Renforcer le contrôle parlementaire sur les titres de séjour

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Le problème

Cette pétition est aussi présente sur la plateforme de l'Assemblée Nationale : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/6235

Elle est soutenue par les premiers signataires suivant :

Régis Delalande, citoyen.
Marc Pena, député des Bouches-du-Rhône – groupe Socialistes et Apparentés.
Hervé Guerrera, conseiller municipal d’Aix-en-Provence, Partit Occitan.
Christian Guyonvarc’h, conseiller régional de Bretagne, UDB.
Signataires :

Joël Aviragnet, député de la Haute-Garonne – groupe Socialistes et Apparentés.
Fabrice Barusseau, député de la Charente-Maritime – groupe Socialistes et Apparentés.
Mickaël Bouloux, député d’Ille-et-Vilaine – groupe Socialistes et Apparentés.
Fanny Dombre Coste, députée de l’Hérault – groupe Socialistes et Apparentés.
Iñaki Echaniz, député des Pyrénées-Atlantiques – groupe Socialistes et Apparentés.
Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées – groupe Socialistes et Apparentés.
Océane Godard, députée de la Côte-d’Or – groupe Socialistes et Apparentés.
Sacha Houlié, député de la Vienne – groupe Socialistes et Apparentés.
Jacques Oberti, député de la Haute-Garonne – groupe Socialistes et Apparentés.
Sophie Pantel, députée de la Lozère – groupe Socialistes et Apparentés.
Anna Pic, députée de la Manche – groupe Socialistes et Apparentés.
Christine Pirès-Beaune, députée du Puy-de-Dôme – groupe Socialistes et Apparentés.
Christophe Proença, député du Lot – groupe Socialistes et Apparés.
Claudia Rouaux, députée d’Ille-et-Vilaine – groupe Socialistes et Apparentés.
Sandrine Runel, députée du Rhône – groupe Socialistes et Apparentés.
Hervé Saulignac, député de l’Ardèche – groupe Socialistes et Apparentés.
Thierry Sother, député du Bas-Rhin – groupe Socialistes et Apparentés.
Roger Vicot, député du Nord – groupe Socialistes et Apparentés

Dans un monde de plus en plus globalisé, les questions d'immigration et de sécurité nationale sont devenues essentielles et complexes. Le processus de délivrance et de retrait des titres de séjour en cas d’ingérences étrangères nécessite une transparence accrue et une supervision rigoureuse pour éviter les abus de pouvoir et protéger les droits des individus.

Actuellement, la responsabilité de la délivrance et du retrait des titres de séjour repose principalement sur les autorités administratives. Cependant, cela laisse la porte ouverte à des décisions potentiellement arbitrairs et influencées par des intérêts étrangers, compromettant ainsi la souveraineté de notre pays et la sécurité de ses citoyens et leur égalité devant la loi.

Nous appelons à un renforcement du contrôle parlementaire sur ces processus. Un contrôle parlementaire renforcé permettrait de garantir que les décisions prises sont conformes aux intérêts nationaux et aux droits humains fondamentaux. En impliquant le Parlement de manière plus active, nous pouvons établir un système de vérification équitable et transparent, réduisant ainsi le risque d'ingérence étrangère dans ces décisions critiques.

Des statistiques récentes montrent une augmentation croissante des pressions exercées par des puissances étrangères sur les décisions politiques internes. Par exemple, un rapport de [source fiable] a révélé que plusieurs pays ont tenté d'influencer directement ou indirectement les décisions de pays tiers concernant leurs politiques d'immigration.

La mise en place d'un cadre législatif clair et détaillé pour encadrer ce processus garantirait des pratiques uniformes et justes pour tous les individus concernés. Cela inclurait des mécanismes de surveillance parlementaire régulière et la publication de rapports de performance transparents.

