RTS Info: Stop à la banalisation des crimes à Gaza – Exigeons une information transparente

Le problème

Depuis plus de deux ans, RTS Info a choisi une couverture médiatique des événements à Gaza qui suscite un profond malaise chez bon nombre de citoyen.nes. Le traitement de l'information est marqué par de nombreux manquements graves, qui compromettent non seulement sa transparence, son impartialité mais aussi la conformité aux règles journalistiques et au droit suisse.

L’un des signes les plus préoccupants est l’usage systématique du terme « guerre » pour décrire des faits que de nombreuses ONG et experts qualifient de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. A la rédaction de l’information de la RTS, ce mot est non seulement systématiquement utilisé, mais semble être le seul autorisé par la rédaction en chef.

Or, refuser d’employer les termes juridiques disponibles et reconnus par des instances compétentes ne relève pas d’un simple choix éditorial : c’est de la désinformation. C’est aussi laisser le récit être dicté par les acteur.ices politiques et militaires et biaiser la compréhension du public.

 

 

 

 

 

 

 

 

1.    Un mot trompeur

Ce choix n’est pas neutre. Le mot « guerre » suggère un affrontement symétrique entre deux forces comparables. L’utiliser seul pour qualifier le massacre d’une population civile soumise à un blocus d’État fausse la perception du public et banalise une violence que la loi suisse interdit. Lorsque les plus hautes juridictions internationales jugent plausible la qualification de génocide, le principe de précaution devrait au contraire imposer un vocabulaire précis et différencié.

2.    Une ligne éditoriale opaque et incohérente

Cette présentation systématique n’est pas accidentelle et relève d’un choix éditorial pourtant laissé dans l’opacité la plus totale qui empêche les journalistes d’utiliser un vocabulaire conforme au droit international. Les termes précis – « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité », « génocide » - ne sont tolérés que dans des citations et jamais assumés par la rédaction pour qualifier les actes de l’État israélien.

En revanche, RTS Info utilise sans hésitation un vocabulaire politique et juridique en qualifiant à juste titre «d’attaque terroriste» les événements du 7 octobre.

Cette asymétrie crée un double standard qui brouille la compréhension du public. Elle crée un déséquilibre qui nomme clairement les crimes d’une partie tout en évitant de qualifier ceux de l’autre. 

Pire encore, certains contenus de RTS Info reprennent sans avertissement des éléments de la propagande israélienne, comme s’il s’agissait de faits établis. Des informations contestées ou non vérifiées sont présentées sans être signalées comme opinions ou déclarations partisanes, brouillant ainsi la frontière entre information et propagande.

3.    Une violation du cadre légal suisse

En refusant de qualifier les faits, RTS Info pourrait contevenir aux obligations suivantes:

·      Art. 4 al. 1 Loi Radio et Télévision (LRTV) : interdiction de banaliser la violence

·      Art. 4 al. 2 LRTV : fidélité de l’information

·      Art. 16 Constitution : protection de la liberté d’opinion du public, qui dépend d’une information fiable

Nous disons: ça suffit !

Nous demandons une chose simple: que la RTS respecte la dignité humaine et son devoir de transparence. 

Nous exigeons donc :
1.     des explications claires et publiques concernant les choix terminologiques opérés dans la couverture de Gaza,

2.     la transparence sur les directives internes, explicites ou tacites, qui encadrent le travail des journalistes,

3.     la clarification du processus décisionnel qui mène à l’exclusion de termes juridiques établis pourtant reconnus par le droit international.

Nous déposerons fin décembre 2025 une plainte officielle auprès de l’AIEP (Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision).

Cette pétition nous permettra d’avoir plus de poids devant l’instance fédérale, alors si vous partagez notre indignation : Signez maintenant !

-----

À propos de Popvox:
Popvox est un collectif citoyen ad hoc, indépendant de tout parti politique et de tout groupe militant. Notre démarche est entièrement portée par des citoyen.ne.s suisses engagé.e.s, sans intérêt partisan. Nous agissons uniquement dans une perspective d’intérêt public, afin d'encourager le débat démocratique.
Pour toute question ou prise de contact: popvox.ch@gmail.com

avatar of the starter
pOp VOXLanceur de pétitionCollectif citoyen

860

Le problème

Depuis plus de deux ans, RTS Info a choisi une couverture médiatique des événements à Gaza qui suscite un profond malaise chez bon nombre de citoyen.nes. Le traitement de l'information est marqué par de nombreux manquements graves, qui compromettent non seulement sa transparence, son impartialité mais aussi la conformité aux règles journalistiques et au droit suisse.

