

Préservons le bois du Piriou — Non au projet éolien industriel au cœur de notre forêt


Préservons le bois du Piriou — Non au projet éolien industriel au cœur de notre forêt
Le problème
Commune de Saint-Malo-de-Phily (35480) — Pays des Vallons de Vilaine
Le bois du Piriou, c’est notre forêt. C’est là que nous nous promenons, que nos enfants découvrent la nature, que vivent les chauves-souris, les rapaces et des dizaines d’autres espèces. C’est aussi le cadre de vie de nos hameaux : La Perdrilais, La Richardière, La Bouère, Queneleuc, Le Bois Nantais, La Fonchais, Le Talva, La Billais.
Un projet de 3 à 4 éoliennes industrielles de 180 à 200 mètres de hauteur veut s’y installer, dans des clairières cernées par la forêt, à 500 mètres de nos habitations.
Nous, habitants, riverains et usagers du territoire, demandons l’abandon de ce projet à cette localisation. Voici pourquoi — et chaque argument repose sur des sources vérifiables, listées en fin de document.
1 — Notre nature : un site reconnu comme inadapté à l’éolien
Les emplacements visés ne sont pas une plaine ouverte : ce sont des clairières entourées à plus de 80 % par un massif forestier continu d’environ 400 hectares.
- Le secteur est classé « implantation proscrite » pour l’éolien par le Groupe Mammalogique Breton, en raison des enjeux chauves-souris et des corridors de déplacement.
- Ce classement rejoint le standard européen de référence (EUROBATS), repris par la SFEPM et l’ADEME, qui recommande d’exclure toute éolienne des boisements et jusqu’à 200 mètres en bout de pale de leurs abords.
- Le bois abrite 19 espèces de chauves-souris recensées (contre 7 au début des suivis), dont le Grand Rhinolophe et le Grand Murin, protégés au titre de la directive européenne Habitats, ainsi que des rapaces protégés : faucon pèlerin, autour des palombes, busard Saint-Martin, hibou moyen-duc, et l’élanion blanc, espèce rare dans l’Ouest. En France, toutes les chauves-souris sont strictement protégées (arrêté du 23 avril 2007).
- Le massif est un corridor écologique majeur reliant la vallée de la Vilaine, le Semnon et les massifs voisins. Surtout, ce corridor est protégé par le SCOT des Vallons de Vilaine, approuvé le 3 décembre 2025 et désormais opposable : son document d’orientation et d’objectifs proscrit les implantations éoliennes au sein des continuités écologiques (DOO, p.129).
- Au-delà des machines, le projet implique pistes élargies, plateformes bétonnées, défrichement et un raccordement électrique de 1,5 à 2 km — des atteintes durables et difficilement compensables.
Détruire un cœur de forêt encore vivant pour produire de l’énergie « verte » est un contresens écologique : le rapport conjoint du GIEC et de l’IPBES (2021) rappelle que les solutions climatiques ne doivent pas se faire au détriment de la biodiversité, et que préserver les forêts est en soi une priorité pour le climat.
2 — Notre santé et notre tranquillité : le bruit n’est pas un détail
Soyons rigoureux : les autorités sanitaires (ANSES, Académie nationale de médecine) considèrent que le principal impact sanitaire de l’éolien est le bruit audible, et non les infrasons.
- Ce bruit, en particulier la nuit, peut provoquer chez certains riverains une gêne réelle, des troubles du sommeil et du stress — des effets reconnus par l’ANSES.
- C’est précisément pour cela que la loi impose une distance minimale de 500 mètres et des limites de bruit nocturne. Or plusieurs de nos hameaux se trouvent exactement à cette limite.
- À cela s’ajoutent un balisage lumineux clignotant permanent la nuit et la modification durable d’un paysage aujourd’hui apaisant.
- L’ANSES recommande d’informer tous les riverains concernés très en amont, avant l’enquête publique, et d’élargir le périmètre de consultation. Nous exigeons que cette recommandation soit pleinement respectée.
- Une vigilance pour le vivant — animaux comme habitants : des éleveurs, en France et en Bretagne, ont signalé des troubles dans leurs troupeaux à proximité de parcs éoliens (agitation, baisse de production laitière, surmortalité). Les expertises officielles n’ont pas établi de lien de causalité certain, tout en reconnaissant la réalité de ces troubles. Dans une commune agricole comme la nôtre, ces signalements imposent un principe de précaution et un suivi indépendant : la protection du vivant vaut autant pour les troupeaux que pour les familles qui vivent à quelques centaines de mètres des machines.
