Petition updateRenforcer et faire enfin appliquer les sanctions pour maltraitance animale !Chiens tués : 18 mois de prison ferme à Bordeaux mais seulement 2 mois avec sursis à Laon ?!
Christophe GÉRARDFrance
20 Jul 2020

A quelques semaines d’intervalles, 2 décisions ont été rendues sur des faits similaires, avec des condamnations pourtant étrangement très éloignées.
Dans l’Aisne, à Pierrepont, un agriculteur avait ligoté un chien et l’a laissé mourir dans un champ. Le Tribunal Correctionnel de Laon l’a condamné à 2 mois de prison avec sursis.

A Bordeaux, le Tribunal Correctionnel a condamné un homme qui avait tué son chiot à 18 mois de prison ferme.

Dans les 2 cas, l’acte de cruauté est flagrant.
Pourtant les sanctions sont sensiblement différentes ?
A Bordeaux, la personnalité du prévenu, avec un casier judiciaire chargé, a bien évidemment jouée dans la sanction prononcée.


Mais, une fois encore, ce qui interpelle, c’est la façon dont la Justice sanctionne différemment des faits similaires.


A Laon ou à Bordeaux, rouler à 65 km/heure, en ville, alors que la vitesses est limitée à 50 km/heure, expose à une contravention de 135 € et le retrait d’un 1 point, que l’on soit agriculteur ou repris de Justice.


Pourquoi, dès lors qu’il a été porté atteinte à la vie d’un animal, l’auteur des faits peut se voir en revanche sanctionner de manière totalement aléatoire ?


N’importe qui comprendra la cruauté qu’il y a à faire mourir un chiot en le frappant violemment. La sanction infligée par le Tribunal Correctionnel de Bordeaux semble donc juste.


Mais faire mourir un chien en le ligotant et en l’abandonnant dans un champ, en plein hiver, n’est-il pas plus atroce, sachant que le chien n’aurait aucune chance de s’en sortir et qu’il mourrait sans doute au terme d’un agonie de plusieurs heures ?


Rappelons de surcroît que ces faits ont été commis, sciemment, par un agriculteur, pourtant censé être respectueux du bien-être animal… Les faits étaient donc au moins aussi accablants et la profession de leur auteur une circonstance aggravante que le Tribunal aurait du retenir, même si cet agriculteur n’avait sans doute pas de casier judiciaire.


La décision du Tribunal Correctionnel de LAON questionne : que reste-t-il dans ces conditions du principe d’égalité des citoyens devant le loi, pourtant prévu à l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 ?

Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X