L’un des signes les plus préoccupants est l’usage systématique du terme « guerre » pour décrire des faits que de nombreuses ONG et experts qualifient de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. A la rédaction de l’information de la RTS, ce mot est non seulement systématiquement utilisé, mais semble être le seul autorisé par la rédaction en chef.

Or, refuser d’employer les termes juridiques disponibles et reconnus par des instances compétentes ne relève pas d’un simple choix éditorial : c’est de la désinformation. C’est aussi laisser le récit être dicté par les acteur.ices politiques et militaires et biaiser la compréhension du public.

 

 

 

 

 

 

 

 

1.    Un mot trompeur

Ce choix n’est pas neutre. Le mot « guerre » suggère un affrontement symétrique entre deux forces comparables. L’utiliser seul pour qualifier le massacre d’une population civile soumise à un blocus d’État fausse la perception du public et banalise une violence que la loi suisse interdit. Lorsque les plus hautes juridictions internationales jugent plausible la qualification de génocide, le principe de précaution devrait au contraire imposer un vocabulaire précis et différencié.

2.    Une ligne éditoriale opaque et incohérente

Cette présentation systématique n’est pas accidentelle et relève d’un choix éditorial pourtant laissé dans l’opacité la plus totale qui empêche les journalistes d’utiliser un vocabulaire conforme au droit international. Les termes précis – « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité », « génocide » - ne sont tolérés que dans des citations et jamais assumés par la rédaction pour qualifier les actes de l’État israélien.

En revanche, RTS Info utilise sans hésitation un vocabulaire politique et juridique en qualifiant à juste titre «d’attaque terroriste» les événements du 7 octobre.

Cette asymétrie crée un double standard qui brouille la compréhension du public. Elle crée un déséquilibre qui nomme clairement les crimes d’une partie tout en évitant de qualifier ceux de l’autre. 

Pire encore, certains contenus de RTS Info reprennent sans avertissement des éléments de la propagande israélienne, comme s’il s’agissait de faits établis. Des informations contestées ou non vérifiées sont présentées sans être signalées comme opinions ou déclarations partisanes, brouillant ainsi la frontière entre information et propagande.

3.    Une violation du cadre légal suisse

En refusant de qualifier les faits, RTS Info pourrait contevenir aux obligations suivantes:

·      Art. 4 al. 1 Loi Radio et Télévision (LRTV) : interdiction de banaliser la violence

·      Art. 4 al. 2 LRTV : fidélité de l’information

·      Art. 16 Constitution : protection de la liberté d’opinion du public, qui dépend d’une information fiable

Nous disons: ça suffit !

Nous demandons une chose simple: que la RTS respecte la dignité humaine et son devoir de transparence. 

Nous exigeons donc :
1.     des explications claires et publiques concernant les choix terminologiques opérés dans la couverture de Gaza,

2.     la transparence sur les directives internes, explicites ou tacites, qui encadrent le travail des journalistes,

3.     la clarification du processus décisionnel qui mène à l’exclusion de termes juridiques établis pourtant reconnus par le droit international.

Nous déposerons fin décembre 2025 une plainte officielle auprès de l’AIEP (Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision).

Cette pétition nous permettra d’avoir plus de poids devant l’instance fédérale, alors si vous partagez notre indignation : Signez maintenant !

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Pour toute question ou prise de contact: popvox.ch@gmail.com

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Les décisionnaires

Laurent Caspary (rédacteur en chef RTS Radio)
Laurent Caspary (rédacteur en chef RTS Radio)
redaction@rts.ch
Pierre-Olivier Volet (rédacteur en chef actualité RTS)
Pierre-Olivier Volet (rédacteur en chef actualité RTS)
redaction@rts.ch
Nicolas Roulin (rédacteur en chef RTSInfo)
Nicolas Roulin (rédacteur en chef RTSInfo)
media@rts.ch
Christophe Chaudet (Chef du Département actualité et sports de la RTS)
Christophe Chaudet (Chef du Département actualité et sports de la RTS)
christophe.chaudet@rts.ch
Mises à jour sur la pétition