Discriminations et épuisement des étudiants en psychologie à l'IED de Paris 8

Le problème

Les étudiants effectuant leur cursus à distance au sein de l'Institut d'Enseignement à Distance de l'Université Paris 8 en psychologie, encourent aujourd'hui un risque concret pour leur santé.

Nos conditions d'études, déjà difficiles dans ce mode d'enseignement adapté à des contraintes professionnelles et familiales, se sont récemment dégradées, jusqu'à représenter un risque pour notre santé.

C'est à l'issue de notre première session d'examens que certains d'entre nous apprennent que ces nouvelles difficultés ne sont que les conséquences de négligences, pratiques discriminatoires, et d'une indifférence affichée de l'administration vis-à-vis de ses propres étudiants.

Nous attirons votre attention sur la nécessité urgente de : 

  • Rétablir l'équité pour les étudiants vivant à l'étranger ou dans les départements d'Outre-mer : ayant été contraints de passer leurs examens en ligne, en raison du contexte sanitaire mais... sans adaptation à leurs  fuseaux horaires, donc aux heures de Paris, depuis la deuxième session d'examens de 2020 ! 

Une contrainte visiblement normale aux yeux de l'administration qui a organisé ses examens de la même façon en 2021...

Si pour la majorité d'entre nous les journées d'examens commençaient à 9heures du matin pour se terminer aux alentours 15heures, pour d'autres, elles ont ainsi commencé au beau milieu de la nuit pour s'achever à l'aube... Seule possibilité pour ces étudiants d'effectuer et déposer leurs devoirs dans les temps impartis, après une année intense de travail.

Il a donc été nécessaire pour eux d'effectuer quatre nuits blanches d'affilée... Ce travail de nuit leur a également été imposé pour les 3 sessions de Travaux Dirigés en visio-conférence, obligatoires pour la validation de l'année. 

Ce refus d'adaptation à leur situation géographique est contraire au respect du principe d'équité, et représente une mise en danger de leur santé.

Combien ont subi les conséquences du manque de sommeil ? Et combien se sont résignés à redoubler, en espérant que la situation sanitaire puisse leur permettre, l'année prochaine, d'avoir des conditions d'examens décentes ? (Habituellement en Centre d'Examens, aux heures locales). 

Cette situation, intolérable et inexcusable, ne peut être attribuée au contexte sanitaire. Aucune difficulté d'organisation ne justifie le mépris d'une partie des étudiants, ni leur mise en danger, quoi qu'en pensent nos responsables pédagogiques.​

Pour rappel, l'IED avait été, au cours de l'année 2020, accusé de non-respect du tiers temps et n'a pas hésité à accuser une personne en situation de handicap, ayant fait valoir ses droits, d'être responsable des changements de modalités d'examens de toute la licence ! 

Pour la deuxième année consécutive, des situations de discriminations et de stigmatisations, à l'égard de groupes d'élèves minoritaires sont ainsi provoquées par les responsables du département de psychologie de l'IED.

Nous demandons la reconnaissance du préjudice subi par ces étudiants.

Nous demandons l'adaptation des horaires pour la session de rattrapage.

Nous demandons que leur situation soit prise en compte pour la validation de leur année universitaire.

 

  • Par ailleurs, nous demandons le rétablissement des dates d'examens jusque-là appliquées à l'IED : soit juin et septembre.

 

Nous rappelons que ce format d'examens (juin et septembre) spécifique à l'IED, avait été décidé en raison du profil de ses étudiants, dont beaucoup exercent une activité professionnelle, et pour qui la période estivale est un moment crucial d'apprentissage.

Nous demandons le rétablissement de la session de rattrapage au mois de septembre, y compris pour l'année 2021.

Nous rappelons que notre année ayant commencé début novembre, pour une première session d'examens le 21 mai, nous avons bénéficié de moins de 6 mois pour une vingtaine de cours à assimiler, dont une dizaine de devoirs à rendre, ainsi que 3 TD en visio-conférence....

... A ajouter à des journées de 8h de travail et des contraintes familiales pour beaucoup d'entre nous. Et sans possibilité d'étudier durant la période d'été puisque nos rattrapages ont été programmés au mois de juin.

Nous rappelons que ces conditions extrêmes nous étaient inconnues lorsque nous nous sommes inscrits où réinscrits à l'ied. Nous avons tenté de nous y adapter, confiants envers l'équipe pédagogique. 

