Rendons au CA Brive son identité, son âme et sa dignité !

Signataires récents:
Bernard BERNARD et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Lettre ouverte à Ian Osborne

Brive, le 26 octobre 2025

Monsieur Osborne,
Chers dirigeants,
Chers amoureux du CAB,

La maison brûle. Et cette fois, c’est le feu dans chaque pièce.

Il y a trois ans déjà, nous, supporters, avions tiré la sonnette d’alarme. Nous parlions de manque de cap, d’un club sans âme, d’une direction déconnectée. Rien n’a changé. Pire : la situation s’est aggravée. Aujourd’hui, après une nouvelle contre performance à domicile contre Angoulême  (un club au budget trois fois inférieur au notre) nous sommes contraints de vous écrire à nouveau. Parce que ce club, notre club, court droit vers le mur.

Nous avons l’impression qu’il n’y a aucun pilote dans l’avion. À Bayonne, il y a Tayeb. À La Rochelle, Merling. À Bordeaux, Marti. À Brive ? Personne.
Un directeur général fantomatique, invisible.
Un président absent, peu investi.
Une communication creuse, sans relief, sans vision.
Et pendant ce temps, les contre performances  s’enchaînent, les promesses s’effondrent, et la colère monte.

Le plus paradoxal, c’est que la direction communication du club, elle, est souvent excellente : claire, vivante, moderne, incarnée.

Nous aimerions simplement que la direction sportive et institutionnelle parle avec la même sincérité, la même présence, la même transparence.

Car les mots ne suffisent pas quand les actes, eux, se font attendre.

Cet été encore, on nous parlait d’âme, d’ADN, d’implication. Le président disait :

« Nos trois entraîneurs doivent s’impliquer encore plus. Ils sont l’ADN du CAB. Ils doivent impulser une âme. »

Où est cette âme, Monsieur Osborne ? Où est cette flamme ? Où est cette fierté qui faisait trembler le Stadium ?

Le jeu proposé est indigne du nom que porte ce club. C’est immonde. Depuis deux saisons, c’est une souffrance. Avec le plus gros budget de l’histoire de la Pro D2, comment peut-on produire un tel néant ?

Les mots des supporters parlent d’eux-mêmes :

« Au stade, je m’ennuie à mourir. »
« Remettez de l’ordre. »
« Est-ce qu’il y a un pilote dans l’avion ? »
« Zéro respect. »

Et comment ne pas leur donner raison ? Quand, le lendemain de l’une des plus grandes humiliations du club : la défaite contre Montauban en demi-finale du championnat, une bonne partie de l’équipe se pavanait tranquillement aux Halles, bouteilles bien au frais et verre de rosé à la main ?

Ce n’est pas seulement un manque de respect. C’est une trahison. Une trahison envers les supporters, envers nos anciens, envers ce maillot noir et blanc qui a tout vécu.

Nous, supporters, avons pleuré ce soir-là.
Eux, visiblement, non.

Alors nous posons la question : qui est garant de l’institution ?
Qui, aujourd’hui, incarne le CAB ?
Qui tape du poing sur la table après une déroute ?
Qui ose parler ?

Pas grand monde.
Heureusement qu’il reste des hommes comme Coletta, qui mouille le maillot, parle vrai, et incarne cette franchise qui nous manque tant.
Mais un joueur, aussi courageux soit-il, ne peut pas porter à lui seul toute une institution.
Il faut un homme fort, un président à temps plein, un directeur général présent, pas en télétravail.

Parce qu’aujourd’hui, c’est le vide.

Nous avons le plus gros budget de la Pro D2, mais les mêmes maux, les mêmes errements, la même absence de cap.
Notre jeu collectif est inexistant. Nous sommes la seule équipe capable d’être en danger quand elle a le ballon.

Ce que nous réclamons n’est pas déraisonnable :
    - Un vrai projet, clair, sincère, construit autour de notre jeunesse.
    - Des joueurs qui se battent, qui saignent pour ce maillot, pas des mercenaires venus marcher sur le terrain au bout de deux mois de présence au club.
    - Un collectif, pas une addition d’individualités.
    - Une identité, un cap, une direction, des hommes forts.

Le stade est encore plein, oui. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt.

Les supporters viennent par amour, par habitude, par fidélité. Pas par plaisir.

Même les partenaires locaux, piliers du club depuis toujours, s’éloignent peu à peu. Leur flamme s’éteint, faute de spectacle, faute d’écoute, faute de lien.

Car aujourd’hui, ce que nous voyons, ce n’est plus du rugby : c’est de la honte qu’on nous vend, semaine après semaine. Et cette honte, peu à peu, dégoûte même les plus fidèles.

Monsieur Osborne,
Vous avez de l’or entre les mains.
Un club unique, une région fière, des supporters irréductibles, un blason historique, un outil capable de rendre des milliers de gens heureux.
Mais cet or est en train de ternir, de s’éteindre.

Il est temps d’agir.
Il est temps de parler vrai.
Il est temps de remettre de l’ordre, de redonner une âme à cette institution.

Nous ne demandons pas des promesses, mais des actes.
Nous ne demandons pas de la communication, mais du courage.
Nous ne demandons pas des excuses, mais des décisions.

Parce que le CAB, ce n’est pas qu’un club.
C’est une part de nous.
Et si vous aimez vraiment Brive, alors prouvez-le.

Maintenant.

