Aggiornamento sulla petizioneRestitution des têtes des résistants algériens, détenues par le Musée de l'HommeRestes humains et patrimoine

Brahim SENOUCIBagneux, Francia
30 June 2016
Des questions...
1. Il y a d’abord cet argument scientifique : il faudrait que le Musée donne le détail des expériences menées sur les crânes en question, et celui des expériences à venir. Il faudrait qu’il dise dans quels laboratoires, sous l’égide de qui, avec quel financement ces expériences ont été menées et par qui, dans quelles conditions (au Musée même ou ailleurs ?), donner la liste des publications qui en ont découlé…
2. Dans quelles conditions ces crânes ont-ils atterri dans le Musée ? Ont-ils été achetés à des collectionneurs privés, par exemple ces médecins militaires qui s’en étaient fait une spécialité ? Ont-ils fait l’objet de donations ? Auquel cas le Musée s’est-il inquiété de la manière dont ils ont été acquis ? Ne s’est-il pas interrogé sur la légalité de l’obtention de ces crânes dont la « disponibilité » a été possible "grâce" à des décapitations opérées par une armée d’occupation sur des résistants qui se battaient pour leur liberté ? Plus généralement, n’y a-t-il dans la charte du Musée aucune clause de moralité ? Les restes humains résultant de l’horrible massacre opéré par le général Herbillon, qui reconnait lui-même la réalité de celui-ci, peuvent-ils faire partie d’une collection et être décrétés inaliénables ?
3. L’argument des « descendants ». Il faudrait retrouver, près de deux siècles plus tard les descendants de ces résistants et leur demander d’engager une procédure de restitution aux familles. Exigence morbide : Tous les habitants des zaatcha ont été massacrés, femmes, vieillards, enfants. TOUS ! Des descendants, dites-vous ?
4. L’article 16-1 :
Chacun a droit au respect de son corps.
Le corps humain est inviolable.
Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial.
De quel droit décrète-t-on que cet article est inopérant pour les vestiges humains appartenant à des collections publiques, donc régis par le code du patrimoine ? Si cela est compréhensible en ce qui concerne la préhistoire ou l’Antiquité égyptienne, il est scandaleux que cet article ne s’applique pas à des vestiges humains récents, qui n’ont pas été découverts par hasard, mais qui résultent d’un meurtre de masse.
Ci-dessous, un article de Laurent Berger "Des restes humains, trop humains"
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