PROCES DES MILITANTS D'ULTIME LIBERTE : CONDAMNATIONS !

Signataires récents:
Madeleine HALPHEN et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Faire taire la conscience ne rend pas la loi juste : les condamnés font appel.

Les condamnations prononcées à l’encontre des militants poursuivis dans le cadre du procès dit d’Ultime Liberté traduisent un message sans ambiguïté : celui de punir celles et ceux qui exposent publiquement l’impuissance morale de l’État face à la fin de vie.

Les personnes condamnées ont décidé de faire appel. Elles refusent de se soumettre à une vision pénale qui transforme la compassion et la solidarité humaine en délits répréhensibles ; alors qu’il s’agit d’un acte de résistance civique, pleinement assumé, face à une décision qui confond ordre public et ordre moral imposé.
Ce jugement ne protège ni les vulnérables, ni la société. Il protège un statu quo politique fondé sur l’évitement, la peur et l’hypocrisie. Incapable d’assumer un choix législatif clair sur la fin de vie, le pouvoir délègue à la justice le soin de faire taire ceux qui rappellent, par leurs actes, que la loi actuelle condamne des citoyens soit à des souffrances qu’ils refusent soit à des suicides violents.
En condamnant ces militants, le pouvoir judiciaire neutralise une parole. Une parole dérangeante, parce qu’elle met en accusation l’inaction politique, l’abandon des mourants et la confiscation du débat démocratique.

Ultime Liberté, sans être partie à la procédure d’appel, affirme que cette affaire constitue désormais un défi majeur pour notre démocratie. Une démocratie qui punit la désobéissance civile non violente tout en se parant de vertus humanistes révèle une contradiction profonde, qu’un jugement ne saurait masquer.

Les accusés qui font appel s’inscrivent dans la lignée des femmes et des hommes qui refusent d’obéir lorsque la loi exige le renoncement à l’humanité.


Faire appel, aujourd’hui, c’est refuser la résignation. C’est affirmer que la conscience ne se juge pas dans un tribunal.
On peut condamner des militants ; on ne condamnera pas la question qu’ils posent.


« Chacun est libre, dans la mesure où il a la capacité de choisir, de décider de sa fin et de se suicider (…). Le suicide en France ne peut faire l’objet d’incrimination ni de poursuite. La complicité de suicide n’existe donc pas. Par conséquent, si on peut remettre à quelqu’un le moyen de se suicider, la chose ne dépend plus que de la conscience de chacun. Encore faut-il qu’on accepte de le faire. Cet acte d’amour ou de solidarité humaine ne tombe pas dans le cadre judiciaire. » Robert Badinter

Le Conseil d’Administration

 

 

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Faire taire la conscience ne rend pas la loi juste : les condamnés font appel.

Les condamnations prononcées à l’encontre des militants poursuivis dans le cadre du procès dit d’Ultime Liberté traduisent un message sans ambiguïté : celui de punir celles et ceux qui exposent publiquement l’impuissance morale de l’État face à la fin de vie.

Les personnes condamnées ont décidé de faire appel. Elles refusent de se soumettre à une vision pénale qui transforme la compassion et la solidarité humaine en délits répréhensibles ; alors qu’il s’agit d’un acte de résistance civique, pleinement assumé, face à une décision qui confond ordre public et ordre moral imposé.
Ce jugement ne protège ni les vulnérables, ni la société. Il protège un statu quo politique fondé sur l’évitement, la peur et l’hypocrisie. Incapable d’assumer un choix législatif clair sur la fin de vie, le pouvoir délègue à la justice le soin de faire taire ceux qui rappellent, par leurs actes, que la loi actuelle condamne des citoyens soit à des souffrances qu’ils refusent soit à des suicides violents.
En condamnant ces militants, le pouvoir judiciaire neutralise une parole. Une parole dérangeante, parce qu’elle met en accusation l’inaction politique, l’abandon des mourants et la confiscation du débat démocratique.

Ultime Liberté, sans être partie à la procédure d’appel, affirme que cette affaire constitue désormais un défi majeur pour notre démocratie. Une démocratie qui punit la désobéissance civile non violente tout en se parant de vertus humanistes révèle une contradiction profonde, qu’un jugement ne saurait masquer.

Les accusés qui font appel s’inscrivent dans la lignée des femmes et des hommes qui refusent d’obéir lorsque la loi exige le renoncement à l’humanité.


Faire appel, aujourd’hui, c’est refuser la résignation. C’est affirmer que la conscience ne se juge pas dans un tribunal.
On peut condamner des militants ; on ne condamnera pas la question qu’ils posent.


« Chacun est libre, dans la mesure où il a la capacité de choisir, de décider de sa fin et de se suicider (…). Le suicide en France ne peut faire l’objet d’incrimination ni de poursuite. La complicité de suicide n’existe donc pas. Par conséquent, si on peut remettre à quelqu’un le moyen de se suicider, la chose ne dépend plus que de la conscience de chacun. Encore faut-il qu’on accepte de le faire. Cet acte d’amour ou de solidarité humaine ne tombe pas dans le cadre judiciaire. » Robert Badinter

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Pétition lancée le 26 octobre 2019