Sportivement,
En noir et blanc.
Noir et blanc en colère

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Bernard BERNARD et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Lettre ouverte à Ian Osborne

Brive, le 26 octobre 2025

Monsieur Osborne,
Chers dirigeants,
Chers amoureux du CAB,

La maison brûle. Et cette fois, c’est le feu dans chaque pièce.

Il y a trois ans déjà, nous, supporters, avions tiré la sonnette d’alarme. Nous parlions de manque de cap, d’un club sans âme, d’une direction déconnectée. Rien n’a changé. Pire : la situation s’est aggravée. Aujourd’hui, après une nouvelle contre performance à domicile contre Angoulême  (un club au budget trois fois inférieur au notre) nous sommes contraints de vous écrire à nouveau. Parce que ce club, notre club, court droit vers le mur.

Nous avons l’impression qu’il n’y a aucun pilote dans l’avion. À Bayonne, il y a Tayeb. À La Rochelle, Merling. À Bordeaux, Marti. À Brive ? Personne.
Un directeur général fantomatique, invisible.
Un président absent, peu investi.
Une communication creuse, sans relief, sans vision.
Et pendant ce temps, les contre performances  s’enchaînent, les promesses s’effondrent, et la colère monte.

Le plus paradoxal, c’est que la direction communication du club, elle, est souvent excellente : claire, vivante, moderne, incarnée.

Nous aimerions simplement que la direction sportive et institutionnelle parle avec la même sincérité, la même présence, la même transparence.

Car les mots ne suffisent pas quand les actes, eux, se font attendre.

Cet été encore, on nous parlait d’âme, d’ADN, d’implication. Le président disait :

« Nos trois entraîneurs doivent s’impliquer encore plus. Ils sont l’ADN du CAB. Ils doivent impulser une âme. »

Où est cette âme, Monsieur Osborne ? Où est cette flamme ? Où est cette fierté qui faisait trembler le Stadium ?

Le jeu proposé est indigne du nom que porte ce club. C’est immonde. Depuis deux saisons, c’est une souffrance. Avec le plus gros budget de l’histoire de la Pro D2, comment peut-on produire un tel néant ?

Les mots des supporters parlent d’eux-mêmes :

« Au stade, je m’ennuie à mourir. »
« Remettez de l’ordre. »
« Est-ce qu’il y a un pilote dans l’avion ? »
« Zéro respect. »

Et comment ne pas leur donner raison ? Quand, le lendemain de l’une des plus grandes humiliations du club : la défaite contre Montauban en demi-finale du championnat, une bonne partie de l’équipe se pavanait tranquillement aux Halles, bouteilles bien au frais et verre de rosé à la main ?

Ce n’est pas seulement un manque de respect. C’est une trahison. Une trahison envers les supporters, envers nos anciens, envers ce maillot noir et blanc qui a tout vécu.

Nous, supporters, avons pleuré ce soir-là.
Eux, visiblement, non.

Alors nous posons la question : qui est garant de l’institution ?
Qui, aujourd’hui, incarne le CAB ?
Qui tape du poing sur la table après une déroute ?
Qui ose parler ?

Pas grand monde.
Heureusement qu’il reste des hommes comme Coletta, qui mouille le maillot, parle vrai, et incarne cette franchise qui nous manque tant.
Mais un joueur, aussi courageux soit-il, ne peut pas porter à lui seul toute une institution.
Il faut un homme fort, un président à temps plein, un directeur général présent, pas en télétravail.

Parce qu’aujourd’hui, c’est le vide.

Nous avons le plus gros budget de la Pro D2, mais les mêmes maux, les mêmes errements, la même absence de cap.
Notre jeu collectif est inexistant. Nous sommes la seule équipe capable d’être en danger quand elle a le ballon.

Ce que nous réclamons n’est pas déraisonnable :
    - Un vrai projet, clair, sincère, construit autour de notre jeunesse.
    - Des joueurs qui se battent, qui saignent pour ce maillot, pas des mercenaires venus marcher sur le terrain au bout de deux mois de présence au club.
    - Un collectif, pas une addition d’individualités.
    - Une identité, un cap, une direction, des hommes forts.

Le stade est encore plein, oui. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt.

Les supporters viennent par amour, par habitude, par fidélité. Pas par plaisir.

Même les partenaires locaux, piliers du club depuis toujours, s’éloignent peu à peu. Leur flamme s’éteint, faute de spectacle, faute d’écoute, faute de lien.

Car aujourd’hui, ce que nous voyons, ce n’est plus du rugby : c’est de la honte qu’on nous vend, semaine après semaine. Et cette honte, peu à peu, dégoûte même les plus fidèles.

Monsieur Osborne,
Vous avez de l’or entre les mains.
Un club unique, une région fière, des supporters irréductibles, un blason historique, un outil capable de rendre des milliers de gens heureux.
Mais cet or est en train de ternir, de s’éteindre.

Il est temps d’agir.
Il est temps de parler vrai.
Il est temps de remettre de l’ordre, de redonner une âme à cette institution.

Nous ne demandons pas des promesses, mais des actes.
Nous ne demandons pas de la communication, mais du courage.
Nous ne demandons pas des excuses, mais des décisions.

Parce que le CAB, ce n’est pas qu’un club.
C’est une part de nous.
Et si vous aimez vraiment Brive, alors prouvez-le.

Maintenant.

Sportivement,
En noir et blanc.
Noir et blanc en colère

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Pétition lancée le 26 octobre 2025