

PROTECTION TEMPORAIRE POUR TETIANA
Le problème
Bonjour, je m’appelle SCHREVELLE Grégory et nous accueillons, mon épouse et moi-même, depuis le 7 octobre 2022 PARAMONOVA Tetiana une jeune fille Ukrainienne de 22 ans à notre domicile (Gravelines dans le Nord).
Depuis le 3 mars 2022, les pays de l'Union européenne ont accordé le statut de « protection temporaire » aux Ukrainiens fuyant leur pays en guerre. C'est ce que prévoit la proposition de la commission européenne discutée le 3 mars 2022 et approuvée à l'occasion du Conseil des ministres de l'intérieur des États membres de l'UE. Les ressortissants ukrainiens reçoivent l'autorisation provisoire de séjour qui leur permet ainsi d'exercer une activité professionnelle. Les personnes concernées sont les étrangers non-européens qui fuient massivement leur pays ou leur région d'origine et qui ne peuvent pas y retourner. En raison notamment d'un conflit armé ou de violences ou parce qu'ils sont victimes de violations graves et répétées des droits de l'homme. Ce dispositif exceptionnel et temporaire est autorisé par une décision du Conseil de l'Union européenne (UE). La décision définit les bénéficiaires et sa date d'entrée en vigueur. Le dispositif est décidé pour une période d'un an et peut être prolongé de 2 ans maximum. Le Conseil de l'UE peut à tout moment y mettre fin si la situation dans le pays d'origine permet un retour sûr et durable des personnes déplacées.
Tetiana a quitté, pour ses études (Master Tourisme), l'Ukraine le 27 décembre 2021 avant le déclenchement de la guerre. Son université a coopéré avec une société de tourisme afin de permettre à ses étudiants de travailler quelques mois en Bulgarie, elle a ainsi pu pratiquer dans un hôtel situé dans une station de ski à Borovets.
Après le début de la guerre il a été proposé à certains étudiants de travailler à Sunny Beach (Bulgarie) dans une station balnéaire pour la même chaîne d'hôtels, proposition qu’elle a accepté car sa ville d’origine Sievierodonetsk (ou Severodonetsk est une ville de l'oblast de Louhansk, en Ukraine), qui n’est qu’à 189 kms de la frontière Russe, fût l’une des premières à être bombardées en février 2022.
En mai, Tetiana débute son travail dans cette nouvelle station en Bulgarie jusque début octobre 2022. À cette date elle ne peut plus travailler car la ville dans laquelle elle se trouve est une ville touristique qui ferme l’hiver. Sans travail et sans appartement elle se retrouve donc à la rue, et décide de se confier à son grand-frère que j’ai pu rencontrer en mars 2022 alors que j’étais à Lviv pour faire de l’humanitaire. Ayant gardé contact avec moi, celui-ci décide de me contacter et me demande s’il est possible d’accueillir sa petite sœur en France afin qu’elle puisse vivre dans des conditions « normales », étudier et travailler pour ne pas être « dépendante » de ses hôtes.
Fier de cette confiance et au vu de l’accueil étant fait aux Ukrainiens par la France (de mon retour de Lviv j’avais déjà ramené 3 personnes), j’ai accepté sans aucune hésitation. Tetiana a donc quitté la Bulgarie le 7 octobre 2022 pour arriver à l’aéroport de Paris-Beauvais où nous l’avons accueilli alors qu’elle n’avait que 21 ans.
Depuis ce jour, nous l'avons inscrit à l’Université du Littoral Côte d’Opale afin qu’elle puisse obtenir un Diplôme Universitaire (DU) Passerelle qui lui permet d’apprendre le français, d’acquérir des compétences interculturelles pour qu’elle puisse s’intégrer, de lui permettre l’accès à des activités culturelles, un accompagnement à l’orientation, à l’intégration universitaire ainsi qu’au monde socio-professionnel.
Malgré tous nos efforts, et les diverses aides apportées par l’association Dunkerque Ukraine et le maire de notre commune nous n’arrivons toujours pas à obtenir sa protection temporaire. Pourquoi ? Uniquement parce qu'au début de la guerre elle devait être dans son pays, le pays dans lequel elle ne peut pas retourner sa ville étant détruite et occupée.
La protection temporaire permet :
- la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour sur le territoire français d’une durée de 6 mois, portant la mention « bénéficiaire de la protection temporaire » ;
- le versement de l’allocation pour demandeur d’asile;
- l’autorisation d’exercer une activité professionnelle ;
- l’accès aux soins par une prise en charge médicale ;
- un soutien dans l’accès au logement.
En résumé, cela pourrait être très compliqué pour elle, comme pour nous, si demain elle venait à se blesser ou être malade.
C’est pourquoi aujourd’hui je me tourne vers vous afin que vous soyez signataires de cette pétition, pour qu’enfin Tetiana puisse obtenir une protection temporaire et le statut de réfugié.
Merci pour elle.