Aujourd'hui, nous sommes amenés à nous demander si ces conditions étaient seulement possibles, et la question des conséquences sur la santé des étudiants se pose inévitablement. Combien d'abandons, de situations d'épuisements ont été générés ? Quels sont les risques à long terme pour ceux ayant supporté jusqu'à présent ce rythme effrayant ? 


Nous apprenons également que le raccourcissement de l'année universitaire conduit à l'impossibilité pour nous d'effectuer notre stage au cours de l'été ! Cela rend donc la situation inextricable pour un grand nombre d'étudiants, pour qui il serait nécessaire de renoncer à leur emploi pour effectuer un stage dans de bonnes conditions. 

  • Nous demandons donc le rétablissement de la possibilité d'effectuer son stage au cours de l'été, pour les raisons évoquées ci-dessus.
  • Nous demandons le respect de l'accès aux copies que nous refuse cette année certains enseignants. Nous demandons une plus grande clarté dans les modalités et les barèmes des examens.
  • - Nous demandons également, en raison des soucis de santé que les conditions d'études peuvent occasionner pour les étudiants, des informations claires concernant les possibilités de consultations médicales auprès du SUPPS de l'université Paris 8 (Service Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé).
  • -Nous demandons la mise en place de téléconsultations pour les étudiants de l'ied, inévitablement contraints par des situations géographiques variées et pouvant avoir besoin de ces services.
  • - Enfin nous demandons une adaptation de la plateforme pédagogique et la mise en place d'un espace dédié aux étudiants en difficulté et/ou face à une situation conflictuelle (que cela implique un enseignant, un autre étudiant ou sa situation personnelle, des difficultés dans l'accès aux copies, ou problèmes administratifs). Espace qui lui permettra d'avoir un interlocuteur apte à l'aider dans sa situation, ou de le diriger vers les personnes compétentes.

Cette nécessité, tout comme celle de cette pétition, découle de l'impossibilité de communiquer avec notre administration actuellement.

Nous attirons votre attention sur le fait que ces demandes sont de l'ordre du rétablissement du respect des lois en vigueur concernant l'enseignement supérieur.

En vous remerciant d'avance pour votre soutien, 

 

DES ÉLÈVES DE L'IED.

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Élèves de l'IEDLanceur de pétition
Cette pétition avait 94 signataires

Le problème

Les étudiants effectuant leur cursus à distance au sein de l'Institut d'Enseignement à Distance de l'Université Paris 8 en psychologie, encourent aujourd'hui un risque concret pour leur santé.

Nos conditions d'études, déjà difficiles dans ce mode d'enseignement adapté à des contraintes professionnelles et familiales, se sont récemment dégradées, jusqu'à représenter un risque pour notre santé.

C'est à l'issue de notre première session d'examens que certains d'entre nous apprennent que ces nouvelles difficultés ne sont que les conséquences de négligences, pratiques discriminatoires, et d'une indifférence affichée de l'administration vis-à-vis de ses propres étudiants.

Nous attirons votre attention sur la nécessité urgente de : 

  • Rétablir l'équité pour les étudiants vivant à l'étranger ou dans les départements d'Outre-mer : ayant été contraints de passer leurs examens en ligne, en raison du contexte sanitaire mais... sans adaptation à leurs  fuseaux horaires, donc aux heures de Paris, depuis la deuxième session d'examens de 2020 ! 

Une contrainte visiblement normale aux yeux de l'administration qui a organisé ses examens de la même façon en 2021...

Si pour la majorité d'entre nous les journées d'examens commençaient à 9heures du matin pour se terminer aux alentours 15heures, pour d'autres, elles ont ainsi commencé au beau milieu de la nuit pour s'achever à l'aube... Seule possibilité pour ces étudiants d'effectuer et déposer leurs devoirs dans les temps impartis, après une année intense de travail.

Il a donc été nécessaire pour eux d'effectuer quatre nuits blanches d'affilée... Ce travail de nuit leur a également été imposé pour les 3 sessions de Travaux Dirigés en visio-conférence, obligatoires pour la validation de l'année. 

Ce refus d'adaptation à leur situation géographique est contraire au respect du principe d'équité, et représente une mise en danger de leur santé.

Combien ont subi les conséquences du manque de sommeil ? Et combien se sont résignés à redoubler, en espérant que la situation sanitaire puisse leur permettre, l'année prochaine, d'avoir des conditions d'examens décentes ? (Habituellement en Centre d'Examens, aux heures locales). 

