Un repas végétarien dans les cantines pour rassembler les enfants

Un repas végétarien dans les cantines pour rassembler les enfants

Le problème

En janvier 2015, des enfants de Pont à Mousson ont proposé un projet de loi intitulé « Tous différents et tous égaux dans les cantines de la République ».
Ce projet a pour but d'unir, de rassembler. Les repas végétariens ne viendraient pas "à la place de..." mais en plus. Il n'a pas été retenu lors du concours (et les enfants l'acceptent) mais il a été encouragé par de nombreuses personnes, associations et personnalités. J'ai promis aux enfants de continuer à faire vivre ce projet. C'est par l'intermédiaire de change.org que je tiens cette promesse. Pour eux, pour la tolérance et pour le respect de chacun. Merci de prendre le temps de le lire.

Le voici :

« Tous différents et tous égaux dans les cantines de la République »

- 1 - PROPOSITION DE LOI
visant à instaurer des menus végétariens dans les lieux de restauration collective pour enfants et adolescents : cantines, centre de vacances, hôpitaux, foyers, centres de loisirs…

afin de respecter les droits des enfants et apprendre aux citoyens de demain à vivre ensemble dans le respect de la laïcité, de l’humanité, de l’éthique et de l’environnement.


LOI PRÉSENTÉE par

A. Adam, B. Nouha, B. Ryad, B. Clément, B. Romain, D S. Lilou, G. Médi,
G. Gwendoline, G. Aurélien, G. Anna, H. Aurore, K. Mikail, K. Hanim, K. Dögükan, N. Léa, O. Sadia, P. Anne-Eloïne, Q. Christopher, R-A. Noa, R. Opale, S. Sofia, S. Justine, S. Kassandra, T. Fatih, V-M. Antoine, V. Thibaut, V-N. Enzo,

enfants de 10 à 12 ans 
 

- 2 - EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Nous avons vécu cette année des expériences qui nous ont donné envie d’écrire le projet de loi qui suit.

Nous aimerions tout d’’abord citer quatre extraits d’articles de la convention universelle des droits des enfants, signée en 1990 par la France :
Extrait de l’article 2 : Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour que l'enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille. »
Extrait de l’article 14 : « Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. »
Extrait de l’article 23 : « Les États parties reconnaissent que les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité. »
Extrait de l’article 27 : « Les États parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social. »

Voici un récit de ces deux expériences, qui nous ont montré que les droits des enfants pourraient être mieux respectés.
Les attentats du 7 janvier 2015 ont bousculé les Français de tous âges. Nous n’avons que dix ou onze ans mais nous avons également vécu fortement cette semaine. Beaucoup de familles ont été touchées par la violence de ces actes. Ces événements ont malheureusement provoqué certaines tensions entre les cultures, troubles qui se sont ressentis chez les adultes, mais aussi chez les enfants.
Puis, lors d’un séjour en classe de découverte, nous avons subi un profond malaise : nous avons ressenti de l’injustice lorsque certains d’entre nous n’ont eu à manger qu’une salade et un fruit, car ils avaient un régime Halal ou Végétarien. Certains parents avaient noté sur la fiche « régime végétarien » par souci de laïcité, mais leurs enfants n’avaient à certains repas ni protéines ni féculents ! … les « vrais » végétariens non plus. Aucun menu équilibré n’était prévu pour eux.
En outre, lorsqu’il n’y avait aucun choix adapté, il y a eu un énorme gâchis. Ceci nous a choqués car les animaux étaient morts pour rien.
Nous sommes davantage sensibles au gaspillage depuis que nous savons qu’un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes. Tout ceci est inadmissible.

