Rachida Dati doit démissionner

Le problème

Premiers signataires : Annie Ernaux (Prix Nobel), Alain Guiraudie (César), Jean-Paul Dubois (Prix Goncourt), Pierre Bergounioux, Dominique Bona, Enzo Cormann, Noëlle Chatelet, Didier Lestrade, Arno Bertina, Gisèle Sapiro, Geneviève Brisac, Sophie Wahnich, Marianne Alphant, Jacques Bonnaffé, Olivier Mellano, François Durif, Valérie Rouzeau.

 

Coupes drastiques dans les budgets culture en Région, annulations en série de festivals dont "Ecrivains en bord de mer" à La Baule, disparition de la Fête du livre à Bron, baisse violente des subventions pour le Salon de la Revue, diminution stupéfiante des budgets des théâtres et départs de leurs directeurs, mise à mort de l'éducation artistique dans les écoles, les collèges et les lycées, fermeture programmée de la Maison des écrivains, subventions publiques massives à destination non des services publics de la culture mais d'entreprises privées comme les néo-campings ou les autoroutes Vinci : en à peine quelques mois, depuis son arrivée rue de Valois, s'est déployée avec une rare violence une politique frontalement anti-culturelle de la ministre de la culture.

Délaissant avec dédain le tissu rural en usant sans fard du populisme, la ministre qui se construit un personnage médiatique veut jouer les acteurs de la culture les uns contre les autres en développant un culture bashing permanent et usant. Mais la culture, quelle qu'elle soit, mérite mieux que l'actuelle ministre et que le budget qu'elle prétend défendre. Le clivage qu'elle tente de créer entre une culture qui serait élitaire et une culture qui serait populaire n'existe pas. Là où elle cherche à diviser, nous ne pensons qu'union. 

La privatisation à marche forcée de la culture qui dépossède, au profit du privé, les citoyens d'une culture gratuite ne peut plus continuer. Il faut mettre un frein à cet accélérationnisme par lequel Rachida Dati semble aller aussi vite que Trump pour démanteler le réseau culturel français. Il faut mettre un frein à ce jeu fatigant où le capital culturel est violenté au nom du capital économique. Car, en parallèle d'une montée de l'extrême droite qui jette toutes ses forces dans la construction d'une hégémonie culturelle et dont la politique de la ministre se fait l'agent complaisant, la culture doit rester démocratique et cesser de se soumettre à ce clientélisme délétère. Le ministère de la Culture n'a enfin pas non plus vocation à subventionner le one woman show de la ministre en vue des élections municipales de 2026 ni à être son jouet médiatique en attendant le procès dans lequel elle est inculpée pour corruption.

Non élue dans un gouvernement sans majorité parlementaire et sans autorité mais pourtant aux affaires, Rachida Dati doit partir. La culture doit appartenir de nouveau à tout le monde : nous demandons solennellement sa démission. 

Et appelons à des Soulèvements de la Culture dès la rentrée prochaine.

 

 

 

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SOULEVEMENTS DE LA CULTURELanceur de pétitionCette pétition est le premier acte des Soulèvements de la Culture

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Le problème

Premiers signataires : Annie Ernaux (Prix Nobel), Alain Guiraudie (César), Jean-Paul Dubois (Prix Goncourt), Pierre Bergounioux, Dominique Bona, Enzo Cormann, Noëlle Chatelet, Didier Lestrade, Arno Bertina, Gisèle Sapiro, Geneviève Brisac, Sophie Wahnich, Marianne Alphant, Jacques Bonnaffé, Olivier Mellano, François Durif, Valérie Rouzeau.

 

Coupes drastiques dans les budgets culture en Région, annulations en série de festivals dont "Ecrivains en bord de mer" à La Baule, disparition de la Fête du livre à Bron, baisse violente des subventions pour le Salon de la Revue, diminution stupéfiante des budgets des théâtres et départs de leurs directeurs, mise à mort de l'éducation artistique dans les écoles, les collèges et les lycées, fermeture programmée de la Maison des écrivains, subventions publiques massives à destination non des services publics de la culture mais d'entreprises privées comme les néo-campings ou les autoroutes Vinci : en à peine quelques mois, depuis son arrivée rue de Valois, s'est déployée avec une rare violence une politique frontalement anti-culturelle de la ministre de la culture.

Délaissant avec dédain le tissu rural en usant sans fard du populisme, la ministre qui se construit un personnage médiatique veut jouer les acteurs de la culture les uns contre les autres en développant un culture bashing permanent et usant. Mais la culture, quelle qu'elle soit, mérite mieux que l'actuelle ministre et que le budget qu'elle prétend défendre. Le clivage qu'elle tente de créer entre une culture qui serait élitaire et une culture qui serait populaire n'existe pas. Là où elle cherche à diviser, nous ne pensons qu'union. 

La privatisation à marche forcée de la culture qui dépossède, au profit du privé, les citoyens d'une culture gratuite ne peut plus continuer. Il faut mettre un frein à cet accélérationnisme par lequel Rachida Dati semble aller aussi vite que Trump pour démanteler le réseau culturel français. Il faut mettre un frein à ce jeu fatigant où le capital culturel est violenté au nom du capital économique. Car, en parallèle d'une montée de l'extrême droite qui jette toutes ses forces dans la construction d'une hégémonie culturelle et dont la politique de la ministre se fait l'agent complaisant, la culture doit rester démocratique et cesser de se soumettre à ce clientélisme délétère. Le ministère de la Culture n'a enfin pas non plus vocation à subventionner le one woman show de la ministre en vue des élections municipales de 2026 ni à être son jouet médiatique en attendant le procès dans lequel elle est inculpée pour corruption.

Non élue dans un gouvernement sans majorité parlementaire et sans autorité mais pourtant aux affaires, Rachida Dati doit partir. La culture doit appartenir de nouveau à tout le monde : nous demandons solennellement sa démission. 

Et appelons à des Soulèvements de la Culture dès la rentrée prochaine.

 

 

 

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SOULEVEMENTS DE LA CULTURELanceur de pétitionCette pétition est le premier acte des Soulèvements de la Culture
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Pétition lancée le 7 juin 2025