Nous avons le droit à une information complète et au respect de notre tranquillité.
3 — Notre patrimoine : la valeur de nos maisons et de nos terres
- L’étude publique de référence (ADEME, 2022) reconnaît un impact sur l’immobilier — mais admet elle-même ne pas avoir mesuré la tranche de moins de 2,5 km, ni les biens de caractère, les plus exposés. Autrement dit, elle ne mesure pas la zone où nous vivons.
- La recherche internationale évaluée par les pairs (étude Gibbons, London School of Economics, 2015) établit une baisse des prix d’environ 5,8 % là où un parc éolien est visible dans un rayon de 2 km — et des machines de 180-200 mètres seront visibles à plusieurs kilomètres à la ronde.
- La justice a déjà tranché en notre région : la cour d’appel de Rennes a condamné, en mars 2024, à verser plus de 730 000 € à des riverains (Melgven, Finistère) au titre du trouble anormal de voisinage.
Ce projet ferait peser un risque réel sur le patrimoine d’une vie, celui des familles du territoire.
Nous ne sommes pas opposés à la transition énergétique
Nous demandons simplement que les projets d’énergies renouvelables soient implantés en priorité sur les toitures, friches, zones d’activités et plaines déjà ouvertes — et non au cœur d’un massif forestier vivant et reconnu pour sa richesse écologique.
Nos demandes au Maire et au Conseil municipal de Saint-Malo-de-Phily
- L’abandon du projet éolien à sa localisation actuelle, au sein du bois du Piriou ;
- Le retrait du soutien de la commune à ce projet ;
- La non-mise à disposition de tout foncier communal au bénéfice du projet ;
- Une délibération du Conseil municipal préservant le bois du Piriou comme espace dédié aux milieux naturels, à la santé et au cadre de vie des habitants ;
- Le respect strict des recommandations de l’ANSES en matière d’information de l’ensemble des riverains concernés.
Chaque signature compte - Plus nous serons nombreux, plus notre voix sera entendue. Signez, et faites signer autour de vous.
En signant, j’apporte mon soutien aux demandes ci-dessus.
Mes données ne seront utilisées que dans le cadre de cette pétition.
393
Le problème
Commune de Saint-Malo-de-Phily (35480) — Pays des Vallons de Vilaine
Le bois du Piriou, c’est notre forêt. C’est là que nous nous promenons, que nos enfants découvrent la nature, que vivent les chauves-souris, les rapaces et des dizaines d’autres espèces. C’est aussi le cadre de vie de nos hameaux : La Perdrilais, La Richardière, La Bouère, Queneleuc, Le Bois Nantais, La Fonchais, Le Talva, La Billais.
Un projet de 3 à 4 éoliennes industrielles de 180 à 200 mètres de hauteur veut s’y installer, dans des clairières cernées par la forêt, à 500 mètres de nos habitations.
Nous, habitants, riverains et usagers du territoire, demandons l’abandon de ce projet à cette localisation. Voici pourquoi — et chaque argument repose sur des sources vérifiables, listées en fin de document.
1 — Notre nature : un site reconnu comme inadapté à l’éolien
Les emplacements visés ne sont pas une plaine ouverte : ce sont des clairières entourées à plus de 80 % par un massif forestier continu d’environ 400 hectares.
- Le secteur est classé « implantation proscrite » pour l’éolien par le Groupe Mammalogique Breton, en raison des enjeux chauves-souris et des corridors de déplacement.
- Ce classement rejoint le standard européen de référence (EUROBATS), repris par la SFEPM et l’ADEME, qui recommande d’exclure toute éolienne des boisements et jusqu’à 200 mètres en bout de pale de leurs abords.
- Le bois abrite 19 espèces de chauves-souris recensées (contre 7 au début des suivis), dont le Grand Rhinolophe et le Grand Murin, protégés au titre de la directive européenne Habitats, ainsi que des rapaces protégés : faucon pèlerin, autour des palombes, busard Saint-Martin, hibou moyen-duc, et l’élanion blanc, espèce rare dans l’Ouest. En France, toutes les chauves-souris sont strictement protégées (arrêté du 23 avril 2007).