Cette situation, intolérable et inexcusable, ne peut être attribuée au contexte sanitaire. Aucune difficulté d'organisation ne justifie le mépris d'une partie des étudiants, ni leur mise en danger, quoi qu'en pensent nos responsables pédagogiques.​

Pour rappel, l'IED avait été, au cours de l'année 2020, accusé de non-respect du tiers temps et n'a pas hésité à accuser une personne en situation de handicap, ayant fait valoir ses droits, d'être responsable des changements de modalités d'examens de toute la licence ! 

Pour la deuxième année consécutive, des situations de discriminations et de stigmatisations, à l'égard de groupes d'élèves minoritaires sont ainsi provoquées par les responsables du département de psychologie de l'IED.

Nous demandons la reconnaissance du préjudice subi par ces étudiants.

Nous demandons l'adaptation des horaires pour la session de rattrapage.

Nous demandons que leur situation soit prise en compte pour la validation de leur année universitaire.

 

  • Par ailleurs, nous demandons le rétablissement des dates d'examens jusque-là appliquées à l'IED : soit juin et septembre.

 

Nous rappelons que ce format d'examens (juin et septembre) spécifique à l'IED, avait été décidé en raison du profil de ses étudiants, dont beaucoup exercent une activité professionnelle, et pour qui la période estivale est un moment crucial d'apprentissage.

Nous demandons le rétablissement de la session de rattrapage au mois de septembre, y compris pour l'année 2021.

Nous rappelons que notre année ayant commencé début novembre, pour une première session d'examens le 21 mai, nous avons bénéficié de moins de 6 mois pour une vingtaine de cours à assimiler, dont une dizaine de devoirs à rendre, ainsi que 3 TD en visio-conférence....

... A ajouter à des journées de 8h de travail et des contraintes familiales pour beaucoup d'entre nous. Et sans possibilité d'étudier durant la période d'été puisque nos rattrapages ont été programmés au mois de juin.

Nous rappelons que ces conditions extrêmes nous étaient inconnues lorsque nous nous sommes inscrits où réinscrits à l'ied. Nous avons tenté de nous y adapter, confiants envers l'équipe pédagogique. 

Aujourd'hui, nous sommes amenés à nous demander si ces conditions étaient seulement possibles, et la question des conséquences sur la santé des étudiants se pose inévitablement. Combien d'abandons, de situations d'épuisements ont été générés ? Quels sont les risques à long terme pour ceux ayant supporté jusqu'à présent ce rythme effrayant ? 


Nous apprenons également que le raccourcissement de l'année universitaire conduit à l'impossibilité pour nous d'effectuer notre stage au cours de l'été ! Cela rend donc la situation inextricable pour un grand nombre d'étudiants, pour qui il serait nécessaire de renoncer à leur emploi pour effectuer un stage dans de bonnes conditions. 

  • Nous demandons donc le rétablissement de la possibilité d'effectuer son stage au cours de l'été, pour les raisons évoquées ci-dessus.
  • Nous demandons le respect de l'accès aux copies que nous refuse cette année certains enseignants. Nous demandons une plus grande clarté dans les modalités et les barèmes des examens.
  • - Nous demandons également, en raison des soucis de santé que les conditions d'études peuvent occasionner pour les étudiants, des informations claires concernant les possibilités de consultations médicales auprès du SUPPS de l'université Paris 8 (Service Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé).
  • -Nous demandons la mise en place de téléconsultations pour les étudiants de l'ied, inévitablement contraints par des situations géographiques variées et pouvant avoir besoin de ces services.
  • - Enfin nous demandons une adaptation de la plateforme pédagogique et la mise en place d'un espace dédié aux étudiants en difficulté et/ou face à une situation conflictuelle (que cela implique un enseignant, un autre étudiant ou sa situation personnelle, des difficultés dans l'accès aux copies, ou problèmes administratifs). Espace qui lui permettra d'avoir un interlocuteur apte à l'aider dans sa situation, ou de le diriger vers les personnes compétentes.

Cette nécessité, tout comme celle de cette pétition, découle de l'impossibilité de communiquer avec notre administration actuellement.

Nous attirons votre attention sur le fait que ces demandes sont de l'ordre du rétablissement du respect des lois en vigueur concernant l'enseignement supérieur.

En vous remerciant d'avance pour votre soutien, 

 

DES ÉLÈVES DE L'IED.

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Les décisionnaires

Présidente de l'Université Paris 8
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