Nous aimerions que les enfants puissent manger équilibré quel que soit leur régime alimentaire. Il existe en France des villes qui proposent les choix végétarien ou sans viande (Strasbourg, 2ème arrondissement de Paris, Saint-Etienne, Lyon…). Nous pensons que le menu végétarien ne multiplierait pas le travail des cuisiniers et les coûts mais les diminueraient, tout en évitant le gaspillage.
Certaines cantines ne proposent pas de Halal, Casher ou de « sans porc » ; des jeunes ne peuvent donc pas manger à la cantine car il n’y a pas de repas adapté à leur régime. Les enfants hospitalisés subissent cela encore plus durement, car aucune alternative n’est possible pour eux : ils ne peuvent pas rentrer à midi ! Certains d’entre nous ont vécu ce problème lors d’une hospitalisation et en ont été marqués.

Proposer systématiquement des repas végétariens aux enfants dans les lieux de restauration collective aurait plusieurs impacts positifs :
impact positif sur l’écologique : les protéines animales peuvent être remplacées par des protéines végétales, meilleures pour la planète. En effet, la production industrielle de viande est néfaste pour l’environnement (15 500 litres d’eau pour un kilo de viande de boeuf), et beaucoup de cette viande part à la poubelle. Laisser le choix d’un autre menu limiterait ce gaspillage.
impact positif sur la santé : permettre aux enfants de pouvoir manger des protéines végétales limiterait la surconsommation de viande (qui provoque des maladies cardio-vasculaires et de l’obésité) ou de poissons (qui sont parfois contaminés par la pollution de l’eau).
impact positif sur le respect du bien-être animal : les animaux ne sont désormais plus des meubles mais des êtres vivants doués de sensibilité. Nous devons profiter de notre intelligence humaine pour aider les autres êtres vivants et ne pas abuser d’eux.
impact positif sur le vivre ensemble : on peut prendre tous ensemble des repas équilibrés et diversifiés aux menus rassemblant toutes les cultures. Le pack "manger ensemble" de la Société végane a été conçu dans le cadre d'un programme européen pour permettre aux personnes de toutes convictions ou confessions de manger ensemble. L’Europe aussi va donc dans le sens de notre projet. C’est aussi une anticipation sur l’avenir : les végétariens seront inévitablement de plus en plus nombreux (par choix ou à cause de l’épuisement des ressources).

Nous voudrions citer l’affaire Jakóbski lors de laquelle la Cour Européenne des Droits de l'homme a sanctionné la Pologne le 07/12/10 pour violation de l'article 9 de la convention européenne des droits de l'homme (reconnaissant la liberté de pensée, de conscience et de religion) en raison du refus de cet état de fournir un repas végétarien à un prisonnier.

D’autre part, notons que dans la question au gouvernement N° : 10360, le Ministère de l’Agriculture, agroalimentaire et forêt a répondu le 05/02/2013
« … Aucune disposition n'interdit que des plats supplémentaires, notamment à base de protéines d'origine végétale, soient également proposés. Ces mesures, en concourant à la prévention de l'obésité, devenue un enjeu de santé publique majeur dans la plupart des pays industrialisés, répondent aux objectifs de santé publique fixés par le haut conseil de santé publique dans son rapport d'avril 2010. »


Nous pensons que ce projet mettra en lumière les valeurs de notre République : Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité.
Ceci sera un premier pas pour nous, pour les enfants à venir quand nous serons adultes, et pour notre planète.


Merci, Mesdames, Messieurs, d’avoir respecté notre liberté d'expression.


- 3 - PROPOSITION DE LOI

Article 1er

A l'article L 230-5 du code rural et de la pêche maritime est inséré après l'alinéa 1, un alinéa rédigé de la façon suivante: "Des  menus  végétariens  ou  végans  seront  proposés  dans  les  lieux  de  restauration  des  enfants  (cantines,  lieux  d’hébergement ,  centres  de 
vacances, foyers, hôpitaux)". 

 

Article 2

Un livret d’information à destination des parents sera élaboré afin de les informer sur les avantages (laïcité en particulier) du régime végétarien.
Ce livret sera distribué gratuitement à chaque habitant concerné et affiché dans les lieux de restauration. Il prendra les formes adaptées aux éventuels handicaps du public ciblé.
Le financement de ce document sera pris en charge par l'État.

*

Si vous pensez que la vision de ces enfants est juste, signez et faites signer cette pétition afin d'interpeller le gouvernement.

