Brahim SENOUCIBagneux, France
Jun 29, 2016
Chers amis, commençons par la bonne nouvelle. La barre des 26.000 est dépassée. Les moins bonnes à présent. Comme vous le savez déjà, le Président du MNHN et le directeur du Musée de l'Homme se renvoient la balle. Je viens d'ouvrir un mail en réponse à un courriel que j'ai adressé au Président. Celui-ci l'a fait suivre au directeur du Musée de l'Homme qui me répond ce qui suit. Vous remarquerez son ton condescendant. C'est vrai qu'après avoir côtoyé si longtemps ses "trophées" de sale guerre, il ne les voit plus vraiment comme des restes HUMAINS. Avant de la lire, je vous rappelle mes exhortations à ne pas baisser la garde. La bataille est loin d'être terminée. Je dirais même qu'elle ne fait que commencer! Je crois vraiment qu'il faut muscler la pétition, notre seul moyen de pression. Alors, de grâce, secouez les endormis, les aquoibonistes, les grincheux, et faites-les signer. En ce moment, ça patine! Ce n'est pas normal. Que des milliers de personnes s'emparent de cette noble cause et fassent le serment de ramener ces restes et de les enterrer dans la dignité! Nous n'avons pas le droit de perdre cette bataille! À brasenfr@yahoo.fr Cc Bruno DAVID Corps du message Cher collègue, le président Bruno David m’a transmis votre courrier électronique. Je me permets d’apporter une correction: les crânes ne sont pas détenus par le Musée de l’Homme mais par le Muséum national d’Histoire naturelle, dont le Musée de l’Homme est un des sites. En tant que directeur des collections, je ne vous répondrais que sur la procédure. La doctrine que s’est donnée le Muséum est que nous sommes ouverts aux demandes concernant les restes humains nommés, sur la base que le lien familial est un principe de droit universel. Nous considérons néanmoins que la demande doit provenir de descendants et être relayée par l’Etat, c’est à dire que nous ne prenons pas en compte la restitution de restes anonymes que nous considérons comme relevant de l’étude scientifique. Dans le cas où une association relaye une demande, il convient de s’assurer de la légitimité de l’association à agir au nom des descendants. Au delà de ces points généraux et sur un plan opérationnel, nous ne sommes pas « propriétaires » des collections patrimoniales mais simplement affectataires. Même si, bien évidemment, des restes humains doivent être traités avec tout le respect qui leur est dû, ce sont des éléments de collection publique inaliénables. La procédure pour les déclasser est complexe et n'a aucune chance d’aboutir au vu des informations disponibles. Le démarche la plus sûre est que la demande soit traitée directement par l’Etat qui, dans le cadre d’un geste politique, pourrait, par la loi, autoriser la restitution, à l’instar de ce qui s’est fait avec les restes de Saartje Bartman ou les têtes Maories. Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées Professeur Michel Guiraud Directeur des Collections CP 43 Muséum national d'Histoire naturelle 57 rue Cuvier 75005 Paris
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