REANIMATION EN DANGER, MOBILISONS-NOUS ENSEMBLES!!

Le problème

PETITION DANS LE CADRE DE L'INTERSYNDICALE

CGT - CFDT - FO - UNSA

A tous nos concitoyens, nos malades dont nous prenons grands soins, 

La crise que nous traversons actuellement, depuis la COVID 19, a permis de mettre en évidence le travail souvent méconnu des soignants en réanimation. En Effet, depuis mars 2020, nombreux ont été les reportages dans les services de réanimation, mettant en évidence la technicité et la formation nécessaires à cet environnement. Concrètement, nous, personnel de réanimation, avons été confrontés (et nous le sommes encore aujourd’hui) à la formation accélérée, aux doublures des renforts souvent novices et chargés d’appréhension. Le travail en réanimation ne s’apprend pas en trois jours comme nous avons pu le voir : c’est une spécialité à part entière. Les aides-soignants sont concernés également par cette analyse.

Sortons un peu de la crise actuelle, le travail réalisé au sein de ces unités ne peut se résumer à la prise en charge des patients atteints de la COVID 19. La pratique du métier de soignant en réanimation demande des compétences techniques mais également relationnelles fortes afin de gérer les situations d’urgences, les familles en détresse, la souffrance et la mort. Les patients accueillis en réanimation présentent une multi défaillances au pronostic vital engagé nécessitant alors des suppléances techniques et multiples par des machines telles que la dialyse, la ventilation mécanique, l’ECMO….mais également médicamenteuses. Cette prise en charge exige des connaissances spécifiques afin de réaliser une surveillance adaptée et sécuritaire de haute technicité.

Un nouvel agent met au minimum un an avant d’exercer en réelle autonomie. Il doit se familiariser et intégrer le fonctionnement de techniques et traitements spécifiques à la réanimation, la formation initiale reçue à l’IFMS étant insuffisante. Des formations existent comme le DU de réanimation, le programme FIER de la SRLF mais n’ont aucune reconnaissance et ne ciblent que très peu de soignants au vu de leur financement onéreux et de la possibilité de les libérer sur le terrain. La spécificité et la technicité de l’exercice en réanimation sont telles, qu’une réactualisation de nos pratiques est indispensable, ceci a pu se vérifier lors de la crise sanitaire actuelle.

Ce manque de reconnaissance et l’intensité du travail sont ressentis par un grand nombre de professionnels entraînant un turn-over important pouvant générer une diminution de la qualité des soins, par une dilution de l’expérience, élément fondamental dans nos services.

Une recherche rapide sur le statut des soignants de réanimation dans les autres pays suffit à démontrer le retard pris par la France pour nous reconnaître cette spécificité de soins et de compétences.

Ainsi, il nous paraît légitime de demander pour les infirmiers et aides-soignants :

- la création d’une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de la fonction publique hospitalière qui, selon les critères qui la définissent, reconnaît la responsabilité et la technicité de notre travail.

- Nous sollicitons également la réévaluation du ratio avec la réalisation d’un vrai binôme : un infirmier et un aide-soignant pour deux patients.

- Respect du ratio soignants/patients dans tous les services de réanimations et unités de soins continus de jour comme de nuit. Ce ratio devant être calculé sur le nombre total de lits du service et non sur le taux d’occupation.

Aujourd'hui, nous avons besoin de vous, pour mieux prendre soin de chacun de nos malades!!! 

Soutenez nous, signez, partagez pour une meilleure santé de demain!!!

Les équipes de réanimation de Nîmes et de France

 

Cette pétition avait 789 signataires

Le problème

PETITION DANS LE CADRE DE L'INTERSYNDICALE

CGT - CFDT - FO - UNSA

A tous nos concitoyens, nos malades dont nous prenons grands soins, 

La crise que nous traversons actuellement, depuis la COVID 19, a permis de mettre en évidence le travail souvent méconnu des soignants en réanimation. En Effet, depuis mars 2020, nombreux ont été les reportages dans les services de réanimation, mettant en évidence la technicité et la formation nécessaires à cet environnement. Concrètement, nous, personnel de réanimation, avons été confrontés (et nous le sommes encore aujourd’hui) à la formation accélérée, aux doublures des renforts souvent novices et chargés d’appréhension. Le travail en réanimation ne s’apprend pas en trois jours comme nous avons pu le voir : c’est une spécialité à part entière. Les aides-soignants sont concernés également par cette analyse.

Sortons un peu de la crise actuelle, le travail réalisé au sein de ces unités ne peut se résumer à la prise en charge des patients atteints de la COVID 19. La pratique du métier de soignant en réanimation demande des compétences techniques mais également relationnelles fortes afin de gérer les situations d’urgences, les familles en détresse, la souffrance et la mort. Les patients accueillis en réanimation présentent une multi défaillances au pronostic vital engagé nécessitant alors des suppléances techniques et multiples par des machines telles que la dialyse, la ventilation mécanique, l’ECMO….mais également médicamenteuses. Cette prise en charge exige des connaissances spécifiques afin de réaliser une surveillance adaptée et sécuritaire de haute technicité.

Un nouvel agent met au minimum un an avant d’exercer en réelle autonomie. Il doit se familiariser et intégrer le fonctionnement de techniques et traitements spécifiques à la réanimation, la formation initiale reçue à l’IFMS étant insuffisante. Des formations existent comme le DU de réanimation, le programme FIER de la SRLF mais n’ont aucune reconnaissance et ne ciblent que très peu de soignants au vu de leur financement onéreux et de la possibilité de les libérer sur le terrain. La spécificité et la technicité de l’exercice en réanimation sont telles, qu’une réactualisation de nos pratiques est indispensable, ceci a pu se vérifier lors de la crise sanitaire actuelle.

Ce manque de reconnaissance et l’intensité du travail sont ressentis par un grand nombre de professionnels entraînant un turn-over important pouvant générer une diminution de la qualité des soins, par une dilution de l’expérience, élément fondamental dans nos services.

Une recherche rapide sur le statut des soignants de réanimation dans les autres pays suffit à démontrer le retard pris par la France pour nous reconnaître cette spécificité de soins et de compétences.

Ainsi, il nous paraît légitime de demander pour les infirmiers et aides-soignants :

- la création d’une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de la fonction publique hospitalière qui, selon les critères qui la définissent, reconnaît la responsabilité et la technicité de notre travail.

- Nous sollicitons également la réévaluation du ratio avec la réalisation d’un vrai binôme : un infirmier et un aide-soignant pour deux patients.

- Respect du ratio soignants/patients dans tous les services de réanimations et unités de soins continus de jour comme de nuit. Ce ratio devant être calculé sur le nombre total de lits du service et non sur le taux d’occupation.

Aujourd'hui, nous avons besoin de vous, pour mieux prendre soin de chacun de nos malades!!! 

Soutenez nous, signez, partagez pour une meilleure santé de demain!!!

Les équipes de réanimation de Nîmes et de France

 

Les décisionnaires

MR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET MR LE MINISTRE DE LA SANTE
MR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET MR LE MINISTRE DE LA SANTE
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Pétition lancée le 18 mai 2021