- Le massif est un corridor écologique majeur reliant la vallée de la Vilaine, le Semnon et les massifs voisins. Surtout, ce corridor est protégé par le SCOT des Vallons de Vilaine, approuvé le 3 décembre 2025 et désormais opposable : son document d’orientation et d’objectifs proscrit les implantations éoliennes au sein des continuités écologiques (DOO, p.129).
- Au-delà des machines, le projet implique pistes élargies, plateformes bétonnées, défrichement et un raccordement électrique de 1,5 à 2 km — des atteintes durables et difficilement compensables.
Détruire un cœur de forêt encore vivant pour produire de l’énergie « verte » est un contresens écologique : le rapport conjoint du GIEC et de l’IPBES (2021) rappelle que les solutions climatiques ne doivent pas se faire au détriment de la biodiversité, et que préserver les forêts est en soi une priorité pour le climat.
2 — Notre santé et notre tranquillité : le bruit n’est pas un détail
Soyons rigoureux : les autorités sanitaires (ANSES, Académie nationale de médecine) considèrent que le principal impact sanitaire de l’éolien est le bruit audible, et non les infrasons.
- Ce bruit, en particulier la nuit, peut provoquer chez certains riverains une gêne réelle, des troubles du sommeil et du stress — des effets reconnus par l’ANSES.
- C’est précisément pour cela que la loi impose une distance minimale de 500 mètres et des limites de bruit nocturne. Or plusieurs de nos hameaux se trouvent exactement à cette limite.
- À cela s’ajoutent un balisage lumineux clignotant permanent la nuit et la modification durable d’un paysage aujourd’hui apaisant.
- L’ANSES recommande d’informer tous les riverains concernés très en amont, avant l’enquête publique, et d’élargir le périmètre de consultation. Nous exigeons que cette recommandation soit pleinement respectée.
- Une vigilance pour le vivant — animaux comme habitants : des éleveurs, en France et en Bretagne, ont signalé des troubles dans leurs troupeaux à proximité de parcs éoliens (agitation, baisse de production laitière, surmortalité). Les expertises officielles n’ont pas établi de lien de causalité certain, tout en reconnaissant la réalité de ces troubles. Dans une commune agricole comme la nôtre, ces signalements imposent un principe de précaution et un suivi indépendant : la protection du vivant vaut autant pour les troupeaux que pour les familles qui vivent à quelques centaines de mètres des machines.
Nous avons le droit à une information complète et au respect de notre tranquillité.
3 — Notre patrimoine : la valeur de nos maisons et de nos terres
- L’étude publique de référence (ADEME, 2022) reconnaît un impact sur l’immobilier — mais admet elle-même ne pas avoir mesuré la tranche de moins de 2,5 km, ni les biens de caractère, les plus exposés. Autrement dit, elle ne mesure pas la zone où nous vivons.
- La recherche internationale évaluée par les pairs (étude Gibbons, London School of Economics, 2015) établit une baisse des prix d’environ 5,8 % là où un parc éolien est visible dans un rayon de 2 km — et des machines de 180-200 mètres seront visibles à plusieurs kilomètres à la ronde.
- La justice a déjà tranché en notre région : la cour d’appel de Rennes a condamné, en mars 2024, à verser plus de 730 000 € à des riverains (Melgven, Finistère) au titre du trouble anormal de voisinage.
Ce projet ferait peser un risque réel sur le patrimoine d’une vie, celui des familles du territoire.
Nous ne sommes pas opposés à la transition énergétique
Nous demandons simplement que les projets d’énergies renouvelables soient implantés en priorité sur les toitures, friches, zones d’activités et plaines déjà ouvertes — et non au cœur d’un massif forestier vivant et reconnu pour sa richesse écologique.
Nos demandes au Maire et au Conseil municipal de Saint-Malo-de-Phily
- L’abandon du projet éolien à sa localisation actuelle, au sein du bois du Piriou ;
- Le retrait du soutien de la commune à ce projet ;
- La non-mise à disposition de tout foncier communal au bénéfice du projet ;
- Une délibération du Conseil municipal préservant le bois du Piriou comme espace dédié aux milieux naturels, à la santé et au cadre de vie des habitants ;
- Le respect strict des recommandations de l’ANSES en matière d’information de l’ensemble des riverains concernés.
Chaque signature compte - Plus nous serons nombreux, plus notre voix sera entendue. Signez, et faites signer autour de vous.
En signant, j’apporte mon soutien aux demandes ci-dessus.
Mes données ne seront utilisées que dans le cadre de cette pétition.
393
Les décisionnaires
Voix de signataires
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 3 juin 2026