Sauvons Gibert !
Sauvons Gibert !
Le problème
Le groupe Gibert Joseph, fondée en 1886, est en redressement judiciaire depuis avril dernier. Sa librairie historique, établie dans le plus vieux quartier de Paris, face au musée de Cluny et proche de l’université de la Sorbonne, se trouve aujourd’hui menacée. Depuis plusieurs années le VIème arrondissement subit une désertification de la population, en raison notamment de la hausse des coûts du loyer. Par la perte possible de cette « institution » parisienne, c’est tout un pan de l’histoire du quartier latin qui risque de disparaître.
D’où la nécessité de sauver ce lieu emblématique du savoir et de la culture. Gibert Joseph a connu beaucoup de difficultés mais a permis à plusieurs générations de clients de s’élever et de développer leur esprit critique par la lecture. Comme le décrit si bien le philosophe Hartmund Rosa, dans un monde régi par une vitesse exacerbée, les librairies indépendantes représentent un des derniers bastions où l’on peut prendre le temps de faire ses propres choix. Un lieu de réflexion, d’observation, où le monde ralentit un instant.
Une clientèle fidèle s’inquiète à juste titre d’une possible faillite du groupe Gibert qui entraînerait une fermeture définitive de la librairie parisienne. Pour ces lecteurs la librairie constitue un lieu chargé de souvenirs auquel ils tiennent énormément.
Parmi eux, un grand nombre sont passés chez Gibert, étudiants, professeurs, hommes de lettres, riches, pauvres, et leurs enfants après eux. D’autre part l’étendue de l’offre éditoriale proposée par Gibert permet l’échange, la rencontre et la transmission entre individus aux origines sociales diverses ainsi que la faculté de promouvoir des ouvrages de petites maisons d’édition.
N’oublions pas les librairies Gibert implantées dans d’autres régions de France, menacées elles aussi de fermeture. La désertification des centres-villes mets en danger le commerce de proximité, et notamment les librairies indépendantes.
Au delà de la simple recherche de savoir par la lecture le choix de venir chez Gibert est aussi un choix de société. Quel type de société voulons-nous ? Avec l’essor de l’intelligence artificielle et des progrès techniques, quelle place voulons-nous encore donner à l’humain ?
Stefen Zweig parlait en son temps de l’uniformisation en marche du monde, la culture et les librairies indépendantes comme la nôtre en sont les premières victimes.
Cette pétition s’est donnée pour mission de mobiliser le plus grand nombre de personnes possibles, des fidèles de la première heure aux nouveaux lecteurs afin de conserver ce grand lieu de mémoire et de la culture vivante qui doit continuer de l’être. La situation est à la fois un enjeu social et démocratique, les pouvoirs publics ne doivent pas fermer les yeux !
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Le problème
Le groupe Gibert Joseph, fondée en 1886, est en redressement judiciaire depuis avril dernier. Sa librairie historique, établie dans le plus vieux quartier de Paris, face au musée de Cluny et proche de l’université de la Sorbonne, se trouve aujourd’hui menacée. Depuis plusieurs années le VIème arrondissement subit une désertification de la population, en raison notamment de la hausse des coûts du loyer. Par la perte possible de cette « institution » parisienne, c’est tout un pan de l’histoire du quartier latin qui risque de disparaître.
D’où la nécessité de sauver ce lieu emblématique du savoir et de la culture. Gibert Joseph a connu beaucoup de difficultés mais a permis à plusieurs générations de clients de s’élever et de développer leur esprit critique par la lecture. Comme le décrit si bien le philosophe Hartmund Rosa, dans un monde régi par une vitesse exacerbée, les librairies indépendantes représentent un des derniers bastions où l’on peut prendre le temps de faire ses propres choix. Un lieu de réflexion, d’observation, où le monde ralentit un instant.
Une clientèle fidèle s’inquiète à juste titre d’une possible faillite du groupe Gibert qui entraînerait une fermeture définitive de la librairie parisienne. Pour ces lecteurs la librairie constitue un lieu chargé de souvenirs auquel ils tiennent énormément.
Parmi eux, un grand nombre sont passés chez Gibert, étudiants, professeurs, hommes de lettres, riches, pauvres, et leurs enfants après eux. D’autre part l’étendue de l’offre éditoriale proposée par Gibert permet l’échange, la rencontre et la transmission entre individus aux origines sociales diverses ainsi que la faculté de promouvoir des ouvrages de petites maisons d’édition.
N’oublions pas les librairies Gibert implantées dans d’autres régions de France, menacées elles aussi de fermeture. La désertification des centres-villes mets en danger le commerce de proximité, et notamment les librairies indépendantes.
Au delà de la simple recherche de savoir par la lecture le choix de venir chez Gibert est aussi un choix de société. Quel type de société voulons-nous ? Avec l’essor de l’intelligence artificielle et des progrès techniques, quelle place voulons-nous encore donner à l’humain ?
Stefen Zweig parlait en son temps de l’uniformisation en marche du monde, la culture et les librairies indépendantes comme la nôtre en sont les premières victimes.
Cette pétition s’est donnée pour mission de mobiliser le plus grand nombre de personnes possibles, des fidèles de la première heure aux nouveaux lecteurs afin de conserver ce grand lieu de mémoire et de la culture vivante qui doit continuer de l’être. La situation est à la fois un enjeu social et démocratique, les pouvoirs publics ne doivent pas fermer les yeux !
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Pétition lancée le 25 juillet 2026