réouverture de classes fermées au collège Roger Salengro d'Houplines (Nord)

Le problème

NON AUX FERMETURES DE CLASSES DANS NOTRE COLLÈGE !

OUI A DES CONDITIONS D'ENSEIGNEMENT AMÉLIORÉES POUR

 LES ÉLÈVES !

En janvier 2020, nous, enseignant.e.s et personnels d’accompagnement du collège Roger Salengro avons, dans un bel élan de solidarité, engagé un combat pour défendre notre collège contre les fermetures de classe. En 2022, les logiques qui avaient été à la base de cette mobilisation sont de nouveau à l’œuvre : fermeture programmée de deux classes à la rentrée 2022-2023.

C’est pourquoi le 27 janvier 2022, nous étions près de 70 % d’enseignant.e.s (syndiqué.e.s ou non) à nous mettre en grève et à tenir un piquet devant l’établissement pour protester de nouveau contre cette tentative de casse du service public. En effet, la DHG (dotation horaire globale) du collège prévoit de réduire sensiblement les heures d’enseignement en fermant 2 classes sur les 21 que compte le collège Roger Salengro parce que, selon les calculs du Rectorat, il y aurait une trentaine élèves en moins l’année prochaine. Or, nous savons bien qu’il ne s’agit là que de prévisions, et que celles-ci ne sont pas infaillibles. En 2020, nous avons dû ré-ouvrir une classe en urgence au mois du juin car le nombre d'inscrits en 6ème dépassait les projections !

Ces fermetures dégradent les conditions d'enseignement. Selon les niveaux, les effectifs passeront de 24 à près de 28 élèves par classe. Des professeurs seront obligés d’aller enseigner dans d’autres établissements alors que des collègues de la même discipline feront des heures supplémentaires au collège et que des remplaçants y seront nommés !

Nous affirmons donc que cette dotation en postes n'est pas à la hauteur de nos besoins, ni à la hauteur de la situation que nous connaissons depuis deux ans. Pour remédier aux nombreuses heures de cours manquées par les élèves, et supprimées, pour compenser les périodes de confinement, et toutes les perturbations concrètes, matérielles et psychologiques des processus d'apprentissage qu'ils ont connues, il ne faut pas réduire mais augmenter les dotations des établissements. Pour ne pas compromettre plus gravement encore l'acquisition des connaissances, des compétences et de la culture définis par les programmes officiels, 23 élèves par classe en sixième, 22 en 3ème et 23 en 5ème, cela ne serait pas trop peu, cela ne serait pas gâcher l'argent public. Et pour cela, nous demandons que soient financées 22 divisions l'an prochain. Non seulement nous refusons la fermeture d'une classe de 6ème et de 3ème, mais nous demandons encore une sixième classe de 5ème. En effet, les élèves de 6ème sont répartis dans 6 classes cette année, il n'y a pas de raison que le nombre de classes pour les accueillir diminue en 5ème.

Quelles que soient les raisons invoquées, le seul vrai motif qui sous-tend de telles mesures semble l’application de logiques comptables cherchant à économiser toujours plus, en faisant peser une charge de travail toujours plus grande, sur un nombre de personnels toujours plus restreint.

C'est ainsi que le Ministre Blanquer continue à supprimer des postes l'an prochain sur tout le territoire, et particulièrement dans notre académie (84 sur 440 au niveau national.)

C'est ainsi que le même ministre a rendu à l’État 75 millions du budget de son ministère, somme qui aurait pourtant été bien utile pour faire face aux conséquences de la pandémie ! Les fermetures de classe ne découlent pas d'aléas démographiques, mais d'une politique nationale !

Il est temps de dire « Non » à la casse du service public de l’Éducation nationale. Pour cela, nous devons exiger les moyens d'une éducation digne des ambitions des familles et des enfants. La crise sanitaire a largement démontré l'urgence à investir dans les services publics. L’État est plus que jamais appelé à soigner, éduquer et rassurer « quoi qu’il en coûte. »

 

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Salian SYLLALanceur de pétition
Cette pétition avait 325 signataires

Le problème

NON AUX FERMETURES DE CLASSES DANS NOTRE COLLÈGE !