Textes de lois et références :
o https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F299
- Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (PDF - 267.0 KB)
- Directive 2001/55/CE du 20 juillet 2001 relative à l'octroi d'une protection temporaire en cas d'afflux massif de personnes déplacées
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L581-1 à L581-10
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R581-1 à D581-7
Le problème
Bonjour, je m’appelle SCHREVELLE Grégory et nous accueillons, mon épouse et moi-même, depuis le 7 octobre 2022 PARAMONOVA Tetiana une jeune fille Ukrainienne de 22 ans à notre domicile (Gravelines dans le Nord).
Depuis le 3 mars 2022, les pays de l'Union européenne ont accordé le statut de « protection temporaire » aux Ukrainiens fuyant leur pays en guerre. C'est ce que prévoit la proposition de la commission européenne discutée le 3 mars 2022 et approuvée à l'occasion du Conseil des ministres de l'intérieur des États membres de l'UE. Les ressortissants ukrainiens reçoivent l'autorisation provisoire de séjour qui leur permet ainsi d'exercer une activité professionnelle. Les personnes concernées sont les étrangers non-européens qui fuient massivement leur pays ou leur région d'origine et qui ne peuvent pas y retourner. En raison notamment d'un conflit armé ou de violences ou parce qu'ils sont victimes de violations graves et répétées des droits de l'homme. Ce dispositif exceptionnel et temporaire est autorisé par une décision du Conseil de l'Union européenne (UE). La décision définit les bénéficiaires et sa date d'entrée en vigueur. Le dispositif est décidé pour une période d'un an et peut être prolongé de 2 ans maximum. Le Conseil de l'UE peut à tout moment y mettre fin si la situation dans le pays d'origine permet un retour sûr et durable des personnes déplacées.
Tetiana a quitté, pour ses études (Master Tourisme), l'Ukraine le 27 décembre 2021 avant le déclenchement de la guerre. Son université a coopéré avec une société de tourisme afin de permettre à ses étudiants de travailler quelques mois en Bulgarie, elle a ainsi pu pratiquer dans un hôtel situé dans une station de ski à Borovets.
Après le début de la guerre il a été proposé à certains étudiants de travailler à Sunny Beach (Bulgarie) dans une station balnéaire pour la même chaîne d'hôtels, proposition qu’elle a accepté car sa ville d’origine Sievierodonetsk (ou Severodonetsk est une ville de l'oblast de Louhansk, en Ukraine), qui n’est qu’à 189 kms de la frontière Russe, fût l’une des premières à être bombardées en février 2022.
En mai, Tetiana débute son travail dans cette nouvelle station en Bulgarie jusque début octobre 2022. À cette date elle ne peut plus travailler car la ville dans laquelle elle se trouve est une ville touristique qui ferme l’hiver. Sans travail et sans appartement elle se retrouve donc à la rue, et décide de se confier à son grand-frère que j’ai pu rencontrer en mars 2022 alors que j’étais à Lviv pour faire de l’humanitaire. Ayant gardé contact avec moi, celui-ci décide de me contacter et me demande s’il est possible d’accueillir sa petite sœur en France afin qu’elle puisse vivre dans des conditions « normales », étudier et travailler pour ne pas être « dépendante » de ses hôtes.
Fier de cette confiance et au vu de l’accueil étant fait aux Ukrainiens par la France (de mon retour de Lviv j’avais déjà ramené 3 personnes), j’ai accepté sans aucune hésitation. Tetiana a donc quitté la Bulgarie le 7 octobre 2022 pour arriver à l’aéroport de Paris-Beauvais où nous l’avons accueilli alors qu’elle n’avait que 21 ans.
Depuis ce jour, nous l'avons inscrit à l’Université du Littoral Côte d’Opale afin qu’elle puisse obtenir un Diplôme Universitaire (DU) Passerelle qui lui permet d’apprendre le français, d’acquérir des compétences interculturelles pour qu’elle puisse s’intégrer, de lui permettre l’accès à des activités culturelles, un accompagnement à l’orientation, à l’intégration universitaire ainsi qu’au monde socio-professionnel.
Malgré tous nos efforts, et les diverses aides apportées par l’association Dunkerque Ukraine et le maire de notre commune nous n’arrivons toujours pas à obtenir sa protection temporaire. Pourquoi ? Uniquement parce qu'au début de la guerre elle devait être dans son pays, le pays dans lequel elle ne peut pas retourner sa ville étant détruite et occupée.
La protection temporaire permet :
- la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour sur le territoire français d’une durée de 6 mois, portant la mention « bénéficiaire de la protection temporaire » ;
- le versement de l’allocation pour demandeur d’asile;
- l’autorisation d’exercer une activité professionnelle ;
- l’accès aux soins par une prise en charge médicale ;
- un soutien dans l’accès au logement.
En résumé, cela pourrait être très compliqué pour elle, comme pour nous, si demain elle venait à se blesser ou être malade.
C’est pourquoi aujourd’hui je me tourne vers vous afin que vous soyez signataires de cette pétition, pour qu’enfin Tetiana puisse obtenir une protection temporaire et le statut de réfugié.
Merci pour elle.
Textes de lois et références :
o https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F299
- Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (PDF - 267.0 KB)
- Directive 2001/55/CE du 20 juillet 2001 relative à l'octroi d'une protection temporaire en cas d'afflux massif de personnes déplacées
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L581-1 à L581-10
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R581-1 à D581-7
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Pétition lancée le 4 février 2023