Sauvons le bois des Lézines

Signataires récents:
Véronique VIGNE et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Nous, collectif d’habitantes et d’habitants du Valromey, pensons qu’il est urgent d’informer largement sur la nature du projet et son avancement et de s'y opposer.

Depuis des années nous entendons parler d’un « petit projet » de parc photovoltaïque sur la commune de Chavornay, sans en connaître les détails. C’est seulement à l'occasion de l’enquête publique qui s’est tenue en décembre 2024, que nous avons découvert son ampleur : 5 hectares détruits pour des panneaux solaires, installés par la société Irisolaris en lieu et place du bois qui couvre actuellement le plateau des Lézines.

Choqué·es par l’emprise au sol du projet et par la destruction du bois, nous sommes allé·es en mairie pour essayer de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce projet, notamment au sujet de l'impact sur la faune et la flore. Malgré les bonnes intentions des élu·es, les informations que nous avons obtenues ont confirmé la nécessité de remettre en question le bien-fondé de cette implantation.

Nous avons alors organisé une réunion publique d’information à Virieu‐le‐Petit le 20 mai 2025, la première à propos de ce projet qui date pourtant déjà d'une dizaine d'années ! Nous étions une petite centaine de personnes présentes et, même si elle a révélé des désaccords profonds, cette réunion a été pour nous une avancée indispensable dans le dialogue entre la mairie et la population.

Malheureusement, ce moment d’échange est arrivé trop tardivement : le permis de construire a été autorisé par la préfecture de l’Ain en mars dernier, et nos tentatives pour porter un recours juridique se sont avérées vaines. La précipitation et le manque de soutien nous ont empêché d’attaquer par les voies juridiques. Ainsi le bois et ses 180 espèces recensées, dont au moins 39 sont protégés, risquent de disparaître.

 

Peu d'écologie, beaucoup de business

Il y a dix ans la conception d'un tel projet pouvait paraître « acceptable » pour assurer une transition énergétique rapide. Il fallait alors au plus vite sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles - bientôt épuisées, nocives, fortes émettrices en C02 - et penser des alternatives à l’énergie nucléaire : les catastrophes passées et à venir ainsi que les dangers sur toute la chaîne de production étaient alors prises en compte.

Malheureusement, l'État et les industriels privilégient la recherche de profits immédiats - relance coûteuse du nucléaire et investissements massifs dans les énergies fossiles et le tout-électrique - au détriment de l'écologie et de la transition énergétique. Et depuis quinze ans des régions entières sont ravagées par la frénésie des entrepreneurs du renouvelable.

 

Quelle place pour la nature ?

Pourtant, les scientifiques rappellent sans cesse l’importance de l’ensemble des êtres vivants et de leurs interactions, indispensables à la préservation du fragile équilibre de notre planète. La disparition massive de la biodiversité - faune et flore - met en péril notre espèce même. 

Comme sur le site du Fierloz à Artemare on retrouve des affleurements rocheux, appelés « lapiaz », qui abritent une faune et une flore particulières. Alors que le site du Fierloz est protégé, celui des Lézines est aujourd’hui menacé.

De plus, dans le contexte du dérèglement climatique, l’importance des cycles de l’eau est à prendre en compte, notamment le rôle de l’eau "verte":  l'eau de pluie infiltrée et retenue dans le sol puis évapotranspirée par la végétation. Il est crucial de la préserver pour favoriser les précipitations et réguler l'augmentation des températures, localement et globalement. La végétation dense du territoire des Lézines, variée et multi-étagée, participe au cycle essentiel de l'eau.

C'est pourquoi il nous paraît inadmissible de mettre une pression supplémentaire sur la biodiversité en détruisant un milieu naturel sensible, alors que toutes les autres solutions n’ont pas été explorées, alors que nous avons la possibilité de faire autrement. Tant qu’il restera de la place sur les toitures et les parkings, nous refuserons de voir les forêts, les marais et les terres agricoles sacrifiés !

Évidemment ces alternatives sont plus complexes à mettre en œuvre : il faut négocier avec plus de monde, multiplier les petites installations et, surtout, partager les bénéfices. Il est ici prévu que la mairie ne perçoive que 8000 € par an pour la location de la parcelle et aucun pourcentage sur les bénéfices générés par Irisolaris, comme c’est pourtant le cas dans la plupart des projets similaires. 

Lors de la réunion publique, les explications fournies par Irisolaris sur les mesures compensatoires étaient bien légères. Nous savons à quel point il est facile pour les industriels et les dirigeants de ne pas tenir leurs promesses, une fois leurs installations implantées. Qui vérifiera que les mesures compensatoires seront respectées pendant toute la durée d’exploitation ? Qui va étudier les comportements de la faune, avant et après, pour s’assurer que ces mesures soient efficaces ?

 

Où en est-on ? 

Nous sommes conscient·es des difficultés rencontrées par les petites communes et de leur manque de moyens et d’autonomie face aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque. Nous comprenons l’envie des élu·es de participer au développement des énergies dites renouvelables et nous saluons les efforts faits dans ce sens, notamment localement au sein de la NEC ( Nouvelles Énergies Citoyennes du Bugey ). C’est ce projet de panneaux solaires sur les Lézines que nous condamnons, celui de la destruction d’un milieu naturel précieux.

Quant au démantèlement, les informations dont nous disposons restent très floues. Qui nous dit que la société Irisolaris existera encore dans 30 ans ? On observe que, dans bien des projets similaires, la charge du démantèlement revient finalement aux communes, une fois les bénéfices envolés avec les industriels.

A ce jour, nous ne connaissons pas les dates de début des travaux mais l’abattage des arbres pourrait débuter rapidement en cet automne 2025.

Aidez-nous à interpeller les élu·es, protéger le bois des Lézines et refuser de le solder à une entreprise privée !

