Demande de refus de permis d'urbanisme - Projet "The Quay" à Anderlecht


Demande de refus de permis d'urbanisme - Projet "The Quay" à Anderlecht
Le problème
Lien vers le dossier complet de demande de permis // Lien vers notre critique complète
Cette pétition s'oppose à un projet de construction d'un nouveau quartier entièrement grillagé de plus de 250 logements dont 171 kots étudiants avec pour seule ouverture au quartier : un grand supermarché Colruyt, son parking et 4 ateliers d'espaces productif.
Les porteurs du projet immobilier affirment œuvrer pour proposer un espace urbain « ouvert », « mixte » et « fédérateur ». Nous ne trouvons malheureusement que très peu de propositions concrètes allant dans ce sens, bien au contraire.
Malgré sa situation dans l'Est de la commune d'Anderlecht, qui souffre de nombreux besoins en logements accessibles et en services à la population, 0% de logement social et 0% d'infrastructure communautaire accessibles au quartier ne sont prévus. Le projet implique également la délocalisation de plus de 100 emplois peu qualifiés alors même que celui-ci ne nous semble pas offrir de garantie sérieuse de remplacement de ces emplois. Les promoteurs souhaitent par ailleurs bétonner massivement un site en niant toute présence de biodiversité alors qu’une grande partie du terrain est actuellement très arboré et très vert.
Par ailleurs, le projet a été réalisé en l'absence quasi totale de concertation avec les nombreuses activités productives mitoyennes, avec lesquelles de nombreux conflits d'usage nous semblent inévitables. Pire encore, le projet compte mobiliser intensivement une servitude de passage, indispensable au bon fonctionnement d'un site d'entreprises déjà mis sous pression, menaçant ainsi leurs activités (atelier de pâtisseries, façonnage de la pierre, activités associatives à caractère religieux). Il est à noter qu'en plus de prévoir le passage de BXL Propreté, des camions de déménagement et de véhicules PMR, les auteurs du projet comptent y faire passer les urgences. Le moindre accros dans la gestion de ce qui deviendra assurément un véritable goulet d'étranglement pourrait donc avoir des conséquences gravissimes en cas de retardement de l'arrivée des secours sur le site de The Quay !
Le projet "The Quay" propose par ailleurs de construire un passage cyclo-piéton (en guise de charges d'urbanisme) sur... le territoire de la STIB, pourtant opposée au projet (voir document "Lettre STIB" dans le dossier complet). En plus de proposer cette solution qui n'en est pas une, il est à noter que, pourvu d’escaliers, ce passage ne sera praticable ni par les vélos, ni par les fauteuils roulants, ni par les caddys ou poussettes. Par ailleurs, son cheminement majoritairement à l’arrière des façades aveugles des entrepôts ne le rendra ni agréable ni sécurisante à emprunter. Nous y voyons un certain mépris pour les réalisations à caractère public (voirie cyclo-piétonne externe). Ce manque d’égards contraste avec le soin dont font l’objet des voiries intra-muros (voiries internes).
En terme de mobilité, le passage cyclo-piéton ainsi que l'usage de la servitude de passage évoqués sont supposés relier le site à la station de métro Jacques Brel. En l'absence d'un travail préparatoire réaliste et concerté, intégrer cette station au plan de mobilité du site nous semble tout simplement trompeur.
En outre, le site, de par sa situation, est particulièrement bruyant. Les nombreuses nuisances sonores ne font, selon nous, pas non plus l'objet de propositions sérieuses. Chaque flanc du site reçoit en effet son lot de décibels 24h/24, 7jours/7 : la voie ferrée empruntée par des trains de marchandise longs et lourds, l'usine centrale de la STIB qui mène des activités industrielles, la centrale électrique qui émet un niveau élevé de bruit, et ce, en continu. Ceci sans compter les activités productives et associatives implantées tout autour. Les logements prévus requièrent donc une attention toute particulière quant à leur implantation. Le projet maximise pourtant le nombre de logement construits, au risque de produire un cadre résidentiel de faible qualité.
La richesse patrimoniale et la biodiversité du site actuel nous semblent également largement sous-estimés et nous demandons plus d'égards de la part des auteurs concernant ces deux aspects.
Nous ne reprenons ici que certaines de nos remarques qui se trouvent en version intégrale dans notre critique complète accessible en un simple clic. Cette note comprend de nombreuses illustrations qui permettent de mieux cerner les enjeux liés à l'implantation du projet.
De manière générale, la lecture du dossier de demande d'urbanisme met en évidence de nombreuses carences, approximations ou affirmations sans fondement. Pour un projet d'une telle ampleur, il nous parait indispensable que les auteurs proposent une véritable étude d'incidence et non un simple rapport comme c'est le cas actuellement. Ce n'est qu'à ce prix que la faisabilité du projet pourra être appréciée, et les problèmes d'usages modérés.
Pour toutes ces raisons, nous demandons le refus pur et simple de la demande de permis d'urbanisme telle qu'introduite en vue d'entamer les travaux de démolition/construction de ce futur quartier anderlechtois.
La construction de logements accessibles ainsi que de surfaces productives qui génèrent de l'emploi peu qualifié constituent un réel enjeu politique et citoyen bruxellois. Nous estimons donc que les projets de construction de grande ampleur, très nombreux à Bruxelles et dans la zone du canal en particulier, méritent une analyse solide avant toute validation par les pouvoirs publics tant locaux que régionaux.
Le Collectif AnderlechToit.

