Sénégal : refusons la criminalisation et la peur des personnes LGBT+

Sénégal : refusons la criminalisation et la peur des personnes LGBT+

Signataires récents:
Serge MAROLLEAU et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Sénégal : appel de voix africaines et diasporiques contre la criminalisation des personnes LGBT

Nous, militant·es africain·es, membres de la diaspora, juristes, artistes, acteur·rices associatif·ves et citoyen·nes engagé·es, exprimons notre profonde inquiétude face à la situation des personnes LGBT au Sénégal depuis la promulgation, le 30 mars 2026, d’une loi pénalisant l’homosexualité et sa « promotion ».

Portée politiquement par le Premier ministre Ousmane Sonko et promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye, cette loi produit aujourd’hui des effets qui dépassent largement le cadre juridique.

Sur le terrain, la peur s’est installée comme une réalité quotidienne. Les échanges se raréfient, les communications deviennent prudentes, les liens sociaux se fragilisent. Les téléphones, les contacts, les réseaux personnels peuvent devenir des vecteurs d’exposition. Être perçu, associé ou simplement mentionné suffit à faire peser un risque.

Des interpellations ont lieu dans ce contexte, accompagnées de consultations de données personnelles et de reconstitution de réseaux relationnels. Des éléments relevant de la vie privée circulent ensuite dans l’espace public, exposant des personnes à des conséquences immédiates, parfois irréversibles.

Cette situation entraîne des ruptures profondes : rejet familial, isolement, perte d’activité, exclusion sociale. Même en l’absence de condamnation, les effets sont durables. C’est une forme de disparition sociale qui se met en place.

Les conséquences touchent également la santé. La peur d’être identifié ou dénoncé éloigne certaines personnes des structures de dépistage et de prise en charge du VIH, fragilisant les efforts de prévention et exposant davantage les populations concernées.

Face à cette réalité, nous refusons le silence.

Nous affirmons que la défense des droits humains en Afrique doit être portée par des voix africaines, dans toute leur diversité. Elle ne peut être ni imposée de l’extérieur, ni abandonnée au nom de considérations politiques. Elle repose sur un principe simple : la dignité humaine ne se négocie pas.

Nous appelons les intellectuel·les africain·es, les artistes, les juristes, les responsables religieux et les responsables publics à prendre position. Le silence contribue à normaliser des situations qui affectent directement des vies.

Nous appelons également à une mobilisation pacifique et publique, notamment devant les représentations diplomatiques du Sénégal à l’étranger, dans le respect du droit et de la sécurité de toutes et tous, afin de porter ces réalités dans l’espace public.

Des initiatives émergent déjà au sein des diasporas africaines pour structurer des réponses collectives, proposer des solutions et renforcer les solidarités. Elles doivent être soutenues et amplifiées.

Ce qui est en jeu dépasse un cadre national. Il s’agit de la capacité à garantir que nul ne puisse être criminalisé, exposé ou exclu en raison de son orientation sexuelle ou de son identité.

Nous continuerons à porter ces voix, à documenter ces réalités et à agir collectivement.

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STOP HOMOPHOBIELanceur de pétition

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Nous, militant·es africain·es, membres de la diaspora, juristes, artistes, acteur·rices associatif·ves et citoyen·nes engagé·es, exprimons notre profonde inquiétude face à la situation des personnes LGBT au Sénégal depuis la promulgation, le 30 mars 2026, d’une loi pénalisant l’homosexualité et sa « promotion ».

Portée politiquement par le Premier ministre Ousmane Sonko et promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye, cette loi produit aujourd’hui des effets qui dépassent largement le cadre juridique.

Sur le terrain, la peur s’est installée comme une réalité quotidienne. Les échanges se raréfient, les communications deviennent prudentes, les liens sociaux se fragilisent. Les téléphones, les contacts, les réseaux personnels peuvent devenir des vecteurs d’exposition. Être perçu, associé ou simplement mentionné suffit à faire peser un risque.

Des interpellations ont lieu dans ce contexte, accompagnées de consultations de données personnelles et de reconstitution de réseaux relationnels. Des éléments relevant de la vie privée circulent ensuite dans l’espace public, exposant des personnes à des conséquences immédiates, parfois irréversibles.

Cette situation entraîne des ruptures profondes : rejet familial, isolement, perte d’activité, exclusion sociale. Même en l’absence de condamnation, les effets sont durables. C’est une forme de disparition sociale qui se met en place.

Les conséquences touchent également la santé. La peur d’être identifié ou dénoncé éloigne certaines personnes des structures de dépistage et de prise en charge du VIH, fragilisant les efforts de prévention et exposant davantage les populations concernées.

Face à cette réalité, nous refusons le silence.

Nous affirmons que la défense des droits humains en Afrique doit être portée par des voix africaines, dans toute leur diversité. Elle ne peut être ni imposée de l’extérieur, ni abandonnée au nom de considérations politiques. Elle repose sur un principe simple : la dignité humaine ne se négocie pas.

Nous appelons les intellectuel·les africain·es, les artistes, les juristes, les responsables religieux et les responsables publics à prendre position. Le silence contribue à normaliser des situations qui affectent directement des vies.

Nous appelons également à une mobilisation pacifique et publique, notamment devant les représentations diplomatiques du Sénégal à l’étranger, dans le respect du droit et de la sécurité de toutes et tous, afin de porter ces réalités dans l’espace public.

Des initiatives émergent déjà au sein des diasporas africaines pour structurer des réponses collectives, proposer des solutions et renforcer les solidarités. Elles doivent être soutenues et amplifiées.

Ce qui est en jeu dépasse un cadre national. Il s’agit de la capacité à garantir que nul ne puisse être criminalisé, exposé ou exclu en raison de son orientation sexuelle ou de son identité.

Nous continuerons à porter ces voix, à documenter ces réalités et à agir collectivement.

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