PÉTITION – POUR LA RÉVISION DE L’ARRÊTÉ IMPOSANT LA FERMETURE À 22H

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Le problème

PÉTITION – POUR LA RÉVISION DE L’ARRÊTÉ IMPOSANT LA FERMETURE À 22H

Collectif des Restaurateurs Antoine Durafour – Saint-Étienne

Nous, restaurateurs de la rue Antoine Durafour à Saint-Étienne, lançons cette pétition afin de dénoncer une situation que nous considérons comme injuste, disproportionnée et dangereuse pour la survie de nos établissements et de nos emplois.

la ville de Saint-Etienne a mis comme priorité l'attractivité de la ville à travers le commerce de proximité. Nous sommes des représentants de ce commerce là et nous ne voudrions pas que nos restaurants deviennent d'nième commerces vides à Saint-Étienne

  • À L’ORIGINE, LES RESTAURATEURS N’ÉTAIENT PAS LE PROBLÈME

L’année dernière, la Ville de Saint-Étienne avait pris un arrêté visant les épiceries de nuit, notamment en raison de problématiques de nuisances et de tranquillité publique.

À la suite de cette mesure, certains établissements initialement exploités comme épiceries auraient modifié leur activité déclarée, notamment vers de la restauration rapide, leur permettant ainsi de ne plus être soumis de la même manière au précédent arrêté.

Aujourd’hui, plutôt que de traiter individuellement les établissements réellement à l’origine des nuisances constatées, un nouvel arrêté impose une fermeture à 22 heures aux restaurants et aux épiceries de la rue Antoine Durafour.

Cette fermeture ne concerne pourtant pas l’ensemble des activités de la rue.

D’autres établissements et activités présents dans le secteur, notamment tabac, boulangerie, amicales et autres commerces, ne sont pas soumis à cette même fermeture à 22 heures.

Nous nous retrouvons donc directement concernés par une mesure extrêmement lourde économiquement alors que nos restaurants ne sont pas à l’origine des faits ayant conduit à cette situation.

  • POURQUOI DEVONS-NOUS PAYER POUR LES AGISSEMENTS D’AUTRES ÉTABLISSEMENTS ?

À notre connaissance, aucune plainte pour nuisances n’a été déposée contre nos restaurants, nos locaux, nos activités ou nos salariés.

Nous ne contestons pas le droit et le devoir de la municipalité d’agir lorsqu’un établissement provoque des nuisances ou des troubles à l’ordre public.

Nous contestons en revanche le fait que des restaurants qui ne sont pas à l’origine de ces troubles soient frappés par la même restriction.

Lorsqu’un établissement crée des nuisances, cet établissement doit être contrôlé et, lorsque les faits le justifient, faire l’objet de mesures adaptées.

La réponse ne peut pas consister à mettre économiquement en danger des restaurateurs qui n’ont rien à voir avec les faits reprochés.

  • NOS COMMERCES SONT À L’ASPHYXIE

Pour plusieurs restaurants de la rue Antoine Durafour, l’activité après 22 heures représente une part essentielle du chiffre d’affaires.

Depuis l’application de cet arrêté, nous subissons directement ses conséquences : baisse importante du chiffre d’affaires, difficultés pour supporter nos charges, fragilisation des emplois et mise en péril des investissements réalisés.

Derrière chaque établissement se trouvent des années de travail, des investissements, des salariés, des familles, des loyers, des crédits et des fournisseurs.

Nous ne demandons aucun privilège. Nous demandons simplement le droit de travailler lorsque nous ne sommes pas responsables des nuisances reprochées.

  • NOUS AVONS CHERCHÉ LE DIALOGUE

Depuis plusieurs semaines, nous tentons d’obtenir un véritable échange avec la municipalité.

Nous avons appelé, envoyé des courriers et des lettres recommandées et nous nous sommes déplacés directement à la mairie.

Malgré nos nombreuses démarches, nous avons rencontré les plus grandes difficultés à obtenir un interlocuteur et à être reçus.

Pendant ce temps, chaque journée d’application de cet arrêté fragilise davantage nos entreprises.

Nous regrettons qu’une décision ayant des conséquences aussi importantes sur nos activités puisse être appliquée sans concertation préalable suffisante avec les professionnels directement concernés.

  • NOUS DEMANDONS À LA VILLE DE SAINT-ÉTIENNE :

La révision de l’arrêté imposant aux restaurants et aux épiceries de la rue Antoine Durafour une fermeture à 22 heures ;
que la situation de chaque établissement soit examinée individuellement et sur la base de faits constatés ;
que les restaurants qui ne sont pas à l’origine de nuisances ne soient pas pénalisés pour les agissements d’autres établissements ;
une véritable concertation entre la municipalité, les professionnels concernés et les riverains ;
la mise en place de mesures proportionnées permettant de garantir la tranquillité publique sans condamner économiquement des commerces respectueux de leurs obligations ;
la sauvegarde de nos établissements et des emplois qui en dépendent.
NOUS NE DEMANDONS PAS LE DROIT DE CRÉER DES NUISANCES.

  • NOUS DEMANDONS LE DROIT DE TRAVAILLER.

Si un établissement est responsable de nuisances, qu’il soit contrôlé et que les mesures nécessaires soient prises à son encontre. Mais les restaurateurs qui ne sont pas à l’origine de ces troubles ne doivent pas en subir les conséquences.

En signant cette pétition, vous demandez à la Ville de Saint-Étienne de réexaminer cette mesure et d’engager un véritable dialogue avec les restaurateurs concernés.

Soutenez les commerces de proximité.
Soutenez les emplois locaux.
Soutenez les restaurateurs de la rue Antoine Durafour.

Collectif des Restaurateurs Antoine Durafour

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collectif restaurateurs ANTOINE DURAFOURLanceur de pétition⚖️ Ne mettons pas tous les commerçants dans le même panier. Ceux qui travaillent et respectent les règles ne doivent pas payer pour les nuisances causées par d’autres. ✊ Défendons nos commerces et nos emplois.

Les décisionnaires

Regis Juanico
Regis Juanico
Maire de Saint-Étienne

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