
Bonjour à tous,
Le 24 janvier 2019, à 14h, je serai jugé par le Tribunal Correctionnel de Poitiers, pour avoir dans une vidéo, diffusée sur Facebook, le 22 aout 2018, employé des expressions outrageantes, méprisantes et injurieuses à l’égard de Madame France ROBLOT, professeur hospitalier, pour avoir proféré une menace de commettre un crime ou un délit à l’encontre de ce professionnel de santé dans l’exercice de ses fonctions.
Il y a déjà quelques semaines, j’avais été interrogé par la gendarmerie pour les mêmes faits, et je m’étais longuement expliqué sur le contexte dans lequel intervenaient ces propos, et la souffrance que pouvait susciter chez les nombreuses victimes de la maladie de Lyme, ce qui s’apparente à un véritable déni et à une non-assistance à personne en danger.
J’entends devant la juridiction correctionnelle faire valoir à nouveau la position qui est la mienne, mais qui est aussi, au travers de l’Association que je préside, la position de tous ceux, qui par leur adhésion au Droit de Guérir et à leurs témoignages, considèrent que l’outrage, le mépris et l’injure sont le traitement qui leur est imposé dans le cadre de leur pathologie.
Je considère que la menace de commettre un crime ou un délit envers les malades de Lyme n’est pas une simple hypothèse mais une réalité, qui d’ores et déjà, fait de nombreuses victimes.
Dans ces conditions, je ne peux accepter qu’il y ait une telle différence de traitement et que la plainte du Professeur ROBLOT reçoive un traitement judiciaire effectif et rapide, alors que nos doléances ne sont quant à elles suivies que de peu d’effet et au prix d’un combat et d’une débauche d’énergie considérable.
Je veux croire que les magistrats qui auront à juger de ma personne, prendront en considération l’ensemble du débat et entendront ce que nous avons à dire.
J’entends faire de ce procès une tribune pour tous ceux qui depuis trop longtemps souffrent en silence, et dans une indifférence assourdissante.
Il n’est plus possible que nous nous taisions, et que nous acceptions d’être considérés comme des fauteurs de trouble, ou comme des délinquants au prétexte que nous exigeons que cesse un scandale sanitaire, et que soit pris enfin en considération la réalité de nos déchéances physiques, familiales, professionnelles et sociales.
On ne peut me reprocher de devoir crier pour me faire entendre, sans savoir quelles sont les raisons qui m’ont poussées à un tel comportement.
Le cri que je porte, et qui peut être dérangeant, n’est que celui de la souffrance de tous ceux que l’on voudrait voir dépérir, puis mourir en silence au nom d’une prétendue vérité médicale, qui n’est partagée et qui n’est préservée que par un clan, celui du déni.
Au-delà de cette audience qui me concerne, et dont j’assume d’ores et déjà pleinement les conséquences, je souhaite que ce procès devienne aussi l’une des premières occasions que nous aurons de nous exprimer publiquement et de mettre en accusation ceux qui par vanité, ignorance et intérêt nient jusqu’à notre existence.
Il faut que la justice sache que nous, les malades du Lyme chronique, nous ne sommes ni des hypocondriaques ni des simulateurs, ni même des fous ! Mais des patients en danger de mort, abandonnés de tous et sur lesquels les regards se détournent.
Pour que ce combat soit une réussite, et que cette audience devienne la tribune que j’appelle de mes vœux, je vous demande de m’apporter votre soutien et votre aide.
Si vous croyez en moi et en ce combat, je vous demande d’être à mes côtés par le moyen qui vous paraîtra le plus approprié.
Vous pouvez :
- Partager cet appel le plus largement possible :
- Vidéo sur Facebook : https://goo.gl/HE4BsR
- Vidéo sur YouTube : https://youtu.be/hnSNpt-NqQQ
- M’aider à financer mes frais d’avocat, en effectuant un don.
- Soutenir l’association que je préside, en cliquant ici.
Depuis 2 ans et demi, je suis sans ressources, je n’ai plus aucun moyen de me défendre, je dois faire face à des frais d’avocat considérables, mais je continue à me battre pour vous, pour moi, pour tous ceux qui souffrent de la maladie de Lyme et pour que soit enfin, prise en considération, à sa juste dimension, la situation insupportable à laquelle nous sommes confrontés.
J’ai toujours su que mon engagement et que notre vérité me mettraient en danger et encore une fois je l’assume et je dirais même que je le revendique totalement mais sans vous, sans votre soutien, le combat deviendrait trop inégal.
Aussi je compte sur vous pour qu’ensemble nous puissions, au travers de cette procédure et des plaintes que nous avons initiées auprès du Pôle Santé, faire en sorte que se retrouvent sur le banc des accusés, ceux qui ont à répondre de leurs actions et de leurs actes, et non ceux qui comme moi, ou comme vous peut-être demain, en sont réduits à hurler pour tenter de déchirer ce silence et cette indifférence que recouvrent les souffrances et la longue agonie auxquels le Professeur ROBLOT comme d’autres détracteurs, nous condamnent.
Matthias LACOSTE
Fondateur et Président de l'association Le droit de guérir