Le problème
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Cette pétition s'oppose à un projet de construction d'un nouveau quartier entièrement grillagé de plus de 250 logements dont 171 kots étudiants avec pour seule ouverture au quartier : un grand supermarché Colruyt, son parking et 4 ateliers d'espaces productif.
Les porteurs du projet immobilier affirment œuvrer pour proposer un espace urbain « ouvert », « mixte » et « fédérateur ». Nous ne trouvons malheureusement que très peu de propositions concrètes allant dans ce sens, bien au contraire.
Malgré sa situation dans l'Est de la commune d'Anderlecht, qui souffre de nombreux besoins en logements accessibles et en services à la population, 0% de logement social et 0% d'infrastructure communautaire accessibles au quartier ne sont prévus. Le projet implique également la délocalisation de plus de 100 emplois peu qualifiés alors même que celui-ci ne nous semble pas offrir de garantie sérieuse de remplacement de ces emplois. Les promoteurs souhaitent par ailleurs bétonner massivement un site en niant toute présence de biodiversité alors qu’une grande partie du terrain est actuellement très arboré et très vert.
Par ailleurs, le projet a été réalisé en l'absence quasi totale de concertation avec les nombreuses activités productives mitoyennes, avec lesquelles de nombreux conflits d'usage nous semblent inévitables. Pire encore, le projet compte mobiliser intensivement une servitude de passage, indispensable au bon fonctionnement d'un site d'entreprises déjà mis sous pression, menaçant ainsi leurs activités (atelier de pâtisseries, façonnage de la pierre, activités associatives à caractère religieux). Il est à noter qu'en plus de prévoir le passage de BXL Propreté, des camions de déménagement et de véhicules PMR, les auteurs du projet comptent y faire passer les urgences. Le moindre accros dans la gestion de ce qui deviendra assurément un véritable goulet d'étranglement pourrait donc avoir des conséquences gravissimes en cas de retardement de l'arrivée des secours sur le site de The Quay !
Le projet "The Quay" propose par ailleurs de construire un passage cyclo-piéton (en guise de charges d'urbanisme) sur... le territoire de la STIB, pourtant opposée au projet (voir document "Lettre STIB" dans le dossier complet). En plus de proposer cette solution qui n'en est pas une, il est à noter que, pourvu d’escaliers, ce passage ne sera praticable ni par les vélos, ni par les fauteuils roulants, ni par les caddys ou poussettes. Par ailleurs, son cheminement majoritairement à l’arrière des façades aveugles des entrepôts ne le rendra ni agréable ni sécurisante à emprunter. Nous y voyons un certain mépris pour les réalisations à caractère public (voirie cyclo-piétonne externe). Ce manque d’égards contraste avec le soin dont font l’objet des voiries intra-muros (voiries internes).
En terme de mobilité, le passage cyclo-piéton ainsi que l'usage de la servitude de passage évoqués sont supposés relier le site à la station de métro Jacques Brel. En l'absence d'un travail préparatoire réaliste et concerté, intégrer cette station au plan de mobilité du site nous semble tout simplement trompeur.
En outre, le site, de par sa situation, est particulièrement bruyant. Les nombreuses nuisances sonores ne font, selon nous, pas non plus l'objet de propositions sérieuses. Chaque flanc du site reçoit en effet son lot de décibels 24h/24, 7jours/7 : la voie ferrée empruntée par des trains de marchandise longs et lourds, l'usine centrale de la STIB qui mène des activités industrielles, la centrale électrique qui émet un niveau élevé de bruit, et ce, en continu. Ceci sans compter les activités productives et associatives implantées tout autour. Les logements prévus requièrent donc une attention toute particulière quant à leur implantation. Le projet maximise pourtant le nombre de logement construits, au risque de produire un cadre résidentiel de faible qualité.
La richesse patrimoniale et la biodiversité du site actuel nous semblent également largement sous-estimés et nous demandons plus d'égards de la part des auteurs concernant ces deux aspects.
Nous ne reprenons ici que certaines de nos remarques qui se trouvent en version intégrale dans notre critique complète accessible en un simple clic. Cette note comprend de nombreuses illustrations qui permettent de mieux cerner les enjeux liés à l'implantation du projet.
De manière générale, la lecture du dossier de demande d'urbanisme met en évidence de nombreuses carences, approximations ou affirmations sans fondement. Pour un projet d'une telle ampleur, il nous parait indispensable que les auteurs proposent une véritable étude d'incidence et non un simple rapport comme c'est le cas actuellement. Ce n'est qu'à ce prix que la faisabilité du projet pourra être appréciée, et les problèmes d'usages modérés.
Pour toutes ces raisons, nous demandons le refus pur et simple de la demande de permis d'urbanisme telle qu'introduite en vue d'entamer les travaux de démolition/construction de ce futur quartier anderlechtois.
La construction de logements accessibles ainsi que de surfaces productives qui génèrent de l'emploi peu qualifié constituent un réel enjeu politique et citoyen bruxellois. Nous estimons donc que les projets de construction de grande ampleur, très nombreux à Bruxelles et dans la zone du canal en particulier, méritent une analyse solide avant toute validation par les pouvoirs publics tant locaux que régionaux.
Le Collectif AnderlechToit.

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Pétition lancée le 21 septembre 2021