Rania doit rester en France pour y devenir docteure en médecine

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Le problème

 

Rania, de nationalité algérienne, est étudiante en quatrième année de médecine à l’Université de Lille. Dans quelques semaines s’ouvre une étape essentielle de sa formation : son entrée en externat. Mais l’autorité administrative de Dunkerque, la sous-préfecture, y fait obstacle. Elle a délivré une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).

Dans un mois, Rania doit commencer son externat, une période déterminante durant laquelle les étudiants en médecine rejoignent les services hospitaliers et commencent leur véritable immersion auprès des patients. Après des années de travail et d’investissement, Rania risque aujourd’hui de voir son parcours médical interrompu brutalement par une décision administrative.

Elle vit en France depuis huit ans. Elle y a construit son parcours scolaire et universitaire. Depuis son entrée dans un lycée à Dunkerque, elle a effectué sa scolarité dans le système éducatif français, obtenu son baccalauréat avec mention en France. A l'université de Lille, après avoir obtenu une licence de Psychologie, elle s’est engagée dans des études de médecine.

Son parcours universitaire témoigne de sa détermination. Après avoir réussi le concours d’accès aux études de médecine (classée 96ème sur plus de 1 000 candidats), elle a intégré la faculté de médecine de Lille. Une réussite qui illustre son travail, sa persévérance et son engagement.

Rania a un projet professionnel précis : devenir cardiologue. Elle a choisi la médecine par vocation, avec l’envie de soigner, d’accompagner les patients et de mettre ses compétences au service des autres.

Son engagement dépasse largement le cadre de ses études. Elle est actuellement présidente de l’Association Corporative des Étudiants en Médecine de Lille (ACEML), où elle représente et accompagne les étudiants de sa faculté. Elle participe activement à la vie universitaire et contribue à faire vivre sa communauté étudiante.

Son investissement dans le domaine de la santé est également concret. L'été dernier, elle a réalisé de manière bénévole un stage de trois semaines aux urgences du Centre Hospitalier de Dunkerque. Cette expérience lui a permis de découvrir la réalité du terrain hospitalier, de travailler aux côtés des équipes soignantes et de confirmer son choix de consacrer sa vie à la médecine.

Le parcours exemplaire d’une future professionnelle de santé risque d’être interrompu par une décision administrative. Pourtant Rania est, aujourd’hui engagée pour la communauté étudiante. Pourtant  elle est engagée, demain, pour le territoire dunkerquois par la signature d’une convention d'exercice de la médecine pendant au moins 5 ans sur le territoire dunkerquois avec la Communauté Urbaine de Dunkerque (CUD) 

Situation d’autant plus absurde, alors que la France fait face à une problématique importante d’accès aux soins et à un manque de médecins dans de nombreux territoires, dont le territoire dunkerquois.

De plus, former un médecin demande des années d’efforts, d’investissements humains et financiers. Interrompre administrativement ce parcours serait une perte sèche pour la France et interdirait tout retour sur investissement.

Derrière cette décision administrative se trouve une réalité humaine : celle d’une jeune femme pleinement intégrée dans la société française, investie dans son université, engagée auprès des autres et qui souhaite simplement continuer le parcours qu’elle a construit ici.

Nous demandons que la situation de Rania soit examinée avec humanité et bienveillance, afin qu’elle puisse poursuivre ses études de médecine, débuter son externat et devenir la cardiologue qu’elle aspire à être.

Pour que Rania puisse poursuivre son rêve :
Devenir médecin en France
 
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