🧬 GBE, une technologie française en danger d’exclusion réglementaire – appel à cohérence industriel
🧭 Contexte : une pépite française face à un verrou réglementaire
Global Bioenergies (GBE) a développé un procédé innovant permettant de transformer du bioéthanol en carburant aérien durable (SAF), certifié ASTM, compatible avec les infrastructures existantes. Ce procédé, mature et compétitif, pourrait valoriser le bioéthanol français, menacé par l’accord Mercosur et la concurrence américaine.
Pourtant, GBE est aujourd’hui exclue des dispositifs européens de soutien, en raison d’une interprétation restrictive de la directive RED III, qui privilégie les carburants dits RFNBO (Renewable Fuels of Non-Biological Origin). Cette exclusion menace non seulement l’avenir de GBE, mais aussi la souveraineté énergétique française.
❌ Une exclusion réglementaire injustifiée
- Le SAF de GBE est issu de bioéthanol, donc d’origine biologique.
- La directive RED III privilégie les RFNBO, produits à partir d’hydrogène renouvelable et de CO₂ non biologique, excluant les carburants biologiques.
- Cette interprétation empêche GBE d’être reconnu comme solution industrielle SAF en Europe, malgré sa maturité technologique et son bon sens environnemental.
📉 Une stratégie nationale en décalage
- Le rapport parlementaire sur la décarbonation du secteur aérien (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/rapports/ots/l16b2703_rapport-information.pdf ) ignore totalement GBE, se limitant aux technologies de 2020.
- Il reconnaît que les solutions européennes sont moins rentables que celles développées aux États-Unis.
- Le CSIA (Comité de Surveillance des Investissements d'Avenir), censé piloter France 2030, ne compte aucun spécialiste de la bioéconomie, mais plusieurs représentants de la chimie lourde.
Cela interroge sur la cohérence de notre stratégie industrielle, et sur la capacité de l’État à soutenir des technologies françaises innovantes.
📜 Ce que dit la Commission européenne
La RED (Renewable Energy Directive) révisée (2024) introduit :
- Des obligations pour les États membres d’intégrer les énergies renouvelables dans l’industrie (articles 22a et 22b).
- Une nouvelle définition des RFNBO (article 2, point 36) qui élargit les usages au-delà du transport, incluant les procédés industriels.
https://setis.ec.europa.eu/renewable-fuels-non-biological-origin-european-union_en?prefLang=fr
Mais cette ouverture ne corrige pas l’exclusion des carburants biologiques comme celui de GBE, malgré leur pertinence environnementale et leur compatibilité avec les infrastructures existantes.
🔍 En résumé
- Le SAF de GBE est écarté des dispositifs européens, malgré sa maturité technologique.
- La stratégie française ignore une solution locale et compétitive.
- Il est urgent de requalifier le procédé GBE, ou de créer un cadre hybride permettant son intégration dans les trajectoires industrielles.
✊ Appel à mobilisation
Nous appelons les institutions françaises (CSIA, Bpifrance, Bioéthanol France), les industriels, et les citoyens à :
- Reconnaître la valeur stratégique du procédé GBE,
- Corriger l’exclusion réglementaire injustifiée,
- Soutenir une relance industrielle française, souveraine et cohérente.
GBE n’est pas seulement une start-up : c’est une solution française pour le climat, l’industrie et la souveraineté énergétique.