Cette pétition avait 286 signataires

Le problème

En janvier 2015, des enfants de Pont à Mousson ont proposé un projet de loi intitulé « Tous différents et tous égaux dans les cantines de la République ».
Ce projet a pour but d'unir, de rassembler. Les repas végétariens ne viendraient pas "à la place de..." mais en plus. Il n'a pas été retenu lors du concours (et les enfants l'acceptent) mais il a été encouragé par de nombreuses personnes, associations et personnalités. J'ai promis aux enfants de continuer à faire vivre ce projet. C'est par l'intermédiaire de change.org que je tiens cette promesse. Pour eux, pour la tolérance et pour le respect de chacun. Merci de prendre le temps de le lire.

Le voici :

« Tous différents et tous égaux dans les cantines de la République »

- 1 - PROPOSITION DE LOI
visant à instaurer des menus végétariens dans les lieux de restauration collective pour enfants et adolescents : cantines, centre de vacances, hôpitaux, foyers, centres de loisirs…

afin de respecter les droits des enfants et apprendre aux citoyens de demain à vivre ensemble dans le respect de la laïcité, de l’humanité, de l’éthique et de l’environnement.


LOI PRÉSENTÉE par

A. Adam, B. Nouha, B. Ryad, B. Clément, B. Romain, D S. Lilou, G. Médi,
G. Gwendoline, G. Aurélien, G. Anna, H. Aurore, K. Mikail, K. Hanim, K. Dögükan, N. Léa, O. Sadia, P. Anne-Eloïne, Q. Christopher, R-A. Noa, R. Opale, S. Sofia, S. Justine, S. Kassandra, T. Fatih, V-M. Antoine, V. Thibaut, V-N. Enzo,

enfants de 10 à 12 ans 
 

- 2 - EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Nous avons vécu cette année des expériences qui nous ont donné envie d’écrire le projet de loi qui suit.

Nous aimerions tout d’’abord citer quatre extraits d’articles de la convention universelle des droits des enfants, signée en 1990 par la France :
Extrait de l’article 2 : Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour que l'enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille. »
Extrait de l’article 14 : « Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. »
Extrait de l’article 23 : « Les États parties reconnaissent que les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité. »
Extrait de l’article 27 : « Les États parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social. »

Voici un récit de ces deux expériences, qui nous ont montré que les droits des enfants pourraient être mieux respectés.
Les attentats du 7 janvier 2015 ont bousculé les Français de tous âges. Nous n’avons que dix ou onze ans mais nous avons également vécu fortement cette semaine. Beaucoup de familles ont été touchées par la violence de ces actes. Ces événements ont malheureusement provoqué certaines tensions entre les cultures, troubles qui se sont ressentis chez les adultes, mais aussi chez les enfants.
Puis, lors d’un séjour en classe de découverte, nous avons subi un profond malaise : nous avons ressenti de l’injustice lorsque certains d’entre nous n’ont eu à manger qu’une salade et un fruit, car ils avaient un régime Halal ou Végétarien. Certains parents avaient noté sur la fiche « régime végétarien » par souci de laïcité, mais leurs enfants n’avaient à certains repas ni protéines ni féculents ! … les « vrais » végétariens non plus. Aucun menu équilibré n’était prévu pour eux.
En outre, lorsqu’il n’y avait aucun choix adapté, il y a eu un énorme gâchis. Ceci nous a choqués car les animaux étaient morts pour rien.
Nous sommes davantage sensibles au gaspillage depuis que nous savons qu’un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes. Tout ceci est inadmissible.

Nous aimerions que les enfants puissent manger équilibré quel que soit leur régime alimentaire. Il existe en France des villes qui proposent les choix végétarien ou sans viande (Strasbourg, 2ème arrondissement de Paris, Saint-Etienne, Lyon…). Nous pensons que le menu végétarien ne multiplierait pas le travail des cuisiniers et les coûts mais les diminueraient, tout en évitant le gaspillage.
Certaines cantines ne proposent pas de Halal, Casher ou de « sans porc » ; des jeunes ne peuvent donc pas manger à la cantine car il n’y a pas de repas adapté à leur régime. Les enfants hospitalisés subissent cela encore plus durement, car aucune alternative n’est possible pour eux : ils ne peuvent pas rentrer à midi ! Certains d’entre nous ont vécu ce problème lors d’une hospitalisation et en ont été marqués.