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Lézines LIBRESLanceur de pétition

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Nous, collectif d’habitantes et d’habitants du Valromey, pensons qu’il est urgent d’informer largement sur la nature du projet et son avancement et de s'y opposer.

Depuis des années nous entendons parler d’un « petit projet » de parc photovoltaïque sur la commune de Chavornay, sans en connaître les détails. C’est seulement à l'occasion de l’enquête publique qui s’est tenue en décembre 2024, que nous avons découvert son ampleur : 5 hectares détruits pour des panneaux solaires, installés par la société Irisolaris en lieu et place du bois qui couvre actuellement le plateau des Lézines.

Choqué·es par l’emprise au sol du projet et par la destruction du bois, nous sommes allé·es en mairie pour essayer de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce projet, notamment au sujet de l'impact sur la faune et la flore. Malgré les bonnes intentions des élu·es, les informations que nous avons obtenues ont confirmé la nécessité de remettre en question le bien-fondé de cette implantation.

Nous avons alors organisé une réunion publique d’information à Virieu‐le‐Petit le 20 mai 2025, la première à propos de ce projet qui date pourtant déjà d'une dizaine d'années ! Nous étions une petite centaine de personnes présentes et, même si elle a révélé des désaccords profonds, cette réunion a été pour nous une avancée indispensable dans le dialogue entre la mairie et la population.

Malheureusement, ce moment d’échange est arrivé trop tardivement : le permis de construire a été autorisé par la préfecture de l’Ain en mars dernier, et nos tentatives pour porter un recours juridique se sont avérées vaines. La précipitation et le manque de soutien nous ont empêché d’attaquer par les voies juridiques. Ainsi le bois et ses 180 espèces recensées, dont au moins 39 sont protégés, risquent de disparaître.

 

Peu d'écologie, beaucoup de business

Il y a dix ans la conception d'un tel projet pouvait paraître « acceptable » pour assurer une transition énergétique rapide. Il fallait alors au plus vite sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles - bientôt épuisées, nocives, fortes émettrices en C02 - et penser des alternatives à l’énergie nucléaire : les catastrophes passées et à venir ainsi que les dangers sur toute la chaîne de production étaient alors prises en compte.

Malheureusement, l'État et les industriels privilégient la recherche de profits immédiats - relance coûteuse du nucléaire et investissements massifs dans les énergies fossiles et le tout-électrique - au détriment de l'écologie et de la transition énergétique. Et depuis quinze ans des régions entières sont ravagées par la frénésie des entrepreneurs du renouvelable.

 

Quelle place pour la nature ?

Pourtant, les scientifiques rappellent sans cesse l’importance de l’ensemble des êtres vivants et de leurs interactions, indispensables à la préservation du fragile équilibre de notre planète. La disparition massive de la biodiversité - faune et flore - met en péril notre espèce même. 

Comme sur le site du Fierloz à Artemare on retrouve des affleurements rocheux, appelés « lapiaz », qui abritent une faune et une flore particulières. Alors que le site du Fierloz est protégé, celui des Lézines est aujourd’hui menacé.

De plus, dans le contexte du dérèglement climatique, l’importance des cycles de l’eau est à prendre en compte, notamment le rôle de l’eau "verte":  l'eau de pluie infiltrée et retenue dans le sol puis évapotranspirée par la végétation. Il est crucial de la préserver pour favoriser les précipitations et réguler l'augmentation des températures, localement et globalement. La végétation dense du territoire des Lézines, variée et multi-étagée, participe au cycle essentiel de l'eau.

C'est pourquoi il nous paraît inadmissible de mettre une pression supplémentaire sur la biodiversité en détruisant un milieu naturel sensible, alors que toutes les autres solutions n’ont pas été explorées, alors que nous avons la possibilité de faire autrement. Tant qu’il restera de la place sur les toitures et les parkings, nous refuserons de voir les forêts, les marais et les terres agricoles sacrifiés !

Évidemment ces alternatives sont plus complexes à mettre en œuvre : il faut négocier avec plus de monde, multiplier les petites installations et, surtout, partager les bénéfices. Il est ici prévu que la mairie ne perçoive que 8000 € par an pour la location de la parcelle et aucun pourcentage sur les bénéfices générés par Irisolaris, comme c’est pourtant le cas dans la plupart des projets similaires. 

Lors de la réunion publique, les explications fournies par Irisolaris sur les mesures compensatoires étaient bien légères. Nous savons à quel point il est facile pour les industriels et les dirigeants de ne pas tenir leurs promesses, une fois leurs installations implantées. Qui vérifiera que les mesures compensatoires seront respectées pendant toute la durée d’exploitation ? Qui va étudier les comportements de la faune, avant et après, pour s’assurer que ces mesures soient efficaces ?

 

Où en est-on ? 

Nous sommes conscient·es des difficultés rencontrées par les petites communes et de leur manque de moyens et d’autonomie face aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque. Nous comprenons l’envie des élu·es de participer au développement des énergies dites renouvelables et nous saluons les efforts faits dans ce sens, notamment localement au sein de la NEC ( Nouvelles Énergies Citoyennes du Bugey ). C’est ce projet de panneaux solaires sur les Lézines que nous condamnons, celui de la destruction d’un milieu naturel précieux.

Quant au démantèlement, les informations dont nous disposons restent très floues. Qui nous dit que la société Irisolaris existera encore dans 30 ans ? On observe que, dans bien des projets similaires, la charge du démantèlement revient finalement aux communes, une fois les bénéfices envolés avec les industriels.

A ce jour, nous ne connaissons pas les dates de début des travaux mais l’abattage des arbres pourrait débuter rapidement en cet automne 2025.

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Pétition lancée le 28 septembre 2025