Quand les étudiants sont présumés tricheurs, mais que les vrais fraudeurs sont couverts

Signataires récents:
Fanta-Emma GASSAMA DE VISME et 9 autres ont signé récemment.

Le problème

Depuis trois ans, les étudiants de l’IED de Paris 8 subissent un climat d’anxiété grandissant : pressions administratives, injonctions contradictoires, silence face aux demandes légitimes, et suspicion permanente de tricherie dès lors qu’ils remettent en cause certains dispositifs. La pédagogie semble gouvernée par la méfiance plus que par le souci d’apprentissage. Pendant que les étudiants vont être soumis à des examens toujours plus surveillés, certains agents de l’administration auraient, eux, contourné les règles les plus fondamentales.

C’est dans ce contexte qu’une employée a eu le courage de signaler un acte extrêmement grave : un gestionnaire se serait attribué une licence universitaire sans jamais avoir suivi les cours. Cette alerte, loin d’être soutenue, semble avoir exposé sa lanceuse à une mise à l’écart progressive : agressions verbales, isolement professionnel, retrait de responsabilités, refus d’aménagements de travail prescrits par le médecin.

Pendant ce temps, l’agent fraudeur est suspendu, mais l’administration n’a toujours pas clarifié les mécanismes qui ont permis une telle fraude sans qu’aucun contrôle ne l’empêche pendant six ans.

En tant qu’étudiants, nous ne pouvons rester silencieux. D’un côté, on nous impose une surveillance de plus en plus forte; de l’autre, un agent administratif aurait pu obtenir un diplôme sans inscription ni validation… Le contraste est saisissant. La « triche » semble parfois là où on ne veut pas la voir.

Nous exprimons ici notre plein soutien à l’employée qui a dénoncé cette fraude. Le respect du droit et de la transparence ne peut exister sans la protection réelle des lanceurs d’alerte. Cette affaire soulève une question cruciale : comment un tel acte a-t-il été possible sans complicité, défaillance ou dissimulation ? Et pourquoi la personne qui l’a signalé semble-t-elle aujourd’hui subir les conséquences de son courage ?

Nous appelons la Présidence de l’Université Paris 8 à garantir une protection effective à cette employée, à faire toute la lumière sur cette fraude, et à réaffirmer que l’éthique universitaire ne peut être à géométrie variable.

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Fanta-Emma GASSAMA DE VISME et 9 autres ont signé récemment.

Le problème

Depuis trois ans, les étudiants de l’IED de Paris 8 subissent un climat d’anxiété grandissant : pressions administratives, injonctions contradictoires, silence face aux demandes légitimes, et suspicion permanente de tricherie dès lors qu’ils remettent en cause certains dispositifs. La pédagogie semble gouvernée par la méfiance plus que par le souci d’apprentissage. Pendant que les étudiants vont être soumis à des examens toujours plus surveillés, certains agents de l’administration auraient, eux, contourné les règles les plus fondamentales.

C’est dans ce contexte qu’une employée a eu le courage de signaler un acte extrêmement grave : un gestionnaire se serait attribué une licence universitaire sans jamais avoir suivi les cours. Cette alerte, loin d’être soutenue, semble avoir exposé sa lanceuse à une mise à l’écart progressive : agressions verbales, isolement professionnel, retrait de responsabilités, refus d’aménagements de travail prescrits par le médecin.

Pendant ce temps, l’agent fraudeur est suspendu, mais l’administration n’a toujours pas clarifié les mécanismes qui ont permis une telle fraude sans qu’aucun contrôle ne l’empêche pendant six ans.

En tant qu’étudiants, nous ne pouvons rester silencieux. D’un côté, on nous impose une surveillance de plus en plus forte; de l’autre, un agent administratif aurait pu obtenir un diplôme sans inscription ni validation… Le contraste est saisissant. La « triche » semble parfois là où on ne veut pas la voir.

Nous exprimons ici notre plein soutien à l’employée qui a dénoncé cette fraude. Le respect du droit et de la transparence ne peut exister sans la protection réelle des lanceurs d’alerte. Cette affaire soulève une question cruciale : comment un tel acte a-t-il été possible sans complicité, défaillance ou dissimulation ? Et pourquoi la personne qui l’a signalé semble-t-elle aujourd’hui subir les conséquences de son courage ?

Nous appelons la Présidence de l’Université Paris 8 à garantir une protection effective à cette employée, à faire toute la lumière sur cette fraude, et à réaffirmer que l’éthique universitaire ne peut être à géométrie variable.

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