Proposer systématiquement des repas végétariens aux enfants dans les lieux de restauration collective aurait plusieurs impacts positifs :
impact positif sur l’écologique : les protéines animales peuvent être remplacées par des protéines végétales, meilleures pour la planète. En effet, la production industrielle de viande est néfaste pour l’environnement (15 500 litres d’eau pour un kilo de viande de boeuf), et beaucoup de cette viande part à la poubelle. Laisser le choix d’un autre menu limiterait ce gaspillage.
impact positif sur la santé : permettre aux enfants de pouvoir manger des protéines végétales limiterait la surconsommation de viande (qui provoque des maladies cardio-vasculaires et de l’obésité) ou de poissons (qui sont parfois contaminés par la pollution de l’eau).
impact positif sur le respect du bien-être animal : les animaux ne sont désormais plus des meubles mais des êtres vivants doués de sensibilité. Nous devons profiter de notre intelligence humaine pour aider les autres êtres vivants et ne pas abuser d’eux.
impact positif sur le vivre ensemble : on peut prendre tous ensemble des repas équilibrés et diversifiés aux menus rassemblant toutes les cultures. Le pack "manger ensemble" de la Société végane a été conçu dans le cadre d'un programme européen pour permettre aux personnes de toutes convictions ou confessions de manger ensemble. L’Europe aussi va donc dans le sens de notre projet. C’est aussi une anticipation sur l’avenir : les végétariens seront inévitablement de plus en plus nombreux (par choix ou à cause de l’épuisement des ressources).

Nous voudrions citer l’affaire Jakóbski lors de laquelle la Cour Européenne des Droits de l'homme a sanctionné la Pologne le 07/12/10 pour violation de l'article 9 de la convention européenne des droits de l'homme (reconnaissant la liberté de pensée, de conscience et de religion) en raison du refus de cet état de fournir un repas végétarien à un prisonnier.

D’autre part, notons que dans la question au gouvernement N° : 10360, le Ministère de l’Agriculture, agroalimentaire et forêt a répondu le 05/02/2013
« … Aucune disposition n'interdit que des plats supplémentaires, notamment à base de protéines d'origine végétale, soient également proposés. Ces mesures, en concourant à la prévention de l'obésité, devenue un enjeu de santé publique majeur dans la plupart des pays industrialisés, répondent aux objectifs de santé publique fixés par le haut conseil de santé publique dans son rapport d'avril 2010. »


Nous pensons que ce projet mettra en lumière les valeurs de notre République : Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité.
Ceci sera un premier pas pour nous, pour les enfants à venir quand nous serons adultes, et pour notre planète.


Merci, Mesdames, Messieurs, d’avoir respecté notre liberté d'expression.


- 3 - PROPOSITION DE LOI

Article 1er

A l'article L 230-5 du code rural et de la pêche maritime est inséré après l'alinéa 1, un alinéa rédigé de la façon suivante: "Des  menus  végétariens  ou  végans  seront  proposés  dans  les  lieux  de  restauration  des  enfants  (cantines,  lieux  d’hébergement ,  centres  de 
vacances, foyers, hôpitaux)". 

 

Article 2

Un livret d’information à destination des parents sera élaboré afin de les informer sur les avantages (laïcité en particulier) du régime végétarien.
Ce livret sera distribué gratuitement à chaque habitant concerné et affiché dans les lieux de restauration. Il prendra les formes adaptées aux éventuels handicaps du public ciblé.
Le financement de ce document sera pris en charge par l'État.

*

Si vous pensez que la vision de ces enfants est juste, signez et faites signer cette pétition afin d'interpeller le gouvernement.

Les décisionnaires

tous les habitants de la France et aux élus
tous les habitants de la France et aux élus

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