins d’accompagnement. Ils représentaient une réponse, certes modeste, mais indispensable, à une situation que chacun s’accorde à qualifier d’urgence.

Aujourd’hui, ces crédits sont gelés. Concrètement, ils ne seront pas versés. Les établissements et les services, déjà en grande difficulté, devront s’en passer. Les personnes accompagnées et leurs familles devront continuer à vivre avec moins de personnel, moins de soins, moins d’attention. Les professionnels, déjà épuisés, devront continuer à faire plus avec toujours moins. 

Ce gel est inacceptable. Il est d’abord inacceptable sur le plan démocratique. Un budget a été voté après débat. Le gouvernement décide unilatéralement de ne pas en appliquer une partie. Ce n’est pas un ajustement technique, c’est une remise en cause grave de la souveraineté du Parlement. Ce sont les représentants de la Nation qui sont désavoués, et avec eux, la confiance que les citoyens placent dans nos institutions.

Il est ensuite inacceptable sur le plan social. Dans tous les autres secteurs de l’ONDAM (Objectif national des dépenses d’assurance maladie), les crédits mis en réserve sont généralement restitués en cours d’année. Ce n’est pas le cas ici. Dans le médico-social, le gel se transforme systématiquement en annulation. Pourquoi ce traitement à part ? Pourquoi est-ce toujours ce secteur, celui des plus fragiles, des plus dépendants, qui fait les frais des restrictions ? Cette sélectivité budgétaire ressemble à une forme de stigmatisation silencieuse.

Enfin, il est inacceptable humainement. Car derrière ces 241 millions, il y a des visages : celui d’une personne âgée qui ne verra pas son accompagnement renforcé ; celui d’un enfant handicapé qui attend une place dans un établissement adapté ; celui d’un aide-soignant qui continue d’enchaîner des journées à flux tendu, sans reconnaissance, sans renfort, sans souffle.

Face à cela, nous ne pouvons pas nous taire. Nous appelons tous les citoyens, les familles, les professionnels, les élus locaux et nationaux, à demander solennellement le dégel immédiat de ces crédits.

Nous demandons :

  • Que les 241 millions d’euros soient intégralement rétablis, comme le Parlement l’a décidé ;
  • Que le gouvernement respecte les votes de la représentation nationale et cesse de fragiliser un secteur déjà au bord de la rupture ;
  • Que le médico-social retrouve enfin la place qu’il mérite dans les priorités de la République.

Cette pétition n’est pas une simple protestation. C’est un acte de mobilisation collective pour protéger notre pacte social, pour défendre les plus vulnérables, pour soutenir celles et ceux qui s’engagent chaque jour auprès d’eux, avec peu de moyens, mais avec une immense dignité. Nous refusons que la rigueur budgétaire s’exerce toujours sur les mêmes. Nous refusons qu’on sacrifie des vies sous prétexte d’équilibres comptables. Nous refusons qu’un secteur essentiel soit ainsi silencieusement déclassé.

Signez cette pétition pour exiger justice, respect démocratique et solidarité.Parce qu’au bout du compte, ce ne sont pas des chiffres qu’on coupe. Ce sont des vies qu’on abîme.

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FEHAP .Lanceur de pétition

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Le problème

Le 25 juin 2025, le gouvernement a annoncé un plan d’économies de 1,7 milliard d’euros sur les dépenses de santé et de solidarité. Parmi ces mesures, une décision passe inaperçue du grand public, mais provoque un choc profond pour tout un secteur : la mobilisation inédite de 1,1 milliard d’euros, dont 241 millions d’euros pourtant votés par le Parlement pour les établissements et services médico-sociaux.

Ces 241 millions d’euros n’étaient pas une ligne de crédit théorique. Ils avaient été inscrits dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, débattus, amendés, validés par les élus de la République. Ils devaient permettre à des milliers d’établissements — EHPAD, maisons d’accueil spécialisées, foyers de vie, services d’aide à domicile — de faire face à l’inflation, à la pénurie de professionnels, à l’augmentation des besoins d’accompagnement. Ils représentaient une réponse, certes modeste, mais indispensable, à une situation que chacun s’accorde à qualifier d’urgence.

Aujourd’hui, ces crédits sont gelés. Concrètement, ils ne seront pas versés. Les établissements et les services, déjà en grande difficulté, devront s’en passer. Les personnes accompagnées et leurs familles devront continuer à vivre avec moins de personnel, moins de soins, moins d’attention. Les professionnels, déjà épuisés, devront continuer à faire plus avec toujours moins. 

Ce gel est inacceptable. Il est d’abord inacceptable sur le plan démocratique. Un budget a été voté après débat. Le gouvernement décide unilatéralement de ne pas en appliquer une partie. Ce n’est pas un ajustement technique, c’est une remise en cause grave de la souveraineté du Parlement. Ce sont les représentants de la Nation qui sont désavoués, et avec eux, la confiance que les citoyens placent dans nos institutions.

Il est ensuite inacceptable sur le plan social. Dans tous les autres secteurs de l’ONDAM (Objectif national des dépenses d’assurance maladie), les crédits mis en réserve sont généralement restitués en cours d’année. Ce n’est pas le cas ici. Dans le médico-social, le gel se transforme systématiquement en annulation. Pourquoi ce traitement à part ? Pourquoi est-ce toujours ce secteur, celui des plus fragiles, des plus dépendants, qui fait les frais des restrictions ? Cette sélectivité budgétaire ressemble à une forme de stigmatisation silencieuse.

Enfin, il est inacceptable humainement. Car derrière ces 241 millions, il y a des visages : celui d’une personne âgée qui ne verra pas son accompagnement renforcé ; celui d’un enfant handicapé qui attend une place dans un établissement adapté ; celui d’un aide-soignant qui continue d’enchaîner des journées à flux tendu, sans reconnaissance, sans renfort, sans souffle.

Face à cela, nous ne pouvons pas nous taire. Nous appelons tous les citoyens, les familles, les professionnels, les élus locaux et nationaux, à demander solennellement le dégel immédiat de ces crédits.

Nous demandons :

  • Que les 241 millions d’euros soient intégralement rétablis, comme le Parlement l’a décidé ;
  • Que le gouvernement respecte les votes de la représentation nationale et cesse de fragiliser un secteur déjà au bord de la rupture ;
  • Que le médico-social retrouve enfin la place qu’il mérite dans les priorités de la République.

Cette pétition n’est pas une simple protestation. C’est un acte de mobilisation collective pour protéger notre pacte social, pour défendre les plus vulnérables, pour soutenir celles et ceux qui s’engagent chaque jour auprès d’eux, avec peu de moyens, mais avec une immense dignité. Nous refusons que la rigueur budgétaire s’exerce toujours sur les mêmes. Nous refusons qu’on sacrifie des vies sous prétexte d’équilibres comptables. Nous refusons qu’un secteur essentiel soit ainsi silencieusement déclassé.

Signez cette pétition pour exiger justice, respect démocratique et solidarité.Parce qu’au bout du compte, ce ne sont pas des chiffres qu’on coupe. Ce sont des vies qu’on abîme.

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Pétition lancée le 8 juillet 2025