
Économiste brésilien Sebastiao Salgado a peu un peu délaissé son métier pour la photographie qui le passionnait.
C’est quelqu’un de très humain voir humaniste célèbre pour ses photos sur la jeunesse brésilienne ou les Indiens d’Amazonie.
Après avoir "couvert" le Rwanda en 1994, il raconte qu’il avait perdu tout goût de vivre…
Sa femme a ranimé en lui un espoir en réussissant à le convaincre de replanter la forêt Atlantique qui existait du temps de son grand père, pleine d’animaux et de petites rivières, et qui s’était changée en désert de pluie.
Par un travail acharné, sa femme et lui sont parvenus à recréer un paradis naturel.
Pour revenir au 9–4, à Saint-Maur comment des minables peuvent-ils prendre le risque de faire disparaître une merveille végétale en bonne santé de 400 ans pour leur petit programme immobilier "de standing" ?
Rien n’avait d’ailleurs été laissé au hasard. La pancarte du permis de construire avait été planquée dans le renfoncement du portail pour la rendre invisible depuis la rue.
J’ai dû être le premier à découvrir le poteau rose le 9 janvier alors que le permis était publié depuis un mois et demi.
Le jour même, on m’annonçait en Mairie qu’il n’y avait plus de disponibilité pour le consulter…
Exigeons que la seule menace à la mesure de cette merveille "à venir" soit la Foudre qui, de même qu’un arbre relit la Terre au Ciel, relit le Ciel à la terre !
Heureusement que le passé incomparable de notre Grand Chêne lui a permis de s’épanouir sans avoir à se lever excessivement en hauteur.
Gageons que cela lui évite la rencontre fatidique du « Feu divin » dans les siècles suivants.
Illustration :
Par Jupiter, c’est Zeus seul qui décide du sort des arbres !