OUI A DES CONDITIONS D'ENSEIGNEMENT AMÉLIORÉES POUR

 LES ÉLÈVES !

En janvier 2020, nous, enseignant.e.s et personnels d’accompagnement du collège Roger Salengro avons, dans un bel élan de solidarité, engagé un combat pour défendre notre collège contre les fermetures de classe. En 2022, les logiques qui avaient été à la base de cette mobilisation sont de nouveau à l’œuvre : fermeture programmée de deux classes à la rentrée 2022-2023.

C’est pourquoi le 27 janvier 2022, nous étions près de 70 % d’enseignant.e.s (syndiqué.e.s ou non) à nous mettre en grève et à tenir un piquet devant l’établissement pour protester de nouveau contre cette tentative de casse du service public. En effet, la DHG (dotation horaire globale) du collège prévoit de réduire sensiblement les heures d’enseignement en fermant 2 classes sur les 21 que compte le collège Roger Salengro parce que, selon les calculs du Rectorat, il y aurait une trentaine élèves en moins l’année prochaine. Or, nous savons bien qu’il ne s’agit là que de prévisions, et que celles-ci ne sont pas infaillibles. En 2020, nous avons dû ré-ouvrir une classe en urgence au mois du juin car le nombre d'inscrits en 6ème dépassait les projections !

Ces fermetures dégradent les conditions d'enseignement. Selon les niveaux, les effectifs passeront de 24 à près de 28 élèves par classe. Des professeurs seront obligés d’aller enseigner dans d’autres établissements alors que des collègues de la même discipline feront des heures supplémentaires au collège et que des remplaçants y seront nommés !

Nous affirmons donc que cette dotation en postes n'est pas à la hauteur de nos besoins, ni à la hauteur de la situation que nous connaissons depuis deux ans. Pour remédier aux nombreuses heures de cours manquées par les élèves, et supprimées, pour compenser les périodes de confinement, et toutes les perturbations concrètes, matérielles et psychologiques des processus d'apprentissage qu'ils ont connues, il ne faut pas réduire mais augmenter les dotations des établissements. Pour ne pas compromettre plus gravement encore l'acquisition des connaissances, des compétences et de la culture définis par les programmes officiels, 23 élèves par classe en sixième, 22 en 3ème et 23 en 5ème, cela ne serait pas trop peu, cela ne serait pas gâcher l'argent public. Et pour cela, nous demandons que soient financées 22 divisions l'an prochain. Non seulement nous refusons la fermeture d'une classe de 6ème et de 3ème, mais nous demandons encore une sixième classe de 5ème. En effet, les élèves de 6ème sont répartis dans 6 classes cette année, il n'y a pas de raison que le nombre de classes pour les accueillir diminue en 5ème.

Quelles que soient les raisons invoquées, le seul vrai motif qui sous-tend de telles mesures semble l’application de logiques comptables cherchant à économiser toujours plus, en faisant peser une charge de travail toujours plus grande, sur un nombre de personnels toujours plus restreint.

C'est ainsi que le Ministre Blanquer continue à supprimer des postes l'an prochain sur tout le territoire, et particulièrement dans notre académie (84 sur 440 au niveau national.)

C'est ainsi que le même ministre a rendu à l’État 75 millions du budget de son ministère, somme qui aurait pourtant été bien utile pour faire face aux conséquences de la pandémie ! Les fermetures de classe ne découlent pas d'aléas démographiques, mais d'une politique nationale !

Il est temps de dire « Non » à la casse du service public de l’Éducation nationale. Pour cela, nous devons exiger les moyens d'une éducation digne des ambitions des familles et des enfants. La crise sanitaire a largement démontré l'urgence à investir dans les services publics. L’État est plus que jamais appelé à soigner, éduquer et rassurer « quoi qu’il en coûte. »

 

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Salian SYLLALanceur de pétition

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