Nous demandons au gouvernement et à tous les responsables politiques à prendre des mesures concrètes pour renforcer le contrôle parlementaire sur la délivrance et le retrait des titres de séjour en cas d’ingérences étrangères. Ensemble, nous pouvons assurer que ces processus respectent la dignité humaine. L'exemple récent de Xenia Fedorova, ressortissante russe etl’ancienne directrice générale de RT France ( chaîne d’État russe interdite de diffusion dans l’Union européenne depuis mars 2022 en raison de sa participation à la guerre d’information menée par la Russie contre les démocraties européennes, notamment dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine).
Depuis cette interdiction, Mme Fedorova poursuit en France des activités de communication alignées sur les intérêts du Kremlin, en intervenant régulièrement dans des médias audiovisuels et écrits où elle relaie les positions officielles du gouvernement russe, minimise les crimes de guerre commis en Ukraine et diffuse des éléments de désinformation documentés, au détriment des intérêts fondamentaux de la France et de ses alliés.
Le ministre des Affaires étrangères Jean Noël Barrot a publiquement qualifié Mme Fedorova de « propagandiste patentée, qui sert de relais à la désinformation du Kremlin », soulignant lui même le rôle joué par certaines personnalités dans la diffusion d’ingérences informationnelles étrangères en France.
C'est dans ce contexte que le titre de séjour de Mme Fedorova a été renouvelé en août 2024 pour une durée de dix ans par la préfecture de police de Paris, de manière apparemment automatique, sans qu’aucun débat public n’ait eu lieu sur la manière dont l’administration apprécie, de façon générale, la façon dont sont renouvelées les cartes de sejour et les risques que peuvent représenter pour l’ordre public et les intérêts fondamentaux de la Nation certaines personnes étrangères impliquées dans des opérations d’influence au profit d’États hostiles.
Dans le même temps, les préfectures et sous préfectures sont confrontées à une surcharge structurelle qui entraîne des retards considérables dans le traitement des demandes de titre de séjour ou de leur renouvellement. De nombreuses personnes étrangères en situation régulière se retrouvent ainsi, faute de rendez vous ou de décision dans les délais, en grande insécurité administrative et sociale : perte d’emploi, difficultés d’accès aux droits, angoisse permanente de se retrouver en situation irrégulière du seul fait des dysfonctionnements de l’administration. Le contraste entre ces situations dramatiques, vécues par des milliers de personnes qui travaillent, étudient ou vivent en France depuis de longues années, et le renouvellement automatique, pour une durée de dix ans, du titre de séjour d’une personnalité médiatique clairement identifiée par les autorités comme relais d’ingérence étrangère, pose une question évidente d’égalité de traitement, de priorisation des moyens administratifs et de cohérence de l’action publique.
Le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) prévoit pourtant que la délivrance, le renouvellement et le retrait d’un titre de séjour peuvent tenir compte de la menace pour l’ordre public ou pour les intérêts fondamentaux de l’État. Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a publiquement rappelé que la détention d’un titre de séjour ne protège pas son titulaire de poursuites ou d’une remise en cause de ce titre dès lors qu’il existe des troubles à l’ordre public ou une menace pour les intérêts fondamentaux de la Nation.
L’affaire de Mme Fedorova met en lumière, au delà de son cas personnel, la question plus générale des critères et des procédures appliqués par les autorités françaises pour évaluer la présence sur le territoire de ressortissants étrangers soupçonnés de relayer des campagnes d’ingérence ou de désinformation au profit de puissances étrangères. Il apparaît nécessaire que le Parlement exerce pleinement ses prérogatives de contrôle de l’action du Gouvernement et d’évaluation des politiques publiques en matière de lutte contre les ingérences étrangères, y compris lorsqu’elles prennent la forme d’actions informationnelles menées depuis le territoire national.
DEMANDE :
Les signataires demandent à l’Assemblée nationale :
1. De contrôler l’action du Gouvernement en organisant, au sein de la commission compétente, des auditions du ministre de l’Intérieur et du ministre des Affaires étrangères sur la manière dont sont appréciées, de façon générale, les menaces pour l’ordre public et les intérêts fondamentaux de la Nation liées aux activités d’ingérence et de désinformation étrangères menées par des ressortissants non européens présents sur le territoire français.
2. D’évaluer le cadre législatif en vigueur (notamment les dispositions pertinentes du CESEDA) afin de déterminer s’il permet effectivement de prévenir et de sanctionner la présence sur le territoire de personnes qui, par leurs activités d’influence et de communication au profit d’un État étranger, peuvent constituer une menace pour la sécurité nationale et les intérêts fondamentaux de la France, et, le cas échéant, de proposer les adaptations législatives nécessaires.
3. De demander au Gouvernement un rapport présentant de manière transparente les critères, procédures et moyens actuellement mobilisés pour identifier et traiter les situations de ressortissants étrangers soupçonnés de participer à des campagnes d’ingérence ou de désinformation, y compris lorsque ces personnes bénéficient d’un titre de séjour de longue durée.
4. D’examiner, dans ce cadre général, le cas de Mme Xenia Fedorova, à titre illustratif, afin de vérifier si les outils juridiques existants ont été pleinement mobilisés et d’identifier les éventuelles lacunes dans la politique publique de lutte contre les ingérences étrangères.
Précision :
Les pétitionnaires n’entendent pas se substituer à l’administration ni aux juridictions compétentes pour apprécier la situation individuelle de Mme Fedorova, mais sollicitent l’exercice par l’Assemblée nationale de ses missions constitutionnelles de contrôle de l’action du Gouvernement et d’évaluation des politiques publiques en matière de protection des intérêts fondamentaux de la Nation.

Veuillez signer cette pétition pour soutenir un contrôle parlementaire accru et préserver l'intégrité de notre politique nationale d'immigration. Vous pouvez aussi signer la pétition qui a été déposée sur la plateforme de l'Assemblée Nationale dont voici le lien : 

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Regis DELALANDELanceur de pétition

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